Les CPE intensifient les moyens de pression

Louis Sénécal affirme qu’entre 2000 et 2500 emplois, occupés presque exclusivement par des femmes, sont menacés.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Louis Sénécal affirme qu’entre 2000 et 2500 emplois, occupés presque exclusivement par des femmes, sont menacés.

Le plus important des regroupements de centres de la petite enfance entreprend une intensification des moyens de pression en vue de faire reculer le gouvernement Couillard, qui prévoit toujours de réduire de 120 millions de dollars l’enveloppe budgétaire des services de garde subventionnés.

L’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) invite parents, grands-parents et enfants à manifester « leur dégoût » lors d’une série de rassemblements ce dimanche, le plus important à Montréal, mais aussi dans 17 autres villes du Québec.

L’Association, qui représente environ les trois quarts des CPE, annonce également des fermetures d’établissements, soit pour quelques heures ou des journées complètes à compter du mois de mars, selon ce que décideront les parents des CPE.

Son président, Louis Sénécal, affirme qu’entre 2000 et 2500 emplois, occupés presque exclusivement par des femmes, sont menacés, dont 900 dans la seule région de Montréal. Il s’est interrogé sur ce que serait la réaction de la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, si 900 emplois étaient perdus d’un coup.

L’Association estime que tout l’argumentaire soutenant les compressions, qui s’appuyait sur le piètre état des finances publiques, ne tient plus puisque Québec prévoit désormais des surplus.

L’organisme estime que ces compressions sont d’autant plus odieuses que Québec prévoit d’engranger en même temps 170 millions de dollars de plus avec les nouveaux tarifs modulés selon le revenu des parents, qu’il qualifie de « taxe famille ».

Par ailleurs, l’AQCPE ne reconnaît nullement l’entente de financement conclue récemment entre Québec et le regroupement minoritaire de CPE, le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l’enfance (CQSGEE), puisque celle-ci n’a pas réussi à faire reculer le gouvernement sur les compressions prévues.

L’Association a rencontré le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx, jeudi, et dit avoir noté une ouverture à la négociation, bien que le ministre ait réitéré son objectif de réduction de financement de 120 millions.

1 commentaire
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 6 février 2016 16 h 57

    Il faut etre "cheap en sacripant"

    pour s attaquer aux plus petits d entre nous,a leur mere et leur educatrices.Gouv.minable,sans coeur et sans vision sauf celle d engraisser ceux qui en ont le moins besoin.Tout simplement inqualifiable et revoltant. J-P.Grise