La mobilisation des syndiqués se généralise

Manifestation du Front commun, le samedi 3 octobre. Le milieu de l’éducation annonçait lundi de nouvelles mobilisations.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Manifestation du Front commun, le samedi 3 octobre. Le milieu de l’éducation annonçait lundi de nouvelles mobilisations.

Un vaste mouvement de grève se précise dans le milieu de l’éducation pour la fin du mois d’octobre.

La Commission scolaire de Montréal a prévenu lundi tous les parents dont les enfants fréquentent ses établissements qu’aucun service ne sera dispensé les 28 et 29 octobre prochains. Tous les niveaux d’enseignement sont touchés : du primaire au secondaire en passant par la formation aux adultes et professionnelle.

Dans un courriel transmis en début d’après-midi, la CSDM a fait savoir qu’une grève des enseignants se tiendra le mercredi 28 octobre et qu’elle sera suivie, le lendemain, d’une journée de débrayage de tous les employés syndiqués. Les cours, les services de garde, les garderies, les services alimentaires, le transport scolaire et adapté sont ainsi annulés. Les parents doivent donc garder leurs enfants à la maison.

Professionnels collégiaux

Six journées de grève tournante sont également prévues du côté des professionnels des collèges de la section N-Collèges du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

La première devrait se tenir entre le 26 et le 29 octobre prochain, a fait savoir le SPGQ par voie de communiqué lundi. Cette journée de grève pourrait s’arrimer à celle du Front commun prévue le 27 octobre.

Avec cette grève, le SPGQ souhaite « dénoncer le peu de progrès des négociations sur des enjeux majeurs comme les salaires et la retraite ». Ces journées de débrayages concernent 750 personnes dispersées dans 16 établissements situés aux quatre coins du Québec, de Montréal à l’Abitibi-Témiscamingue, en passant par le Saguenay et la Gaspésie. Cela représente environ le tiers des employés de soutien du réseau collégial.

Solidarité étudiante

Les étudiants de l’Association facultaire des étudiants et étudiantes en arts (AFEA) de l’Université du Québec à Montréal ont, eux aussi, adopté lundi un mandat de grève pour huit jours (26, 27, 28 et 29 octobre, 12, 13, 16 et 17 novembre).

L’AFEA a indiqué sur son site Internet qu’elle entendait ainsi se montrer solidaire avec les syndiqués de la fonction publique. Surtout dans la mesure où « les votes de grèves ponctuelles se multiplient ».

Pour le moment, l’AFEA est la première association étudiante à obtenir un mandat de grève de ses membres. D’autres doivent se prononcer au courant des prochains jours.

Toutes ces journées de grève s’inscrivent dans le cadre des négociations entourant le renouvellement des conventions collectives du secteur public et des compressions en éducation annoncées par le gouvernement.

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