Les commissions scolaires contre-attaquent

<em>«La FCSQ est d’avis que les membres de la commission parlementaire bénéficieraient grandement d’une pluralité de points de vue»</em>, fait valoir la présidente Josée Bouchard.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir «La FCSQ est d’avis que les membres de la commission parlementaire bénéficieraient grandement d’une pluralité de points de vue», fait valoir la présidente Josée Bouchard.

Pratiquement écartées des consultations portant sur leur avenir, les commissions scolaires du Québec n’entendent pas en rester là. Elles réclament au gouvernement Couillard d’être entendues par l’Assemblée nationale alors que celle-ci amorce l’étude du projet de loi 86 sur la réforme de la gouvernance scolaire.

Comme le révélait Le Devoir mercredi, la liste de 53 intervenants appelés à comparaître devant la Commission de la culture et de l’éducation afin de commenter le projet de loi 86 laisse bien peu de place aux commissions scolaires, pourtant les principales touchées par les changements prévus dans la loi sur l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et son pendant anglophone y sont, mais seules trois commissions y participent elles-mêmes. Dans les trois cas, il s’agit d’administrations scolaires ayant quitté la FCSQ à la suite de désaccords, il y a de cela quelques années.

La FCSQ a jugé mardi que les commissions scolaires « ne sont pas représentées de manière équitable » dans la liste des organismes invités.

« Compte tenu des impacts qu’auront les mesures contenues dans ce projet de loi, qui prévoit notamment l’abolition des élections scolaires, la FCSQ est d’avis que les membres de la commission parlementaire bénéficieraient grandement d’une pluralité de points de vue », fait valoir la présidente, Josée Bouchard.

Illustres absentes

Comme plusieurs autres, dont la Coalition avenir Québec et Québec solidaire, la FCSQ avait demandé que le gouvernement tienne des consultations générales sur la question, rappelle-t-elle. Selon la présidente, la liste des 53 invités — qui compte notamment la Société des musées du Québec, la Fédération des chambres de commerce, l’Union des municipalités et le Grand Défi Pierre Lavoie — est insuffisante.

C’est également l’avis des commissions scolaires de la métropole, toutes boudées par la commission à l’exception de Marguerite-Bourgeoys. Les commissions scolaires de Montréal (CSDM) et English-Montréal sont pourtant les plus importantes des réseaux francophone et anglophone québécois.

Fait étonnant, tant le Parti québécois que Québec solidaire et la CAQ avaient demandé que la CSDM comparaisse devant les parlementaires. Québec solidaire entend à son tour réclamer que la CSDM fasse partie des organismes qui prendront la parole devant la commission, à titre de plus grande commission scolaire de la métropole et du Québec.

2 commentaires
  • Sylvain Rivest - Abonné 13 janvier 2016 18 h 04

    La mauvaise gestion...

    ...elle part à la tête du gouvernement!
    Quand on voit la gestion des différents ministères...

    Madame Josée Bouchard perdrait son temps en commission parlementaire.
    Car les princes de l'état ne savent apprécier les détails.

  • Gilles Gagné - Abonné 13 janvier 2016 22 h 09

    Est-il possible d'avoir une attitude plus révoltante de la part du gouvernement? Il semble bien que la conclusion voulue de la commission parlementaire sur le projet de loi est déjà écrite.