Des parents mettent des visages sur les compressions

La Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers lance un cri du coeur pour attirer l’attention sur la perte de services spécialisés dans les écoles. Le groupe publie des vidéos où l’on voit apparaître des enfants souffrant d’un trouble de l’attention ou du spectre de l’autisme, d’hyperactivité, d’anxiété, de dyslexie, etc. qui sont laissés à eux-mêmes depuis les compressions. « Nous voulons mettre des visages sur les coupes pour montrer que les effets sont réels », explique Étienne Lafond, parent et professeur actif dans la Coalition. Les parents préoccupés ont spontanément fait part des difficultés de leurs enfants à la Coalition ainsi qu’au groupe « Plus de services au Québec pour nos enfants différents », qui s’unissent pour être entendus. « Plus un enfant est pris en charge quand il est jeune, plus c’est facile de le faire évoluer. Les enfants sont des éponges », expose M. Lafond, en appelant le gouvernement à réinvestir maintenant.

1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 18 novembre 2015 10 h 42

    Ne pas oublier les bénévoles

    Parallèlement aux services spécialisés assurés par des professionnels, il existe des associations communautaires au sein desquelles de nombreux bénévoles se dévouent pour aider des enfants ayant des difficultés d'apprentissage. Or, les dirigeants de ces ateliers communautaires d'aide aux devoirs et aux leçons doivent se débattre pour trouver les ressources nécessaires pour assurer la survie de ces associations qui pourtant ne coûtent pas très cher à exploiter.

    L'instabilité créée par l'incertitude quant à la survie est malsaine pour ces organisations. Pourtant, même si elles n'ont jamais fait de miracles, le nombre de fois où elles ont permis à des jeunes de ne pas s'enliser sur le sentier du décrochage n'a pas de prix. Or, l'énergie requise pour quêter des sous à gauche et à droite, faute d'un soutien adéquat du Québec, serait mieux utilisée à améliorer le niveau de service fourni aux enfants.