Les cégeps se préparent à la grève

Pas moins de 52 des 60 cégeps du Québec ont vu leurs professeurs voter la grève depuis la rentrée des classes.
Photo: Jirka Matousek / CC Pas moins de 52 des 60 cégeps du Québec ont vu leurs professeurs voter la grève depuis la rentrée des classes.

Pendant que les enseignants du primaire et du secondaire ficellent les derniers détails de leur journée de grève de mercredi, leurs homologues des cégeps ne sont pas en reste. La quasi-totalité des syndicats de professeurs au niveau collégial ont adopté, au cours des dernières semaines, un mandat de grève afin de dénoncer la lenteur des négociations avec Québec, et ils n’hésiteront pas à l’utiliser dès la première occasion, prévient leur syndicat.

Pas moins de 52 des 60 cégeps du Québec ont vu leurs professeurs voter la grève depuis la rentrée des classes, un mouvement qui s’est rapidement accéléré au cours de la dernière semaine, signe du mécontentement ambiant au sujet des négociations pour le renouvellement des conventions collectives au niveau collégial, explique Nicole Lefebvre, porte-parole de l’Alliance des syndicats des professeurs et professeurs des cégeps, qui regroupe les deux fédérations de syndicats d’enseignants au niveau collégial. L’alliance conjointe représente près de 20 500 professeurs.

« Les gens sont de plus en plus mécontents, en raison des importants reculs qui sont énoncés dans les cahiers de demandes [patronales] présentés la semaine dernière. Ce dépôt-là, loin de calmer notre enthousiasme, a plutôt eu un effet mobilisateur. Nous n’accepterons pas ces reculs », dit-elle.

Les dates de cette grève n’ont pas été déterminées pour l’instant, ajoute-t-elle. Il faudra attendre que les huit cégeps restants se prononcent au sujet de la grève, ce qui devrait être fait d’ici à mercredi. « Ce sera une grève rotative. Un jour donné dans une région donnée, il y aura une grève simultanée de tout le front commun », qui représente à l’échelle du Québec plus de 400 000 travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec, dont les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.

Les professionnels des cégeps ne sont pas en reste, puisque 26 des 34 syndicats membres de la Fédération du personnel professionnel des collèges se sont jusqu’à présent prononcés pour la grève.

Que cela signifie-t-il pour les élèves ? Ce sera à chaque direction d’établissement de déterminer si des changements à l’horaire de cours sont nécessaires, a indiqué à Québec une attachée de presse du ministre de l’Éducation François Blais. « C’est à la table de négociation que les enjeux vont se régler », a-t-elle ajouté.

3 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 29 septembre 2015 08 h 01

    Une attachée

    Mais que peut donc dire une "attachée de presse" du ministre Blais?

    • P. Raymond - Inscrit 29 septembre 2015 15 h 04

      Assurément le même discours que celui déblatéré par la commission du salaire permanent octroyé à mme Robillard.

  • Gaétan Fortin - Inscrit 29 septembre 2015 16 h 56

    À propos de grèves..

    Si nos professeur des Cegeps font des grèves «rotative«, il y a de quoi
    s'inquiéter de la qualité du français qu'ils transmettent à leurs élèves.