Entente de principe avec les professeurs

L’Alliance des professeures et des professeurs de cégep représente l’ensemble du corps enseignant au collégial.
Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir L’Alliance des professeures et des professeurs de cégep représente l’ensemble du corps enseignant au collégial.

Nouvelle entente de principe entre Québec et des salariés du secteur public : les professeurs de cégep pourront se prononcer jeudi sur un projet d’accord pour les clauses dites « sectorielles » de leur convention collective. Mais bien du travail demeure en ce qui a trait aux éléments salariaux.

Les enseignants de cégep affiliés à la Confédération des syndicats nationaux ainsi qu’à la Centrale des syndicats du Québec sont parvenus à un accord tard dimanche soir avec l’employeur, au terme d’un dernier blitz de négociation. L’Alliance des syndicats des professeurs de cégep, qui regroupait exceptionnellement ces deux syndicats, fait état de « gains significatifs » pour les 20 500 enseignants du collégial québécois.

Entente satisfaisante

« Au terme d’un long processus, nous sommes arrivés à une entente satisfaisante pour les deux parties. Nous avons réussi à faire des gains significatifs pour les profs au statut précaire, sur la charge de travail excessive, la reconnaissance de l’appartenance des profs à l’enseignement supérieur ainsi que sur le soutien aux étudiants en situation de handicap », a affirmé Pierre Girouard, président de Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ).

Surtout, les professeurs se montrent soulagés d’être parvenus à « bloquer » le projet de réorganisation du travail que souhaitait mettre en place Québec, a ajouté Nicole Lefebvre, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) par voie de communiqué. Les deux syndicats ont refusé d’accorder des entrevues lundi, précisant vouloir présenter l’offre patronale à leurs délégués avant d’émettre des commentaires. Cela devra être fait jeudi. L’offre sera ensuite soumise aux membres lors d’assemblées générales à une date ultérieure.

Cette entente fait suite à d’autres intervenues au cours des dernières semaines aux tables sectorielles, avec des employés de soutien scolaire, des professionnels de l’éducation, quelques milliers d’ouvriers et 27 000 fonctionnaires. Le gouvernement s’est également entendu avec la Fédération interprofessionnelle de la santé.

Toutes ces ententes ont été conclues aux tables sectorielles où sont traitées l’organisation du travail et la précarité d’emploi, notamment. Elles excluent les clauses salariales, négociées à la table dite « centrale ». Rappelons que Québec propose toujours un gel salarial de deux ans suivi de trois minces augmentations annuelles de 1 %.

1 commentaire
  • Richard Maltais Desjardins - Inscrit 8 décembre 2015 06 h 27

    La destruction de notre réseau de services publics continue !


    Après la FIQ, les profs de Cégep. Où ils sont, les rabatteurs de service, pour agiter leurs crécelles à l'encontre de «ce gouvernement-là» ?