Les étudiants canadiens dénoncent des droits de scolarité excessifs

Les droits acquittés par les étudiants varient énormément d’une province à l’autre et selon le programme d’étude, révèlent les données de Statistique Canada.
Photo: iStock Les droits acquittés par les étudiants varient énormément d’une province à l’autre et selon le programme d’étude, révèlent les données de Statistique Canada.

Les droits de scolarité dans les universités canadiennes atteignent « des niveaux alarmants », a dénoncé mercredi la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, le principal syndicat étudiant au pays.

Ces droits pour l’année universitaire 2016-2017 atteignent en moyenne 6373 dollars pour un étudiant inscrit à temps plein à un programme de premier cycle, contre 23 589 dollars pour un étudiant étranger, selon les chiffres publiés mercredi par Statistique Canada.

Cela représente respectivement des hausses de 2,8 % et de 5,6 % par rapport à l’année précédente, bien supérieures à l’inflation.


Variations provinciales
 

Les droits acquittés par les étudiants varient énormément d’une province à l’autre et selon le programme d’étude.

Les étudiants de Terre-Neuve (2759 dollars) et du Québec (2851 dollars) payent les droits de scolarité les moins élevés, loin derrière l’Ontario avec des droits de 8114 dollars.

Les frais les plus élevés concernent les étudiants inscrits en dentaire (21 012 dollars), suivis de médecine (13 858 dollars), droit (11 385) et pharmacie (9738 dollars).

Pour la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, cette explosion du coût des études s’explique par le désengagement des gouvernements des provinces et du Canada dans le financement des universités.


Mobilisation nationale
 

La Fédération appelle ses membres à une journée de mobilisation nationale le 2 novembre afin de réclamer « l’élimination des frais de scolarité au Canada ».

Les étudiants français s’inscrivant au premier cycle dans les universités du Québec ont vu leurs droits de scolarité tripler en 2015 pour atteindre environ 7000 dollars, alors qu’ils acquittaient auparavant les mêmes droits que les étudiants québécois.

Engagé dans une chasse aux économies, le gouvernement du Québec a mis un terme à cette exemption, mais les droits des jeunes français sont nettement moins élevés que ceux payés au Québec par les autres étudiants étrangers.