Une valeur ajoutée pour un chercheur

Alexandre Lampron Collaboration spéciale
Il existe plusieurs niveaux de collaboration sur le plan international, mais la vice-doyenne à la recherche de l’ESG UQAM croit aussi que tant le jeune chercheur que celui qui est plus expérimenté doivent faire leur place au soleil pour réussir dans leur domaine.
Photo: Jon Feingersh Thinkstock Il existe plusieurs niveaux de collaboration sur le plan international, mais la vice-doyenne à la recherche de l’ESG UQAM croit aussi que tant le jeune chercheur que celui qui est plus expérimenté doivent faire leur place au soleil pour réussir dans leur domaine.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

La recherche, l’innovation et l’avancement du savoir, qui sont au coeur de la mission des universités, doivent passer par des projets qui impliquent une étroite collaboration sur le plan international. Selon Nathalie Drouin, vice-doyenne à la recherche de l’ESG UQAM, un chercheur a tout intérêt à orienter sa carrière en allant à l’international pour élargir son savoir et sa compréhension des enjeux. Collaborer à l’international représente donc une valeur ajoutée.

« Nous ne sommes pas plus penchés vers l’international qu’auparavant. Au contraire, c’est une nécessité pour développer sa carrière en recherche, ce qui aura pour effet d’enrichir son savoir automatiquement, avance Mme Drouin. Un chercheur qui travaille sur un sujet depuis Montréal et qui collabore sur le même sujet avec un autre chercheur en Asie et en Allemagne fait en sorte qu’il se retrouve à apprendre les meilleures pratiques provenant d’autres pays et, donc, à bonifier sa recherche. Il est donc en mesure d’offrir une meilleure qualité de recherche dans une perspective beaucoup plus large. »

 

Des pôles d’excellence

Dès son arrivée, la vice-doyenne à la recherche a structuré sa façon de travailler afin de mieux faire valoir les recherches menées par l’ESG UQAM. Elle a donc amorcé un travail, avec les 275 professeurs et chercheurs répartis dans les huit départements de l’établissement, pour leur faire approuver une structure appelée « Les pôles d’excellence en recherche ».

« Notre communauté de recherche, composée de chercheurs expérimentés, de plus de 125 nouveaux chercheurs et de nombreuses chaires et unités de recherche, s’illustre par son innovation, son dynamisme, son excellence et sa passion. Elle joue un rôle primordial dans l’avancement des connaissances, précise Nathalie Drouin. Nous avons en tout cinq pôles de recherche, qui sont la gouvernance, l’innovation, la performance, les milieux de vie et l’humain, et où les chercheurs font des recherches sous différentes perspectives et selon divers points de vue. Nous comptons en tout 32 unités de recherche. »

Cependant, contrairement à la croyance populaire, le chercheur n’a pas nécessairement besoin d’avoir une vaste expérience dans son domaine pour bénéficier des avantages très intéressants que lui procurent les collaborations internationales, puisqu’il a déjà à son actif un réseau de contacts avec lequel il peut collaborer et échanger.

« Cependant, pour un plus jeune chercheur, avec le financement que lui offre l’université, il peut déjà commencer à s’ouvrir davantage à une forme de réseautage, afin d’améliorer et de développer son savoir et ses façons de faire qui vont lui permettre de développer la qualité de son travail », précise Nathalie Drouin.

Se tourner vers l’international, une nécessité

Il existe plusieurs niveaux de collaboration sur le plan international, mais la vice-doyenne à la recherche de l’ESG UQAM croit aussi que tant le jeune chercheur que celui qui est plus expérimenté doivent faire leur place au soleil pour réussir dans leur domaine.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de nous ouvrir sur le monde, dit-elle. C’est maintenant rendu un phénomène mondial, où la recherche ne peut plus se faire à partir de ce qui se fait chez soi. Il faut, quand un chercheur développe son sujet, qu’il le fasse dans l’objectif d’atteindre un niveau international, d’atteindre une clientèle qui se trouve un peu partout dans le monde, dans le but d’intéresser le plus grand nombre de personnes. »

En plus de développer son propre réseau en collaborant avec des chercheurs provenant d’autres universités et d’autres départements, cette collaboration internationale lui permet aussi d’avoir du financement afin d’aller explorer davantage son projet non seulement de manière locale, mais plus de façon globale.

Le même principe s’applique également pour les unités et les chaires de recherche, qui regroupent une panoplie de chercheurs dans différents domaines. Membre de la Chaire en gestion de projets, Nathalie Drouin croit également que leur succès réside, entre autres, dans la structure avec des collaborateurs à l’international.

« Toujours dans l’optique de développer une meilleure qualité, de s’ouvrir à de nouvelles perspectives, nos entreprises ont tout intérêt à tirer le maximum de bénéfices de ce qui se fait ailleurs dans le monde, parce que les particularités viennent enrichir le savoir et les façons de faire des entreprises d’ici », ajoute-t-elle.

Elle donne d’ailleurs l’exemple du livre qu’elle a récemment publié, dont trois éditeurs, provenant du Canada, de l’Australie et de la Norvège, ont collaboré à sa publication. Au moins 23 collaborateurs provenant de partout à travers le monde s’y sont greffés au fil du temps. Aux dires de Mme Drouin, le succès de ce bouquin fait en sorte que cela apporte un grand rayonnement pour le chercheur lui-même et pour l’établissement où il travaille.

« Nos étudiants en bénéficient également, parce que cela permet de développer des projets de recherche, indique la vice-doyenne à la recherche de l’ESG UQAM. Cela permet ainsi de développer un véritable écosystème pour mieux développer et pour mieux former nos jeunes chercheurs et les plus expérimentés. »

L’avènement de la technologie a enfin facilité ce transfert de connaissances, de savoirs et la façon de voir la recherche.