D’autres groupes veulent être entendus

Même si les commissions scolaires de Montréal et English-Montréal ont finalement été invitées aux consultations parlementaires sur la réforme des commissions scolaires, certains groupes, dans la communauté anglophone notamment, refusent de lâcher le morceau et réclament d’être invités à leur tour à prendre la parole.

Soit, les deux plus importantes commissions scolaires des réseaux francophone et anglophone du Québec ont été invitées aux consultations particulières sur l’étude du projet de loi 86 abolissant les élections scolaires. Mais des dizaines d’autres ont été laissées en plan, déplorent de petites coalitions régionales, qui font valoir que la réalité de leurs institutions locales est bien différente de celle de la métropole.

C’est notamment le cas de sept commissions scolaires de la Montérégie, dont le territoire couvre pas moins de 154 municipalités de diverses tailles. D’autres regroupements plus informels ont également été formés dans d’autres régions et cherchent aussi à être entendus, en vain jusqu’à présent.

Il en va de même pour le Comité d’étude des systèmes électoraux (CESE) piloté par l’ex-députée Marlene Jennings, chargée de consulter la communauté anglophone du Québecau sujet de la réforme de la gouvernance scolaire, et boudé par les libéraux.

« On est déçus de la visibilité de groupes d’expression anglaise, qui pourraient venir éclairer le gouvernement sur ce que signifie ce projet de loi 86 pour les communautés anglophones, estime Sylvia Laforge, directrice générale du Quebec Community Groups Network (QCGN), impliqué dans la création du CESE. Le groupe de Mme Jennings a entendu au-delà de 50 groupes et personnes et a formulé 13 recommandations. Ça aurait pu contribuer à la réflexion de nos élus. »

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on répète le message transmis la semaine dernière, alors qu’on refusait d’inclure la CSDM et English-Montréal dans les consultations. « Plus de 50 groupes représentant l’ensemble des intervenants du milieu scolaire ainsi que des groupes intéressés seront entendus lors de la commission parlementaire. C’est un nombre considérable. Rappelons que les personnes ou groupes qui ne seront pas entendus peuvent déposer un mémoire à la commission parlementaire. Ceux-ci seront tous analysés et pris en considération », a indiqué l’agente de communication du ministre de l’Éducation, Julie White.

Les comparutions devant la Commission permanente de l’éducation et de la culture doivent s’amorcer le 28 janvier, à l’Assemblée nationale. À l’origine, 53 groupes devaient se présenter devant les parlementaires, pendant 11 jours de travaux.