Québec annule une partie de l’examen d’histoire

C’est la deuxième fois en autant de semaines qu’une violation de confidentialité oblige le ministère à annuler une partie d’examen. Il y a deux semaines, une partie de l'examen de mathématiques de 6e année a été annulé après que des professeurs eurent dénoncé dans les médias un problème trop compliqué.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir C’est la deuxième fois en autant de semaines qu’une violation de confidentialité oblige le ministère à annuler une partie d’examen. Il y a deux semaines, une partie de l'examen de mathématiques de 6e année a été annulé après que des professeurs eurent dénoncé dans les médias un problème trop compliqué.

Deuxième raté en autant de semaines avec les examens ministériels. Après l’examen de mathématiques de 6e année, c’est au tour de celui d’histoire de 4e secondaire de faire l’objet d’une annulation pour violation de confidentialité. Le ministère enquête pour connaître l’origine de la fuite.

À travers tout le Québec, les élèves de 4e secondaire ont dû se soumettre à l’épreuve ministérielle du cours Histoire et éducation à la citoyenneté mercredi matin. Cet examen vaut pour 50 % de la note de toute l’année. Mais la simultanéité de l’examen n’a pas empêché les fuites.

Selon toute vraisemblance, dans les jours précédant l’examen, un professeur aurait recommandé à ses élèves de se préparer en relisant une partie bien précise du manuel. Un élève aurait par la suite partagé cette recommandation sur les réseaux sociaux pour aider ses collègues stressés à se préparer à l’épreuve. Or, le contenu visé correspondait exactement à la dernière question de l’épreuve, seule question à développement qui comptait pour le quart de la note de l’examen.

Au ministère de l’Éducation, on refuse de confirmer la provenance exacte de la fuite. « Tout ce que je peux confirmer, c’est que le contenu d’une question de l’épreuve a été diffusé sur les médias sociaux », répète le porte-parole, Bryan St-Louis.

 

Enquête

Le ministère va faire des vérifications afin de comprendre ce qui s’est réellement passé. « L’enquête qui va avoir lieu va pouvoir nous montrer si c’est une coïncidence ou s’il y a vraiment eu un bris de confidentialité », précise M. St-Louis. « Pour le moment, il n’y a personne d’accusé, on va faire les vérifications par rapport à ça, mais il y a eu de l’information qui a circulé et il fallait entamer les démarches tout de suite. »

Dès mercredi après-midi, la Direction des sanctions a envoyé une lettre à toutes les directions d’école pour les informer que la question à développement était annulée. On précisait la marche à suivre pour recalculer la note.

Une deuxième lettre annonçant l’annulation complète de l’examen a également circulé mercredi soir, mais il s’agit d’un canular, confirme le ministère.

Réseaux sociaux

C’est la deuxième fois en autant de semaines qu’une violation de confidentialité oblige le ministère à annuler une partie d’examen. Il y a deux semaines, un problème de mathématiques de 6e année a été annulé après que des professeurs eurent dénoncé dans les médias un problème trop compliqué. Le porte-parole du ministère répond que le problème de violation de confidentialité fait l’objet d’une préoccupation constante depuis quelques années.

2 commentaires
  • Hélène Gervais - Abonnée 17 juin 2016 06 h 18

    Pourquoi des examens de fin d'année?

    Tout au cours de l'année les étudiants ont à faire face aux examens, afin de savoir où ils en sont. À la fin de l'année la compilation des notes devrait suffire pour savoir si l'étudiant passe son année ou non. Pourquoi alors ces examens finaux?

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 17 juin 2016 15 h 16

    Ce n'est pas très...

    "brillant"...de la part de ce professeur : bonnet d'âne et zéro sur 10 pour lui!

    @ HG Je trouve quand même nécessaire de produire ces examens de fin d'année car qui nous dit que, cette manière de faire,comme l'a fait ce professeur, n'a pas été utilisée durant l'année.? Les acquis doivent être des...acquis .
    C'est comme les "bonnes manières"...savoir un jour, savoir toujours.