Une généreuse indemnité de départ fait des remous

L’Université Concordia
Photo: Olivier Zuida Le Devoir L’Université Concordia

Les partis d’opposition ont pressé le gouvernement Couillard d’agir, mercredi, à la suite de l’octroi d’une indemnité de départ de 235 000 $ à une cadre ayant travaillé à peine 90 jours pour l’Université Concordia, la plus récente d’une longue liste d’indemnités de départ ayant fait sourciller dans le milieu universitaire.

Québec solidaire et la Coalition avenir Québec estiment que le gouvernement Couillard doit agir afin de mettre fin à ces indemnités « excessives ».

Aux prises avec un déficit de 8 millions cette année, l’Université Concordia a tout de même versé une indemnité de départ de 235 000 $ à sa directrice des finances lors de son départ, en novembre, après 90 jours de services, l’équivalent d’un an de salaire, révélait La Presse mercredi.

Québec solidaire demande au gouvernement d’imposer dès maintenant un moratoire complet sur l’octroi d’indemnités de départ dans toutes les institutions publiques et parapubliques financées par l’argent des contribuables, et ce, jusqu’à ce que le processus de versement d’indemnités soit revu et corrigé. « Les primes bonbons, ça fait des années qu’on en parle et que les libéraux promettent d’y mettre fin. Il est indécent qu’une personne puisse empocher une indemnité de départ de 235 000 $ pour trois mois de travail ! Ça dépasse tout simplement l’entendement. […] Il faut que ça cesse », croit le député solidaire Amir Khadir.

La CAQ demande pour sa part au gouvernement d’adopter une loi permettant au gouvernement d’intervenir dans de telles situations. Québec ne peut à l’heure actuelle s’ingérer dans de tels contrats entre un organisme public et ses employés.

Concordia maintient qu’elle a honoré les modalités d’un contrat la liant à son ancienne cadre, qui a quitté l’université d’un « commun accord ».

3 commentaires
  • Jean-Pierre Aubry - Abonné 11 février 2016 09 h 29

    Un bon ou un mauvais contrat?

    Concordia nous dit qu'en payant cette indemnité de départ, elle a honoré des modalités d'un contrat signé. C'est sûrement vrai. Mais cela veut simplement dire que le problème c'est la haute direction de cette université qui a signé un très mauvais contrat.

    Jean-Pierre Aubry
    Économiste

  • Robert Beauchamp - Abonné 11 février 2016 09 h 33

    La belle excuse

    Il faut respecter le contrat! Ben oui toé. Le problème n'est pas dans le respect du contrat, il est chez le décideur qui a convenu d'un tel contrat. Y en a-t-il d'autres contrats comme ça? La personne qui a signé, profite-t-elle elle-même d'un contrat semblable? À vérifier absolument.

  • Colette Pagé - Inscrite 11 février 2016 10 h 04

    Leurre et tromperie !

    Comment peut-on raisonnablement accepter de verser une indemnité de départ de trois mois découlant d'une démission ? Ce que l'on rencontre régulièrement dans un contrat-type c'est une indemnité de départ d'un mois par année de service avec un maximum de 12 mois. Bien évidemment pour Concordia une telle disposition avec l'argent public n'était pas assez généreuse.

    Se pourrait-il que cette indemnité de départ, ne soit que leurre et tromperie.

    Pour ne pas faire de vagues à la suite de son congédiement la personne en cause à accepter de démissionner .

    il ne faudrait pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !