Des chercheurs évalueront les élèves du programme

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Pendant trois ans, des chercheurs de l’Université de Montréal vont suivre le développement des enfants du programme de musique intensif pour évaluer l’impact de cet apprentissage sur leur développement global.

Les chercheurs de trois facultés — musique, science de l’éducation et médecine — sont déjà à l’oeuvre pour étudier l’impact du programme musical sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, sur la compréhension des concepts mathématiques, les habiletés motrices fines et grossières et le développement social. « Plusieurs études ont été faites sur l’impact de la musique sur l’apprentissage du français, mais ce qui est nouveau, c’est l’approche qu’on a au niveau des mathématiques », explique Nathalie Fernando, l’une des chercheuses associées au projet.

En entrevue au Devoir, le maestro confirme que le volet recherche était au coeur même du projet La musique aux enfants. « Il y a quelques années, j’ai entendu un politicien américain dire que la musique classique, ce n’était pas important parce que c’était réservé à l’élite de la société. Ça a provoqué en moi une très grande inquiétude. J’ai regardé autour de moi, et mon inquiétude a été décuplée. C’est vrai que depuis la fin des années 1970, aux États-Unis, beaucoup d’écoles ont supprimé les cours de musique et d’art, les orchestres et les groupes de musique. J’ai étudié plusieurs situations en Europe aussi et j’ai découvert que ce qui manque, ce sont des données empiriques pour montrer que si l’on étudie la musique très jeune, ça a un impact positif sur l’évolution des enfants. »

 

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