Jeunes: la CAQ veut interdire les boissons énergisantes

Plus d’un tiers des 18-24 ans (34 %) disent consommer régulièrement des boissons énergisantes, selon Éduc’alcool.
Photo: Gerardo Lazzari / CC Plus d’un tiers des 18-24 ans (34 %) disent consommer régulièrement des boissons énergisantes, selon Éduc’alcool.

Préoccupée par les effets négatifs des boissons énergisantes de type « Redbull » chez les jeunes, la Coalition avenir Québec de François Legault propose au gouvernement Couillard d’interdire la vente de ces boissons aux jeunes de moins de 16 ans, de la même manière qu’on interdit la vente d’alcool et de tabac aux jeunes mineurs.

La CAQ fait cette proposition dans le cadre de son mémoire concernant la nouvelle Politique jeunesse du Québec, qui doit être dévoilée au cours des prochains mois par le gouvernement. De l’avis du porte-parole caquiste en matière d’éducation, Jean-François Roberge, cette demande tombe sous le sens compte tenu des ravages potentiels de ces boissons chez les plus jeunes. Le Québec emboîterait ainsi le pas à des pays comme la Lituanie et la Suisse, qui interdisent aussi la vente de ces produits très appréciés des jeunes, qui en consomment essentiellement lors de fêtes et dans les bars, mais aussi à l’école, notamment en période d’examens.

« Certains pays taxent davantage ces produits. Nous, on pense plutôt qu’il faut limiter l’accès à ces boissons. Il ne faut pas que d’autres décès de jeunes [potentiellement liés à ces produits] se produisent, que des jeunes se créent des dépendances. On tente d’être proactif. »

Plus d’un tiers des 18-24 ans (34 %) disent consommer régulièrement des boissons énergisantes, selon Éduc’alcool. La moitié des étudiants mélangent d’ailleurs alcool et boissons énergisantes, selon l’organisme.

Plus d’activité physique

Outre cette mesure, la CAQ propose aussi d’accroître le nombre d’heures d’activité physique en milieu scolaire et d’y faciliter les activités parascolaires, en adaptant les horaires de cours et de transport scolaire. On cherche également à s’assurer que chaque élève a accès à des services d’orientation, de façon systématique. « On a de moins en moins de services d’orientation dans l’école. Ça prend des professionnels accessibles pour appuyer les jeunes », explique M. Roberge.

Lancées en juin, les consultations pour le renouvellement de la politique jeunesse du Québec se terminaient jeudi. Cette mise à jour permettra de mettre en oeuvre « de nouvelles mesures pour la jeunesse », avait expliqué à l’époque le premier ministre. La politique devrait servir de « référence pour l’ensemble des politiques du gouvernement pour de nombreuses années à venir » en ce qui a trait aux jeunes. L’avis de la CAQ a d’ailleurs été rédigé de concours avec la commission de la relève du parti.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 2 octobre 2015 12 h 46

    Interdire?

    Qu'on règlemente la teneur en caféine et en sucre, OK. Mais interdire? La CAQ devrait alors revenir à la prohibition de l'alcool, qui est encore bien plus dommageable, quand il est pris en excès: accidents de la route mortels, violence familale, l'alcool est très souvent en cause. Que la CAQ cherche autre chose pour qu'on parle d'elle. Tiens, par exemple, légaliser le pot!