La majorité des étudiants viennent de l’extérieur de l’Estrie

Etienne Plamondon Emond Collaboration spéciale
Des visites de laboratoires ou des simulations de cours sont prévues dans le cadre d’activités organisées par les facultés, en plus de conférences et de présentations magistrales.
Photo: Université de Sherbrooke Des visites de laboratoires ou des simulations de cours sont prévues dans le cadre d’activités organisées par les facultés, en plus de conférences et de présentations magistrales.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Il devrait y avoir de l’ambiance et beaucoup de personnes le 31 octobre prochain sur le campus de l’Université de Sherbrooke. Le traditionnel événement portes ouvertes de l’automne coïncidera cette année avec la venue de la Coupe du maire, la rencontre annuelle entre les éternels rivaux du football universitaire que sont les Gaiters de l’Université Bishop’s et le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. « C’est sûr qu’il y aura des petites surprises sous le thème de l’Halloween », ajoute Nicolas Grandmangin, directeur de la section information et recrutement au bureau de la registraire de l’Université de Sherbrooke.

Les portes ouvertes se dérouleront entre 9 h 30 et 15 h 30 sur le campus principal. Le Campus de la santé, situé à l’hôpital Fleurimont du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS), accueillera aussi ceux qui sont curieux au sujet des programmes de sciences infirmières ainsi que des doctorats en médecine, ergothérapie et physiothérapie.

Transport gratuit

Pour l’Université de Sherbrooke, les portes ouvertes constituent un moment important pour obtenir une visibilité auprès des futurs étudiants. Des 30 000 personnes qui fréquentent son établissement, 85 % viennent de l’extérieur de Sherbrooke et trois quarts viennent de l’extérieur de l’Estrie.

« On estime que [la majorité] des étudiants qui vont prendre la peine de venir nous voir vont finir par nous adopter, dit M. Grandmangin. Le défi, c’est de les amener à nous visiter. Ce n’est jamais simple, mais on s’améliore d’année en année. Internet et les médias sociaux sont de plus en plus utiles pour les rejoindre. »

Pour les habitants de l’extérieur de Sherbrooke, un service de transport gratuit sera disponible depuis Montréal, Longueuil, Granby, Bromont, Québec et Drummondville. Les personnes intéressées à l’idée de faire le voyage doivent s’inscrire à l’avance sur le site Internet de l’université puisque le nombre de places est limité. Une fois dans la reine des Cantons-de-l’Est, les visiteurs pourront, s’ils le désirent, monter à bord d’une navette pour se rendre au Campus de la santé, situé à l’autre extrémité de la ville.

Toutes les facultés et les services seront présents au Centre culturel pour donner de l’information, notamment sur l’admission et l’aide financière. Chaque faculté organisera, de son côté, des activités dans ses bâtiments. Des visites de laboratoires ou des simulations de cours sont prévues dans ce cadre, en plus de conférences et de présentations magistrales. Si des professeurs seront présents pour répondre aux questions, la plupart des visites seront guidées par des étudiants. « On mise beaucoup sur leur présence, parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un étudiant pour parler de son programme », dit M. Grandmangin.

Il sera aussi possible pour les visiteurs de faire l’expérience de la voûte immersive, un laboratoire de visualisation immersive conçu par une équipe dirigée par des professeurs de l’Université de Sherbrooke, notamment utile dans les domaines de la médecine et de l’ingénierie pour concevoir une représentation spatiale des phénomènes.

Depuis l’an dernier, les cycles supérieurs ont été intégrés à l’activité portes ouvertes. « Cette année, on double la mise pour travailler ardemment à faire en sorte que ce soit très complet comme offre. » Il y aura des possibilités de rencontrer des étudiants qui sont chercheurs à la maîtrise pour discuter avec eux de leur expérience aux études supérieures. Un représentant des services à l’aide financière sera présent pour mieux expliquer les possibilités d’obtenir du financement pour poursuivre ainsi son parcours scolaire.

Des nouveautés

Plusieurs nouveaux cheminements, proposés après une évaluation de certains programmes auprès d’anciens universitaires, seront aussi présentés aux futurs étudiants le 31 octobre prochain. Parmi eux, le baccalauréat en administration des affaires propose depuis cette année une nouvelle concentration en entrepreneuriat. « C’est un besoin criant dans le marché de l’emploi, indique Abdelouahab Mekki Berrada, directeur des études de premier cycle à la Faculté d’administration. Cette fibre entrepreneuriale est beaucoup plus recherchée dans les entreprises, petites, moyennes ou grandes. » Selon lui, ce nouveau cheminement constitue une démarche originale. « Dès la première session, l’étudiant va baigner dans cet esprit entrepreneurial et il fait l’apprentissage par l’action. Ça se concrétise tout simplement par la création d’une vraie entreprise, dès la première session d’études, dans laquelle il va être encadré par des professeurs. Cette entreprise, l’étudiant va la faire vivre durant deux sessions avant de la dissoudre. »

Au cycle supérieur, un nouveau cheminement de type recherche en statistique a été développé pour la maîtrise en mathématiques. La maîtrise en environnement, quant à elle, offre de nouveaux cheminements, qui reçoivent leur première cohorte depuis cet automne. L’un de ceux-ci s’avère une spécialisation en gestion de l’environnement et en politique appliquée. « C’est assez innovateur, parce que ça nous permet de tirer profit de la grande expertise qui existe ici en politique appliquée sur les questions environnementales », dit Jean-François Comeau, directeur adjoint du Centre universitaire de formation en environnement et développement durable. « Selon nous, c’est pertinent, parce que les considérations environnementales sont proches des considérations d’application de politique publique. »

De plus, un double diplôme avec l’Université de Liège, en Belgique, est désormais offert en matière de gestion de l’environnement dans les pays en développement. « Les étudiants, à la fin du programme, ont la possibilité d’avoir carrément deux diplômes. Ils font la première année à Sherbrooke et leur deuxième à l’Université de Liège. » Un projet de cheminement bilingue, pour la maîtrise en environnement, est développé en partenariat des professeurs avec l’Université Bishop’s en géographie environnementale. Au moment d’écrire ces lignes, il ne restait que l’approbation du conseil universitaire pour aller de l’avant avec cette nouvelle offre.