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Les professeurs rejettent l’offre «globale et finale»

Le SPUQ est sans convention collective depuis le 31 mai 2013. Mises à part les conditions de travail, un fossé sépare les professeurs et la direction au chapitre des salaires.
Photo: Jean Gagnon / CC Le SPUQ est sans convention collective depuis le 31 mai 2013. Mises à part les conditions de travail, un fossé sépare les professeurs et la direction au chapitre des salaires.

Les professeurs de l’UQAM ont rejeté mardi l’offre « globale et finale » de la direction de l’université, en réclamant au passage la démission du recteur Robert Proulx et de deux vice-recteurs.

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ) se sont prononcés à 67 % contre l’offre qui leur a été présentée le 31 mars dernier. Ils ont ensuite adopté une proposition réclamant la démission du recteur de l’UQAM, Robert Proulx, du vice-recteur à la vie académique, René Côté, et du vice-recteur aux affaires administratives et financières, André Dorion.

« Cette demande n’est pas seulement fondée sur le pourrissement de notre négociation collective, mais aussi sur d’autres dossiers », explique en entrevue la présidente du SPUQ, Michèle Nevert. Elle évoque principalement le refus de la direction de créer de nouveaux postes de professeurs, les changements qu’elle tente d’imposer au mode de gouvernance de l’université et son manque d’ouverture quant aux demandes salariales du syndicat.

Rencontres à venir

De son côté, la direction de l’UQAM s’est dite « profondément déçue » par le rejet de son offre. Elle a cependant tenu à rappeler sa volonté de poursuivre les négociations lors de rencontres qui sont prévues dans les prochains jours avec une conciliatrice. Selon le syndicat, ces rencontres devraient avoir lieu les 12 et 20 avril.

La porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers, a expliqué que l’offre avait été qualifiée de « globale et finale » pour des raisons essentiellement techniques. En ayant ce titre, le syndicat était tenu de la présenter à ses membres, a-t-elle affirmé.

Pour ce qui est des demandes de démission, Mme Desrochers n’a pas voulu s’étendre sur le sujet. « Ça se passe de commentaires et ce n’est pas la première fois que ça survient dans l’histoire du syndicat », a-t-elle répondu.

Le SPUQ est sans convention collective depuis le 31 mai 2013. Mises à part les conditions de travail, un fossé sépare les professeurs et la direction au chapitre des salaires.

Pour la période 2013-2018, la dernière proposition de l’UQAM offrait à ses professeurs une augmentation calquée sur l’entente conclue en décembre entre le gouvernement du Québec et le Front commun syndical, soit la politique salariale du gouvernement (PSI).

De son côté, le syndicat réclame l’application de la PSI, en plus d’une augmentation annuelle variant entre 1,5 % et 2 %.

« Les négociations en cours ont débuté, et se poursuivent, dans un contexte financier difficile », a fait valoir la direction dans le document présentant sa plus récente offre.

À quelques semaines de la fin de la session universitaire, les professeurs n’envisagent pas le recours à la grève pour l’instant, indique Michèle Nevert. Ils veulent cependant continuer de mettre de la pression sur la direction pour accélérer les négociations.

1 commentaire
  • Jean-Yves Arès - Abonné 6 avril 2016 13 h 28

    Toujours la même fausseté qui est répétée et répétée...


    Curieux qu'a l'heure ou les médias ont des attentes en hausses constentes sur l'étique démontrée par les politiciens, eux les médias, comme Le Devoir ici, publie une fausseté a répétition à savoir que ces pauvres employés-professeurs de lUQAM sont « sans convention collective depuis le 31 mai 2013 », comme si leurs conditions de travail se retrouvaient dans les limbes.

    Non seulemeent ils ont toujours une convention qui s'applique, ils ont même déjà toucher les augmentations du PSG (politique salariale gouvernementale, et non PSI comme écrit ici), soit 1.75% pour 2013, 2% pour 2014 et 1% en 2015.

    En plus l'article ici reste très peu détaillé sur les demandes syndicales qui demande 10.5% de plus que le PSG, et ce après avoir obtenue 9% supplémentaire au PSG pour 2009-12.

    Je comprend que Le Devoir a de nombreux amis dans le monde syndical, mais est-il pour autant tenue pour autant de perdre sa rigueur au profit des intérêts syndicaux ?

    http://www.lapresse.ca/actualites/education/201604