Le projet d’université franco-ontarienne franchit une étape «majeure»

Le nouveau «Conseil de planification pour une université de langue française» sera présidé par l’ex-commissaire aux langues officielles Dyane Adam.
Photo: Jonathan Hayward Archives La Presse canadienne Le nouveau «Conseil de planification pour une université de langue française» sera présidé par l’ex-commissaire aux langues officielles Dyane Adam.

Le gouvernement de Kathleen Wynne a franchi jeudi une étape « majeure » en vue de la fondation d’une première université franco-ontarienne, en annonçant la création d’un nouveau Conseil de planification présidé par l’ex-commissaire aux langues officielles Dyane Adam.

Ce « Conseil de planification pour une université de langue française », qui doit remettre ses conclusions au gouvernement provincial en mars prochain, « examinera les options » d’une telle institution dans la région du Grand-Toronto, où les besoins se font particulièrement sentir.

Une étude menée parallèlement doit déterminer « la taille et l’éventail des programmes » qui pourraient être offerts dans cette région. Tout semble donc indiquer que cette fois-ci soit la bonne pour le projet d’université franco-ontarienne, revendiquée par la communauté francophone de la province depuis des décennies.

« Le dossier de l’université franco-ontarienne m’a accompagnée dans toute ma carrière », explique Dyane Adam, commissaire aux langues officielles du Canada de 1999 à 2006, en plus d’avoir été vice-rectrice et rectrice de deux universités bilingues de l’Ontario.

« Mon mandat est de livrer des recommandations fermes en vue de la création de cette université française. On va dire quoi, et comment le faire au gouvernement. Après, ce sera au gouvernement de passer sa loi. » Les libéraux ontariens se gardent toutefois de préciser quand cette maison d’enseignement pourrait voir le jour.

Les Franco-Ontariens gèrent actuellement un réseau de 450 écoles primaires et secondaires, 12 conseils scolaires et deux collèges francophones.