La croissance des dernières années se poursuit

Caroline Rodgers Collaboration spéciale
La bibliothèque Webster a subi des rénovations majeures et sa transformation ne sera achevée qu’en 2017.
Photo: Université Concordia La bibliothèque Webster a subi des rénovations majeures et sa transformation ne sera achevée qu’en 2017.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

À l’Université Concordia, la bibliothèque Webster a fait peau neuve cette année, une transformation réalisée au coût de 35 millions et qui sera achevée en 2017. Ces rénovations ne sont que la pointe de l’iceberg, puisque l’institution a vu sa taille tripler en vingt ans et qu’elle accueille maintenant 46 000 étudiants. Depuis dix ans, six ou sept nouveaux pavillons ont été inaugurés. Ces installations seront au coeur des visites guidées offertes en anglais et en français dans le cadre de la journée « portes ouvertes » du 7 novembre prochain.

« Ce grand projet de transformation de la bibliothèque permet de doubler le nombre de places d’étude et d’adapter les installations pour qu’elles soient à la fine pointe, explique Benoit Bacon, vice-recteur principal aux affaires académiques de l’Université Concordia. Dans une journée, 11 000 personnes passent par la bibliothèque, qui est ouverte au public. Les nouvelles salles ont été meublées avec du mobilier choisi en consultation avec nos étudiants. »

Pour la grande journée « portes ouvertes », les visiteurs sont attendus dans trois pavillons sur les deux campus de l’institution. Ils seront reçus au pavillon de l’École de gestion John-Molson, au Pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels, tous deux situés sur le campus Sir-George-Williams du centre-ville, ainsi qu’au Complexe des sciences Richard J. Renaud sur le campus Loyola, dans Notre-Dame-de-Grâce. Une navette est disponible pour circuler entre les deux campus.

Services aux étudiants

Quelque 900 professeurs, employés et étudiants seront sur place pour accueillir les visiteurs et animer différentes activités. Une cinquantaine de programmes, facultés et services seront représentés. On offrira également des conférences sur des thèmes tels que « Êtes-vous prêt pour les études supérieures » et « Comment financer les études supérieures ». Il sera aussi possible de faire une demande d’admission sur place.

Aujourd’hui, sur les 46 000 étudiants de Concordia, 25 % sont francophones.

« Année après année, le nombre d’étudiants venant de cégeps francophones augmente, ajoute M. Bacon. Il est important de mentionner qu’ils peuvent remettre leurs travaux écrits en français. Moi-même, je suis francophone et j’ai étudié à Concordia. J’ai appris l’anglais ici et ça a été une expérience très enrichissante. Nous avons plusieurs programmes pour aider les francophones à se perfectionner en anglais, comme les cours “Oui can help”, le programme “Le grand saut” pour les aider à s’adapter. D’expérience, les francophones mettent environ une session à s’adapter et à se sentir à l’aise en milieu anglophone. »

D’ailleurs, quelle que soit leur langue ou leur origine, tous les étudiants peuvent bénéficier de services d’aide à la réussite. Ces services sont réunis dans un Centre de réussite universitaire où l’on peut recevoir de l’aide pour perfectionner ses habiletés de base.

D’autre part, de nouvelles résidences étudiantes ont été aménagées l’an dernier dans l’ancienne maison mère des Soeurs grises, rachetée par l’université en 2007. Ces ajouts portent la capacité d’accueil en résidences à environ 600 places. Ce couvent de pierre du XIXe siècle a déjà logé jusqu’à 1000 religieuses.

« Nous avons converti l’ancienne chapelle en salle de lecture silencieuse de 200 places absolument magnifique, dit Benoit Bacon. L’aménagement rappelle les prières des soeurs à l’époque. Toutes ces rénovations ont été financées à même un programme gouvernemental de maintien des infrastructures appelé “plan quinquennal d’investissement”. Il s’agit donc d’une enveloppe budgétaire complètement indépendante des budgets d’exploitation de l’université. »

Nouveaux programmes et innovation

Cette année, deux nouveaux programmes d’études sont offerts : un programme en génie aérospatial et une maîtrise en design.

« Nous avons obtenu du gouvernement fédéral une Chaire de recherche en conception aérospatiale dont le récipiendaire sera dévoilé prochainement », dit Benoit Bacon.

L’innovation est importante à Concordia, souligne le vice-recteur. « Nous aimons les projets qui allient la recherche et la pédagogie, dit-il. L’un des meilleurs exemples est notre écosystème d’innovation et d’entrepreneuriat District 3. C’est un incubateur d’innovation. Les étudiants peuvent y amener leurs meilleures idées et recevoir du mentorat pour lancer leur entreprise. Présentement, nous avons 65 équipes d’entrepreneurs qui travaillent avec nos professeurs et l’industrie. Ce sont des équipes multidisciplinaires. C’est la troisième année d’existence du centre, qui vient d’ouvrir de nouveaux locaux plus spacieux et mieux équipés. D’ailleurs, certains de nos étudiants ont reçu des prix internationaux pour leurs projets et d’autres, des investissements de Silicon Valley. »