Question annulée de l’examen d’histoire: tous les élèves ont reçu les points

Le ministère <em>« entreprendra des travaux en vue d’augmenter la sécurité et la confidentialité entourant les épreuves ministérielles »</em>. Aucune mesure concrète n’a pour le moment été annoncée.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le ministère « entreprendra des travaux en vue d’augmenter la sécurité et la confidentialité entourant les épreuves ministérielles ». Aucune mesure concrète n’a pour le moment été annoncée.

Le ministère québécois de l’Éducation dit avoir octroyé tous les points qui étaient associés à la fameuse question 22 de l’examen d’histoire obligatoire de quatrième secondaire.

Québec avait décidé d’annuler cette question de l’examen national en juin, après que du contenu « suffisamment explicite » de la question eut largement circulé dans les médias sociaux, donnant un avantage indu aux élèves qui l’avaient vu. Le ministère avait alors dit que la question annulée ne compterait pas dans le résultat final, « par souci d’équité pour tous ».

Or le ministère a affirmé par communiqué, mardi, que « tous les élèves qui ont passé l’épreuve d’histoire de juin 2016 ont reçu l’ensemble des points associés à la question annulée ».

Ainsi, les élèves ont répondu à la question, mais les résultats n’ont pas été comptabilisés et tous les points ont été accordés.

Le porte-parole du ministère, Bryan St-Louis, a justifié la décision en disant qu’il s’agissait d’un « souci d’équité pour l’ensemble des étudiants » et que c’était la décision « qui représente le moins d’impacts ».

La question annulée valait près du quart de l’épreuve et il s’agissait de la seule question à développement de l’examen.

Le porte-parole du ministère n’était toujours pas en mesure, mardi, de dire s’il s’agissait de la question intégrale, mot pour mot, ou uniquement du sujet de la question qui avait circulé dans les médias sociaux. Le ministère ne pouvait pas non plus confirmer qui avait divulgué les informations et d’où elles provenaient. « Les vérifications se poursuivent », a dit Bryan St-Louis.

Le ministère ajoute qu’il « entreprendra des travaux en vue d’augmenter la sécurité et la confidentialité entourant les épreuves ministérielles ». Aucune mesure concrète n’a pour le moment été annoncée.

3 commentaires
  • André Tremblay - Abonné 5 juillet 2016 20 h 48

    Nouvelles technologies...

    Notre ministère de l'éducation fait pitié. Même pas capable de mettre des mesures de sécurité pour assurer la non divulgation des question d'examens. Nos valeureux fonctionnaires ont été déjoués par des "petits étudiants" de secondaire 4. Pas fort...pas fort !!!

  • François Bélanger Boisclair - Inscrit 5 juillet 2016 21 h 16

    J'ai 35% et je passe?

    L'histoire ne vaut plus que 35%? C'est la note nécessaire pour qu'un cancre qui n'a pas été capable de répondre à cette question passe avec 60%! Une insulte à l'histoire.

  • Jean-Paul Carrier - Abonné 6 juillet 2016 06 h 28

    ~25% gratuit

    Extraordinaire.
    Le ministère de l'Éducation dans sa perpétuelle désuétude étant incapable de gérer efficacement le déroulement de l'examen d'histoire; tous les élèves du secondaire IV obtiennent ~25% de la note gratuitement. Depuis des décennies ce ministère ne cesse de faire gaffe par-dessus gaffe. La première refonte en éducation devrait commencer avec la constituante du ministère avant tout changement de méthode didactique.