L’UQTR tentera de répondre aux demandes du VG

L’adoption du plan d’action ne signifie pas que les processus administratifs de l’UQTR changeront complètement ou encore qu’ils seront ajustés tout de suite. 
Photo: UQTR L’adoption du plan d’action ne signifie pas que les processus administratifs de l’UQTR changeront complètement ou encore qu’ils seront ajustés tout de suite. 

Les membres du conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont adopté à l’unanimité un plan d’action pour revoir les manières de faire de l’établissement en matière de gestion et de gouvernance.

Présenté lors d’une séance extraordinaire le 31 juillet dernier, ce nouveau plan proposé par la direction de l’Université vise à répondre aux nombreuses recommandations faites par le vérificateur général du Québec (VG) au printemps.

« Le message du VG a été entendu, a affirmé le recteur par intérim de l’UQTR, André G. Roy, en entrevue avec Le Devoir. Avec ce plan [rendu public vendredi], nous espérons répondre de façon adéquate aux recommandations qui nous ont été faites au printemps. »

En mai dernier, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, avait déposé un rapport dévastateur à l’endroit de l’établissement universitaire, rapport qui avait finalement mené à la rétrogradation de la rectrice alors en poste, Nadia Ghazzali.

Des problèmes de gouvernance « préoccupants », des « lacunes » dans la gestion des projets immobiliers et dans l’octroi des contrats avaient notamment été soulevés par la vérificatrice générale.

Dans cette optique, le plan d’action adopté par l’UQTR près de trois mois après le dépôt du rapport s’articule autour de trois grandes thématiques — les projets immobiliers, la gestion des contrats et la gouvernance — et propose une série de mesures pour mieux encadrer ces pratiques. Parmi celles-ci, notons l’intention de mettre en place un programme de formation continue pour les dirigeants et les administrateurs et la création d’un cadre de gestion relatif aux projets immobiliers.

Pour y arriver, la direction s’est inspirée « des meilleures pratiques en vigueur au sein de l’administration publique », mais en les adaptant à la réalité universitaire.

« Échéancier réaliste »

L’adoption du plan d’action ne signifie toutefois pas que les processus administratifs de l’UQTR changeront complètement ou encore qu’ils seront ajustés tout de suite. En effet, certains dossiers ne seront réglés que plus tard cet automne ou au début de l’hiver 2016.

« Il fallait bien commencer quelque part, insiste M. Roy. Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres établissements, mais je pense qu’on a remis un échéancier réaliste. » Si les circonstances le permettent, les délais pourraient aussi être écourtés, assure le recteur par intérim.

« Toutes les recommandations ont été évaluées séparément et nous avons établi une liste de priorité, indique-t-il. Maisje peux toutefois vous assurer que l’Université est décidée à agir avec célérité. » Les prochains mois s’annoncent donc chargés pour la direction qui s’occupera de la mise en place du plan.

Le bureau du VG a indiqué, pour sa part, qu’il ne ferait aucun commentaire public sur le plan. Si des modifications doivent y être apportées, l’établissement sera directement contacté afin qu’il apporte les modifications nécessaires.

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