François Tavenas vante les universités québécoises

Québec — Les universités québécoises sont «performantes et enviées» dans le monde entier, affirme l'ex-recteur de l'Université Laval, François Tavenas, dans ce qui est devenu son testament politique.

M. Tavenas a transmis une lettre personnelle au ministre de l'Éducation, Pierre Reid, le 27 janvier dernier, deux semaines avant d'être foudroyé par une crise cardiaque au Luxembourg, où il était recteur de la nouvelle Université du Luxembourg depuis le 1er décembre 2003.

Il avait été auparavant recteur de l'Université Laval de 1997 à 2002 et était très connu à Québec, où il présidait le comité Québec-Capitale voué au développement régional.

Dans sa lettre, M. Tavenas signale que le modèle universitaire aujourd'hui privilégié en Allemagne, en Italie et au Luxembourg s'aligne sur le modèle québécois.

«Partout où j'ai eu l'occasion de présenter les pratiques québécoises en la matière, la qualité de ce modèle a été reconnue et enviée», écrit l'ex-recteur.

De plus, au sujet du contrôle de la qualité de l'enseignement offert, M. Tavenas rappelle que «le système québécois mis en place au Québec, à l'initiative de la Conférence des recteurs au début des années 1990, constitue un modèle remarquable de gestion de la qualité».

«Le modèle québécois d'enseignement supérieur est remarquablement efficient», poursuit l'ex-recteur. «Quel que soit l'angle d'analyse, la conclusion qui s'est imposée à moi est que les universités québécoises sont remarquablement performantes. Les universités québécoises ont fait la preuve qu'elles utilisent efficacement les ressources publiques mises à leur disposition», écrit M. Tavenas.

Ayant quitté le Québec depuis plus d'un an, M. Tavenas signale que «mon éloignement du contexte québécois m'a permis le recul nécessaire pour faire un examen objectif du système universitaire dans lequel j'ai travaillé pendant 35 ans. Les résultats sont positifs et je pensais que mon devoir était de vous en faire part», écrit M. Tavenas au ministre de l'Éducation, Pierre Reid, lui-même un ancien recteur.