Éducation - Les élèves en difficultés d'apprentissage seront au coeur des négociations

Le prochain bras de fer entre Québec et les enseignants du primaire et du secondaire se jouera autour des élèves en difficultés d'apprentissage, tel que le révèle l'ensemble des demandes déposées par le syndicat des professeurs à la mi-novembre.

L'équipe de négociation de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), qui représente quelque 80 000 enseignants du primaire et du secondaire, a sans grande surprise centré le coeur de ses demandes autour des élèves en difficultés d'apprentissage (les EHDAA, tel que le veut la terminologie du ministère de l'Éducation): on demande qu'ils soient catégorisés désormais en quatre groupes et que des processus de signalement distincts soient mis en place pour les différentes catégories.

Ajout de ressources

Les enseignants désirent aussi que le nombre d'EHDAA autres qu'en retard d'apprentissage ne soit pas plus élevé que deux par groupe, et ils souhaiteraient un local de retrait pour les élèves en troubles de comportement.

L'ajout de ressources en orthopédagogie, la disparition du financement lié aux quotas et l'avènement d'une enveloppe «dédiée» font aussi partie des demandes directement liées aux élèves en difficultés, qui ont été au centre du discours syndical des derniers mois.

La FSE a aussi inclus à ses demandes la diminution du nombre d'élèves par groupe jusqu'en 5e secondaire et la diminution de la tâche pour les spécialistes qui rencontrent plusieurs groupes ou travaillent dans plus de cinq écoles. On demande aussi de limiter à 12 le nombre de groupes différents à rencontrer pour un enseignant au secondaire.

Les enseignants souhaiteraient aussi qu'il soit possible de faire le choix, chaque année, de «monnayer les jours de maladie non utilisés ou de les accumuler dans une banque différée pouvant être utilisée pour anticiper le départ à la retraite», écrit-on dans le dernier Info-négo publié par la FSE.

Les questions salariales seront discutées de façon commune avec les autres syndicats et présentées en bloc à Québec. Le mois de janvier devrait permettre à la partie patronale de réagir à l'ensemble de ces demandes. «Dans le contexte politique actuel, il est à craindre que les propositions patronales ne correspondent pas à nos attentes et ne répondent pas aux besoins criants des élèves», écrit-on toujours dans l'Info-négo.