L’UQAM demande à la ministre du Travail d’imposer un arbitre

Les 3000 membres du SETUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013. Ils sont en grève depuis la fin novembre.
Photo: Jean Gagnon / CC Les 3000 membres du SETUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013. Ils sont en grève depuis la fin novembre.

Excédée par les négociations qui s’étirent entre les employés étudiants de l’institution et elle-même, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) demande à la nouvelle ministre du Travail, Dominique Vien, d’imposer la nomination d’un arbitre dans le conflit qui l’oppose au syndicat.

Après avoir demandé — et obtenu — un conciliateur, l’UQAM cherche désormais à faire nommer un arbitre pour régler rapidement le conflit de travail qui perdure avec le Syndicat des étudiants employés de l’UQAM (SETUE).

Tandis que le conciliateur a pour rôle de faciliter la communication et la négociation entre les parties, l’arbitre peut, lui, trancher le conflit lorsqu’il est improbable pour les parties de conclure une conventioncollective dans un délai raisonnable, et ce, dans le cas de la signature d’une première convention collective.

Comme le SETUE était autrefois constitué de deux accréditations syndicales (SETUE1 et SETUE2) qui ont depuis fusionné, l’UQAM considère qu’il s’agit de la signature d’une première convention collective. Le syndicat assure le contraire. « Le SETUE a demandé la révocation de ses deux accréditations et déposé une demande d’accréditation unique, laquelle lui a été octroyée le 18 décembre 2014 par la Commission des relations du travail. […] La direction de l’UQAM est d’avis qu’il s’agit de la négociation d’une première convention collective. La décision à ce sujet appartient à la ministre du Travail », indique la porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers.

Sans surprise, le SETUE a une interprétation différente de la chose. « Nous avons vécu des transformations administratives, oui, mais le SETUE était et demeure un même syndicat et ce n’est pas notre première convention collective », affirme la porte-parole Chloé Fortin-Côté.

« Si l’UQAM martèle cette fausseté, c’est dans le but d’imposer l’arbitrage et une convention collective », ajoute-t-elle.

Les 3000 membres du SETUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013. Ils sont en grève depuis la fin novembre.

Une entente de principe était intervenue entre l’UQAM et le syndicat le 15 décembre 2015, mais celle-ci a été rejetée par la majorité des membres du SETUE le 21 décembre. À l’occasion de la rencontre convoquée par le conciliateur, le 7 janvier, le SETUE a déposé de nouvelles demandes.

Du côté du cabinet de la nouvelle ministre du Travail, Dominique Vien, on a confirmé avoir reçu la demande de l’UQAM. « On va analyser la situation au cours des prochains jours », a indiqué le porte-parole de Mme Vien, Florent Tanlet.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 31 janvier 2016 03 h 27

    Un grand laboratoire

    Il ne faut pas laisser tomber cette institution elle est utile ne fait elle pas partie du paysage québécois, meme si elle n'est pas de tout repos, peut etre ne le sera-t-elle jamais, peut etre est-ce tant mieux, pour être franc j'aime, un peu mieux des étudiants turbulants que déja récupérés , n'est ce pas un grand laboratoire nécessaire, être dans la petite vingtaine et avoir tous ses rêves, quelle magie pour une société, enfin c'est ce dont je veux temoigner