Nouvelle intervention du DPJ dans une école juive

Une dizaine d’intervenants du DPJ, incluant des traducteurs, se sont présentés peu après la rentrée des classes, mercredi matin, à l’école située à l’intersection de l’avenue du Parc et de la rue Beaubien, à Outremont.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une dizaine d’intervenants du DPJ, incluant des traducteurs, se sont présentés peu après la rentrée des classes, mercredi matin, à l’école située à l’intersection de l’avenue du Parc et de la rue Beaubien, à Outremont.

Le DPJ est intervenu à nouveau dans l’école religieuse de la communauté des Vitznitz dans une opération qui n’aura duré qu’une petite heure mercredi matin.

Une dizaine d’intervenants du DPJ, incluant des traducteurs, se sont présentés peu après la rentrée des classes, mercredi matin, à l’école située à l’intersection de l’avenue du Parc et de la rue Beaubien, à Outremont.

Quelque 70 enfants d’âge primaire fréquentent cette école au quotidien, mais n’y reçoivent qu’un enseignement religieux. Rappelons que le DPJ était intervenu, sous escorte policière, au même endroit, il y a trois semaines.

Mercredi matin, le DPJ est revenu pour évaluer les enfants. Le tout aura duré moins d’une heure. «Le DPJ est entré dans les classes et a parlé avec les groupes», a résumé Ytty Chacham, une mère de la communauté qui agissait à titre de porte-parole francophone pour l’école lors d’un bref point de presse.

«Nous n’étions pas dans les classes au moment de l’intervention, précise le directeur de l’école, Hershber Hirsch. Nous leur avions dit qu’ils pourraient procéder comme ils le voulaient. Nous leur avons ouvert la porte et ils ont fait ce qu’ils avaient à faire.»

École à la maison

Les deux porte-parole ont confirmé que tous les enfants de l’école étaient désormais inscrits à la commission scolaire English Montreal dans un programme de scolarisation à la maison, ce qui va régulariser leur situation aux yeux de Québec, tout en leur permettant de continuer à fréquenter l’école religieuse le jour.

«C’est la parfaite solution qui donne le meilleur des deux mondes, se réjouit Ytty Chacham. Les enfants vont recevoir la meilleure éducation possible à travers le programme d’éducation du Québec, ils vont recevoir tout ce dont ils ont besoin pour être des citoyens qui peuvent s’intégrer à la société québécoise tout en étant fidèles à leur passé religieux.»

6 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 22 juin 2016 12 h 26

    Ah oui?

    C'est la solution parfaite selon Ytty Chacham!

    Comment peut-elle concilier le fait que ce seront des citoyens qui peuvent s'intégrer? : « s’intégrer à la société québécoise tout en étant fidèles à leur passé religieux.»

    Toute l'histoire récente de cette communauté montre qu'ils sont réfractaires à tout geste d'intégratiuon...?

    La farce continue. Il faut ajouter maintenant le ministre de l'Éducation aux incompétents du gouvernement Couillard...

  • Brigitte Garneau - Abonnée 22 juin 2016 12 h 36

    La meilleure éducation possible!

    Quel beau projet d'intégration, c'est vraiment génial! «Les enfants vont recevoir la meilleure éducation possible à travers le programme d'éducation du Québec...pour être des citoyens qui peuvent s'intégrer à la société québécoise...» Le tout supervisé par la commission scolaire English Montreal dans un programme de scolarisation à la maison! WOW! De qui on se moque ici, d'eux ou de nous?

  • Micheline Duhaime - Abonnée 22 juin 2016 13 h 35

    Des questions demeurent.
    Qui fera cette scolarisation des enfants à la maison?
    Quelle sera la langue d'enseignement?

    • Brigitte Garneau - Abonnée 22 juin 2016 14 h 35

      Avec la commission scolaire English Montreal, ce sera certainement LE FRANÇAIS!

  • Michel Thériault - Inscrit 22 juin 2016 14 h 24

    Intégration ???

    Intégration dites-vous ?

    Personne n'a jamais parlé ni même pensé à intégrer ces gens à notre société qui est pourtant une des plus permissives du monde. Non, là n'est pas la question. En fait, nous sommes en face de sectes archaïques qui, non seulement ne veulent pas s'intégrer aux sociétés qui les accueillent, mais qui, au contraire, recherchent -et trouvent dans notre pays- l'isolement politique et la ghettoïsation nécessaire à la perpétuation de leurs immuables rites d'un autre âge.

    Le fait de tolérer que des religieux médiévaux recréent, chez-nous, des enclaves hors-la-loi, c'est aussi ridicule que ce que l'on reproche à d'autres nations qui tolèrent des talibans puristes.

    Les islamistes radicaux sont bruyants et en conflit direct avec l'époque où ils vivent. Cela sème la discorde et la mort dans bien des endroits.
    Les juifs hassidiques radicaux, eux, sont silencieux et discrets. C'est moins mortifère, on est d'accord mais leurs enfants sont leurs premières victimes.

    L'histoire nous enseigne que, des antiques croisades, en passant par l'islamisation du sud de l'Europe, les guerres de religion françaises, les colonisations chrétiennes, les schismes divers, d'Henry VIII à Luther sans oublier les multiples essences des précédents qui émaillent les États-Unis et la multiplication des allégeances religieuses, la compétition pour la vraie foi ne fait qu'augmenter.

    Ma foi, c'est dangeureux la foi.

    C'est quoi la foi ? C'est croire n'importe quelles conneries pour apaiser (sans l'obnubiler) la certitude que l'on ne croit en rien; que, quand arrive la mort, il n'y a rien après! RIEN. La lumière s'éteint et...Rien.T'es mort. Tu n'es qu'un petit tas de calcaire dans l'énorme ossuaire humain. Rien ne ressemble plus à un fémur catho qu'un fémur juif ou d'un autre fémur mahométan.

    La vie est si courte, quelle horreur de la vendre à un dieu et à ses suppôts plutôt que de la vivre!

    Mécréant mais vivant et bon.

    MT

    • Brigitte Garneau - Abonnée 23 juin 2016 18 h 01

      Bravo Monsieur Thériault, vous décrivez très bien toute la situation!