Droits de scolarité: Québec refuse de s’engager

Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Hélène David

Le gouvernement Couillard refuse de s’engager à ne pas augmenter les droits de scolarité des étudiants étrangers. La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a plaidé mercredi que l’enjeu est trop complexe pour être réglé « par oui ou non », et elle attend une étude d’impact avant de trancher. Le Parti québécois s’inquiète de l’effet d’une hausse des tarifs sur les universités de langue française, qui auraient du mal à attirer des étudiants de la francophonie, particulièrement de la France. Une déréglementation profiterait bien davantage financièrement aux universités de langue anglaise qu’aux francophones. Depuis 2014, les étudiants français inscrits au baccalauréat au Québec paient les mêmes droits que les Canadiens hors Québec, soit environ 6000 $ par an, alors qu’auparavant, ils acquittaient les mêmes droits que les étudiants québécois, en vertu d’une entente de réciprocité avec la France. La facture des autres étudiants étrangers au bac s’élève désormais à 15 000 $ par an. Mme David attend toutefois la fin de l’année scolaire pour qu’une étude d’impact soit complétée, concernant l’effet de la hausse des droits de scolarité.