Les Éditions de l’IEIM

Claude Lafleur Collaboration spéciale
Le fondateur des Édition de l’IEIM, Dorval Brunelle
Photo: Nathalie Saint-Pierre UQAM Le fondateur des Édition de l’IEIM, Dorval Brunelle

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

« On n’est jamais si bien servi que par soi-même ! » Telle pourrait être la pensée à l’origine de la création des Éditions de l’IEIM.

Ou plutôt, comme l’explique la page de présentation de cette minuscule maison d’édition, celle-ci a été lancée à l’automne 2010 pour relever un triple défi. Premièrement : combler un vide dans le monde de l’édition entre la production de cahiers de recherche et la publication universitaire en bonne et due forme. Deuxièmement : occuper un créneau précis, celui d’une production rapide d’ouvrages collectifs et de rapports de recherche. Et troisièmement : diffuser des actes de colloque, des collectifs et des rapports rattachés aux activités de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM).

« On peut dire que je suis le fondateur de la maison d’édition, admet modestement Dorval Brunelle, qui dirigeait l’Institut à l’époque. C’était en réalité une initiative qui s’inscrivait dans le plan d’ensemble que j’avais à réaliser en tant que directeur de l’IEIM. »

Au départ, la petite maison d’édition servait essentiellement à publier les actes des colloques organisés à l’Institut, ajoute celui qui est en outre professeur au Département de sociologie de l’UQAM.

Succès et stratégie étonnants

Par la suite, les Éditions de l’IEIM ont publié le rapport de recherche de Stéphanie Mayer sur Les effets de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes. Le cas Wal-Mart.« C’est un texte qui a eu pas mal de succès, puisque qu’il est cité un peu partout », rapporte avec satisfaction M. Brunelle.

Il raconte aussi que, en procédant par soi-même, l’Institut arrive à publier ses ouvrages très rapidement. « Pour vous donner un exemple, dit-il, on a publié dès novembre dernier les actes du colloque tenu en février sur les 20 ans de l’ALENA. Or c’était important pour nous puisque, l’ALENA ayant eu 20 ans en 2014, je ne voulais pas, sur le plan symbolique, que le livre paraisse en 2016 ! »

Il ajoute aussi que les ouvrages édités se vendent bien, certains sont même réédités plus d’une fois. De surcroît, une fois les versions papier épuisées, les ouvrages sont offerts gratuitement sur le site Web des Classiques des sciences sociales de l’UQAC (classiques.uqac.ca).

« Je me suis fait refuser par un éditeur la publication des actes d’un colloque sur la gouvernance, raconte Dorval Brunelle, mais Jean-Marie Tremblay, qui dirige le site des Classiques, m’a récemment informé que cette publication est rendue à 12 000 téléchargements complets ! Voilà qui donne un tirage qu’on ne pourrait jamais rêver avoir autrement. »

Comme quoi « il y a toutes sortes de stratégies qui font que, même en étant petit, on peut être assez bien diffusé ! », conclut M. Brunelle. Et voilà qui compte, puisque le mandat premier des Éditions de l’IEIM, comme de tout ce que fait l’Institut, c’est de diffuser les travaux produits par ses équipes de recherche.