Des grèves demeurent possibles

Les membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), n’en sont pas arrivés à une entente de principe avec le gouvernement du Québec quant au renouvellement de leur convention collective.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), n’en sont pas arrivés à une entente de principe avec le gouvernement du Québec quant au renouvellement de leur convention collective.

Le retour des vacances de Noël et la nouvelle année ne sont pas synonymes de renouveau dans les écoles de la région de Montréal. Contrairement à leurs camarades de nombreuses régions du Québec, les écoliers de la métropole seront toujours privés d’activités parascolaires en ce début d’année, alors que leurs enseignants poursuivent leurs moyens de pression.

À l’opposé des membres de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), ceux de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui représente les enseignants de la région de Montréal et de Laval, Vaudreuil-Dorion, l’Outaouais et des Basses-Laurentides n’en sont pas arrivés à une entente de principe avec le gouvernement du Québec quant au renouvellement de leur convention collective. Par conséquent, pas d’activités parascolaires si celles-ci s’inscrivent au-delà des 32 heures travaillées par semaine, c’est-à-dire le nombre d’heures que compte officiellement la semaine de travail des enseignants, explique Catherine Renaud, la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal.

« On continue les moyens de pression appliqués dans les derniers mois. Si l’activité parascolaire peut se faire dans les 32 heures, il n’y a pas de problème. Mais c’est que les sorties qui requièrent de nombreuses heures non rémunérées, on dit non. »

Elle n’exclut pas de tenir de nouvelles journées de grève pour faire suite aux trois débrayages tenus en décembre dans le but de forcer le gouvernement à accélérer le rythme des négociations. « La grève nationale demeure l’ultime moyen » de passer un message au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, selon elle.

Pendant ce temps, la FSE a suspendu ses moyens de pression le temps que ses membres se prononcent sur l’offre patronale obtenue fin décembre. La FAE poursuit quant à elle ses négociations.

Est-il plus difficile de négocier depuis que la FSE est parvenue à une entente ? Mme Renaud assure que non. « On représente Montréal, notre réalité est différente. Les taux d’élèves en difficulté sont très différents. Des secteurs comme l’éducation des adultes, la francisation, ce sont des particularités de nos membres, et c’est pour ça que les négociations se poursuivent. »