De nouvelles chaînes humaines se formeront autour des écoles

Une chaîne humaine dans la rue Beaubien à Montréal, en août
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une chaîne humaine dans la rue Beaubien à Montréal, en août

Les chaînes humaines reprendront au Québec en début de semaine. Ce sera la cinquième fois que ce moyen de pression plutôt inusité sera utilisé à proximité de certaines écoles primaires et secondaires depuis le mois de mai.

Comme par le passé, des parents, des élèves, des enseignants, des membres du personnel de soutien ainsi que de simples citoyens vont se tenir par la main à deux pas de plusieurs établissements scolaires avant le début des classes, lundi.

Ces divers participants se joindront à cet élan de solidarité afin de réclamer un meilleur financement du système public d’éducation de même qu’un accès au soutien de spécialistes pour les enfants et les adolescents qui éprouvent des difficultés d’apprentissage.

Changement de ton

La porte-parole du mouvement Je protège mon école publique, Pascale Grignon, rappelle que les premières chaînes humaines avaient été créées au début du mois de mai pour laisser savoir aux élus libéraux provinciaux que « les compressions avaient des impacts très, très graves et que les services aux élèves étaient grandement atteints ».

Elle mentionne qu’au départ, ces politiciens ont remis en question la véracité de ces assertions, mais qu’au fil du temps, leur ton s’est modifié. « Il y a eu du changement dans le discours du gouvernement. Lorsqu’on a commencé les chaînes humaines au printemps, on se faisait seulement dire que ce qu’on avançait, c’était un scénario catastrophe pour faire peur aux parents. Or, on a vu que les conséquences qu’on avait anticipées étaient réelles. Désormais, le gouvernement soutient plutôt qu’il faut faire un effort, cette année, pour pouvoir réinvestir éventuellement pour les générations futures », résume-t-elle.

Il n’y a pas que le message des élus qui a évolué, à en croire Mme Grignon. C’est aussi le cas pour l’initiative des chaînes humaines en elle-même, qui a pris des proportions impressionnantes au fil du temps. D’après Pascale Grignon, le 1er mai, 26 écoles concentrées dans la région de Montréal avaient été touchées tandis que le 1er octobre, 375 établissements d’un peu partout au Québec avaient été momentanément encerclés par d’ardents défenseurs de l’éducation publique.

Visite chez Anglade

Les participants seront incités à converger vers le bureau de campagne de la candidate libérale Dominique Anglade une fois que les chaînes humaines auront été démantelées. Mme Anglade souhaite se faire élire dans la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne lors des prochaines élections partielles.

Cette candidate libérale n’a pas été ciblée au hasard. Selon Pascale Grignon, Mme Anglade s’est déjà prononcée en faveur d’« investissements massifs dans le système public d’éducation », et si elle l’emporte le 9 novembre prochain, elle devra « faire valoir cette conviction au sein de son caucus ».

Au printemps, on se faisait seulement dire que ce qu'on avançait, c'était un scénario catastrophe

3 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 1 novembre 2015 15 h 08

    " [...] Mme Anglade s’est déjà prononcée en faveur d’« investissements massifs dans le système public d’éducation » et si elle l’emporte le 9 novembre prochain, elle devra « faire valoir cette conviction au sein de son caucus. "


    Une conviction de la part de Mme Anglade? Cela reste voir (cette dame-là c'est fait connaître avec la CAQ...). Quoi qu'il en soit, pour ceux que cela intéresse, son local électoral est situé à 2 minutes de marche de la station de métro Saint-Henri-Sainte-Anne.

    • Patrick Boulanger - Abonné 1 novembre 2015 16 h 38

      Voici comment la première phrase de mon commentaire précédent aurait dû être écrite: une conviction de Mme Anglade voulant que le Québec investisse massivement dans son système d'éducation?

  • François Dugal - Inscrit 1 novembre 2015 15 h 17

    On jour la police

    J'espère que la police anti-emeute prendra ses responsabilités, comme dans le passé.