De nouveaux programmes pour répondre aux besoins de la société

Alexandre Lampron Collaboration spéciale
Les étudiants du GDBA viennent de différentes parties du monde, peuvent parler plusieurs langues et proviennent d’un large éventail de milieux éducatifs.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Les étudiants du GDBA viennent de différentes parties du monde, peuvent parler plusieurs langues et proviennent d’un large éventail de milieux éducatifs.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Forte d’une solide réputation acquise au fil des ans, l’Université Concordia, par l’intermédiaire de l’École de gestion John-Molson, offre à ses étudiants des 2e et 3e cycles toute une gamme de programmes qui répondent aux besoins du milieu des affaires d’aujourd’hui. L’université montréalaise a ainsi procédé à une refonte majeure de ses programmes, notamment de son diplôme d’études supérieures en administration des affaires (Graduate Diploma in Business Administration — GDBA). Entrevue avec Sandra Betton, directrice du programme de MBA.

Selon Mme Betton, la révision allait de pair avec les objectifs de l’Université Concordia, qui désire demeurer le chef de file dans l’acquisition de connaissances dans le milieu des affaires, non seulement à Montréal, mais au Canada en général. « Nous sommes voués à l’excellence dans la recherche et l’enseignement, et nous avons aussi acquis, au fil des années, une solide réputation comme unité d’enseignement et de recherche », explique-t-elle.

Pour les passionnés des affaires

Le diplôme d’études supérieures en administration des affaires (GDBA) se concentre sur les domaines fonctionnels des organisations et leurs interrelations dans la société. « Le programme est conçu pour les personnes ayant un diplôme universitaire dans une discipline qui n’est pas liée au domaine des affaires ou à la recherche d’une base en affaires afin de les aider à devenir des gestionnaires et des administrateurs plus efficaces », explique la directrice du programme de MBA.

L’Université Concordia est reconnue au Canada pour ses liens serrés qu’elle a tissés avec la communauté d’affaires, notamment dans les secteurs des produits pharmaceutiques, de l’aérospatiale, des services bancaires d’investissement, de la biotechnologie ainsi que de la haute technologie.

« Ces liens nous permettent d’offrir à nos étudiants des ouvertures pour créer des connexions avec l’industrie locale, nationale et internationale, et avec ses dirigeants », ajoute aussi Sandra Betton.

Le diplôme d’études supérieures en administration des affaires se distingue entre autres par le fait qu’il s’agit d’un programme flexible. En effet, les étudiants à temps plein ont la possibilité de compléter leur diplôme en aussi peu qu’une année scolaire alors que les étudiants à temps partiel peuvent le terminer en trois ans.

« Les étudiants qui sont inscrits au programme viennent de différentes parties du monde, peuvent parler plusieurs langues et proviennent d’un très large éventail de milieux éducatifs, précise la directrice du programme. Cette diversité ajoute d’ailleurs une valeur considérable aux échanges faits en classe et dans les travaux de groupe. Cela fait en sorte que les élèves peuvent apprendre non seulement de leurs professeurs, mais aussi de leurs camarades de classe. »

Devenir des investisseurs d’élite

Par ailleurs, des étudiants en gestion de l’Université Concordia auront l’occasion unique de devenir des investisseurs d’élite en plaçant des sommes réelles grâce à un don unique d’un million de dollars du diplômé J. Sebastian van Berkom, par l’intermédiaire du Programme d’investissement Van Berkom de petites capitalisations boursières.

Le programme admettra en tout annuellement huit étudiants des cycles supérieurs. Ceux-ci deviendront ainsi des gestionnaires de fonds responsables de portefeuilles d’actions de sociétés à petite capitalisation, dont la capitalisation boursière se situe entre 75 millions et 1,5 milliard de dollars. L’objectif des participants sera d’assurer la rentabilité au-delà d’un indice de référence nord-américain pour les petites capitalisations.

Le programme s’adressera aux étudiants du MBA, du M. Sc. Finance, du doctorat ainsi qu’à ceux de la formation préalable au titre d’analyste financier agréé (CFA). Les cours, d’une durée de 18 à 24 mois, débuteront en 2016.

Un programme d’innovation chirurgicale

Enfin, l’École de technologie supérieure (ETS), le département de chirurgie à l’Université McGill et l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia ont lancé, plus tôt cet automne, leur programme d’innovation chirurgicale (Surgical Innovation Program). Il s’agit en fait d’un cours d’études supérieures et post-universitaires rassemblant à la fois les diverses disciplines de l’ingénierie, de la chirurgie et des affaires.

« Essentiellement basé sur une entreprise couronnée de succès à l’Université de Stanford, ce nouveau programme vise à donner aux étudiants les outils dont ils ont besoin pour créer des entreprises de technologie de pointe dans le domaine de la chirurgie. C’est le professeur Jake Barrale, de la division des sciences biomédicales de la Faculté de médecine dentaire, qui est le codirecteur du programme », note Sandra Betton.

Ce programme novateur est le résultat d’une étroite collaboration entre de nombreux chercheurs et professeurs provenant de ces trois établissements. La première cohorte du nouveau programme comprend en tout 19 étudiants, dont 4 en chirurgie (McGill), 7 en génie (ETS), ainsi que 8 en administration des affaires (Concordia).

Le programme de formation est conçu afin d’aider ces élèves à devenir des entrepreneurs high-tech. Outre la formation offerte par des ingénieurs, des chirurgiens, des entrepreneurs, des avocats et d’autres spécialistes, les étudiants seront amenés à visiter régulièrement le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), les installations cliniques, et pourront profiter de l’accès privilégié aux différentes salles d’opération. Ils pourront du coup travailler sur des situations médicales réelles vécues par les chirurgiens.