Coiffes autochtones: «Pas le modèle souhaité», dit l’APNQL

Le chef de l’APNQL, Ghislain Picard
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef de l’APNQL, Ghislain Picard

La rentrée scolaire à l’école Lajoie d’Outremont, où des coiffes autochtones ont été remises à des élèves, n’est « surtout pas le modèle souhaité » pour sensibiliser les enfants aux réalités des peuples autochtones, a insisté mercredi l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

L’organisme politique, qui regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador, s’est ainsi lancé dans le débat déclenché en début de semaine par une mère dont la fille a refusé de porter la coiffe autochtone de carton que ses enseignantes lui avaient remise.

La façon d’éduquer les enfants sur les [...] autochtones peut contribuer à nourrir l’intolérance

 

« La méconnaissance des pratiques et protocoles des Premières Nations doit nous mettre devant l’urgence de changer la façon d’éduquer les enfants sur les réalités de nos peuples », a déclaré le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. Il joignait sa voix aux nombreux autochtones et allochtones qui ont dénoncé cette manière « caricaturale » de représenter les Premières Nations en s’appropriant un symbole qui doit être mérité dans certaines communautés, où la coiffe a une valeur honorable.

Nourrir l’intolérance

L’APQNL a profité de l’occasion pour offrir son soutien aux établissements d’enseignement qui voudraient sensibiliser leurs clientèles aux réalités des autochtones. « L’APNQL considère que la façon d’éduquer les enfants sur les peuples autochtones peut contribuer à nourrir l’intolérance plutôt que de la combattre », a fait valoir l’organisation.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, dont fait partie l’école Lajoie, s’est excusée lundi d’avoir offensé certaines personnes avec son activité. « Ce n’était aucunement notre intention », a assuré sa porte-parole, Gina Guillemette.

4 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 1 septembre 2016 08 h 25

    de la négligence

    Est-ce que parfois foklorisé n'est pas de mépriser, depuis la reconnaissance de l'ONU ,qu'attend le gouvernement pour vraiment faire des compagnes de sensilisation, nos amérindiens ne sont-ils pas devenus une priorité , comment nommer une priorité qui ne vient pas, n'est ce pas de la négligence

  • Bernard Terreault - Abonné 1 septembre 2016 08 h 45

    Malheureusement

    Certains chefs autochtones donnent le mauvais exemple en portant eux-mêmes à certaines occasions ces plumages folkloriques qu'ils ne portent jamais dans la vie réelle. Ghislain Picard n'est heureusement pas de ce nombre.

  • Bernard Terreault - Abonné 1 septembre 2016 08 h 45

    Malheureusement

    Certains chefs autochtones donnent le mauvais exemple en portant eux-mêmes à certaines occasions ces plumages folkloriques qu'ils ne portent jamais dans la vie réelle. Ghislain Picard n'est heureusement pas de ce nombre.

  • Hélène Paulette - Abonnée 1 septembre 2016 11 h 01

    Aux J.O. de Montréal...

    Pour la cérémonie de clôture, tout le monde était bien heureux de porter la coiffe, monsieur Picard... Vos ne manquez jamais une occasion de vous distinguer tout en nous rabaissant, avouez-le.