Entente de principe avec les employés étudiants

Les membres du SÉTUE de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013.
Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir Les membres du SÉTUE de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013.

Après plus d’une semaine de grève et alors que les étudiants de l’université sont en pleine période d’examen, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) est parvenue à une entente de principe avec le Syndicat des étudiants employés (SETUE).

« Conclu à la suite de séances de négociation en présence d’un conciliateur nommé à la demande de l’UQAM par le ministère du Travail, cet accord prévoit l’adoption d’une nouvelle convention collective de travail des étudiants employés de l’UQAM », écrit le vice-recteur André Dorion dans un message à la communauté universitaire.

Les modalités de cette entente devaient être soumises aux membres du SETUE lors d’une assemblée générale spéciale prévue mercredi.

Rappelons que les membres du SETUE étaient sans convention collective depuis le 31 décembre 2013. En novembre, les employés étudiants avaient voté à hauteur de 85 % pour la grève de fin d’année, une tactique considérée « stratégique » pour le SETUE, puisque la fin de session permet de mettre une pression « considérable » sur l’administration, les membres du SETUE assurant notamment la correction et la supervision de nombreux examens.

Équité

Les syndiqués demandaient notamment des salaires plus équitables pour les auxiliaires à l’enseignement étudiant au premier cycle, qui gagnaient plusieurs dollars de moins par heure que leurs collègues des cycles supérieurs.

Mardi, les syndicats de professeurs et de chargés de cours avaient demandé à la Commission des relations du travail d’intervenir afin de déterminer si les enseignants pouvaient accomplir les tâches de correction normalement consenties aux membres du SETUE. Cette démarche sera selon toute vraisemblance suspendue.