Plus de 500 professeurs veulent accélérer les négos

Les professeurs de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 mai 2013.
Photo: Jean Gagnon / CC Les professeurs de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 mai 2013.

Excédés par l’attitude de l’administration, la moitié des professeurs et maîtres de langue de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont signé une pétition qui implore le recteur Robert Proulx d’accélérer la cadence des négociations.

Après 55 séances de négociation infructueuses, les professeurs estiment que « le manque de volonté de la part de la direction se fait de plus en plus sentir », a expliqué au Devoir le professeur et directeur du Département de communication sociale et publique, Gaby Hsab, pour justifier le dépôt de cette pétition, mercredi.

Dans le climat ambiant, le professeur Hsab n’est pas surpris de voir autant de signatures apposées au bas du document. « Même si le corps professoral n’est pas du même avis quant aux moyens de pression à exercer, il y a une conviction profonde et partagée par l’ensemble des professeurs selon laquelle la direction tergiverse et tourne intentionnellement en rond », a-t-il déclaré.

La principale demande des professeurs consiste à augmenter la fréquence des négociations. Les employés déplorent que seulement quatre rencontres soient prévues d’ici la fin du mois d’avril, puisque certains membres du comité de négociation de l’université auraient des disponibilités restreintes.

Les professeurs de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 mai 2013. Un premier projet de convention collective a été déposé le 11 juin 2014. Pas moins de 55 rencontres de négociation, dont plusieurs avec une conciliatrice — nommée le 18 novembre 2015 — ont eu lieu jusqu’ici.

4 commentaires
  • Jean-Yves Arès - Abonné 3 mars 2016 09 h 00

    « sans convention collective », vraiment ?


    Alors quoi, tout le monde s'en remet aux normes du travail ?

    • Simon Brosseau - Inscrit 3 mars 2016 09 h 36

      Une convention collective est réputée etre en vigueur, malgré que la date d'échéance soit dépassée, tant et aussi longtemps qu'une nouvelle convention collective n'est pas signée ou que le syndicat est dissou.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 3 mars 2016 12 h 44

      C'est bien ce qu'il me semble monsieur Brosseau.

      Mais alors pourquoi tous les journalistes utilisent cette expression, fausse, de ''sans convention collective'' alors qu'il s'agit de convention sans mise à jour, ou non-renouvellée ?

      Si une convention de travail s'applique toujours on ne peut pas dire qu'ils sont sans convention ces travailleurs ! En utilisant ce terme de ''sans convention'' on donne une mauvaise et fausse information qui dramatise une situation qui n'est pas dramatique.

      Pas dramtique parce que dans les faits il y a souvent des ententes temporaires pour appliquer des choses déjà convenues entre les deux partis, des choses comme une certaine augmentation de salaire. Ce qui facilite la gestion au quotidien, et de l'employeur, et des employés.

      Et preuve que la situation est bien confortable pour tous c'est qu'on peut se retrouver trois ans plus tard sans renouvellement. Si l'on était vraiment sans convention je vous garanti que ça prendrait pas trois ans pour s'entendre à nouveau...

      Alors à quand donc l'utilisation d'un vocabulaire adéquat dans les médias pour informer correctement des chicanes de renouvellement de convention qui s'éternisent pour cause de trop de confort ?

    • Simon Brosseau - Inscrit 3 mars 2016 13 h 32

      Il est vrai que de dire sans convention collective porte à confusion. Cependant, si la convention collective devenait obselète, je ne crois pas que cela accélèrerait le processus, car certains employeurs se soustrairaient à leurs obligations et n'appliqueraient plus que les normes du travail. Ils auraient donc encore plus avantage à étirer le processus pour sauver des coûts.