Une chaire de recherche sur l'athérosclérose à l'UdeM

L'athérosclérose a beau être la première cause de décès au Canada et dans le monde, elle recèle encore quelques défis pour les médecins qui s'y attaquent.

L'institution d'une chaire de recherche en athérosclérose a donc été annoncée hier par l'Université de Montréal et ses partenaires.

Dotée de 1 850 000 $ — dont 1,5 million provenant de la compagnie pharmaceutique Pfizer Canada et 350 000 $ des Instituts de recherche en santé du Canada —, la chaire de recherche sera dirigée par le cardiologue Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal et professeur agrégé à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.

En conférence de presse hier, le Dr Tardif a expliqué que les travaux de son équipe viseront à identifier des interventions thérapeutiques dans le but de stabiliser, voire de faire régresser l'athérosclérose.

Il évaluera également les effets des interventions thérapeutiques sur les plaques d'athérosclérose, et ce, grâce aux méthodes spécialisées d'imagerie.

L'athérosclérose est causée par l'accumulation de dépôts graisseux et de cellules inflammatoires dans les artères, qui provoque alors un rétrécissement de ces artères. Lorsqu'une plaque qui s'est formée se brise, elle peut bloquer la circulation sanguine n'importe où dans le corps, ce qui peut provoquer un infarctus du myocarde (crise cardiaque) ou un accident vasculaire cérébral (ACV), par exemple.

L'athérosclérose a causé 7,2 millions de décès dans le monde en 1996. Elle est aussi la première cause de mortalité au Canada. De façon générale, les maladies cardiovasculaires sont responsables de 36 % des décès au Canada, a noté le Dr Tardif.