Le monde comme champ d’étude

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Outre la pensée politique classique, les fondements de l’analyse politique, les éléments de statistiques pour les sciences humaines, le système international contemporain, les femmes et le développement, l’intégration européenne, le programme propose d’étudier les systèmes politiques de l’Amérique latine.
Photo: Vanderlei Almeida Agence France-Presse Outre la pensée politique classique, les fondements de l’analyse politique, les éléments de statistiques pour les sciences humaines, le système international contemporain, les femmes et le développement, l’intégration européenne, le programme propose d’étudier les systèmes politiques de l’Amérique latine.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le Département de science politique et de droit de l’UQAM offre une concentration en relations internationales. Un programme qui aborde des enjeux mondiaux dans toute leur complexité, tant sur les plans stratégique que diplomatique. Découverte d’un cursus qui a pour terrain de jeu… le monde.

Il serait ici trop long de décliner l’ensemble des cours qui composent ce vaste chantier intellectuel qu’est la concentration en relations internationales. Mais, pour donner une idée du parcours proposé aux étudiants, on note la pensée politique classique, les fondements de l’analyse politique, les éléments de statistiques pour les sciences humaines, le système international contemporain, le séminaire de synthèse en relations internationales, les femmes et le développement, l’intégration européenne, les systèmes politiques de l’Amérique latine, le pouvoir et la politique en Afrique, le syndicalisme et la politique ou encore la violence et la politique.

Dans ce dernier cas, l’accent est mis sur les stratégies de légitimation et de délégitimation des acteurs, institutions et dynamiques de violence politique. Des études de cas, sectorielles et comparatives, sont utilisées, comme dans les cas de l’armée, de la police, des acteurs non étatiques, de la politisation ou dépolitisation des violences de genre, ethniques, religieuses et économiques. « Je pense que ce qui amène l’étudiant à vouloir étudier les relations internationales à l’UQAM est le fait que nous avons un nombre important de professeurs qui ont une expertise dans des secteurs et des domaines très variés, que ce soient les études africaines ou asiatiques, que ce soit sur les grandes questions portant sur les stratégies, sur les guerres, sur la coopération et le développement international, etc. », fait valoir Justin Massie, qui enseigne la politique étrangère canadienne, entre autres.

 

Intérêt et enthousiasme

« Il y a certes la qualité de l’enseignement qui entre en jeu, mais nous encourageons nos étudiants à s’engager dans des projets. D’ailleurs, nous leur offrons beaucoup d’occasions de stage pour qu’ils puissent mettre en pratique leurs connaissances », note-t-il. Enseigner des sujets à caractère international nécessite forcément que l’enseignant soit à jour, en raison de l’actualité qui ne cesse de bouger, non ? « Oui, tout à fait. On doit en effet adapter notre cours selon l’avancée des enjeux. » Et est-ce que les étudiants arrivent dans votre concentration avec des préjugés sur tel ou tel sujet ? « Je pense au fond que tout le monde, étudiant ou pas, a des préjugés. Par contre, je note, depuis [septembre 2001], un trait marquant chez les étudiants qui arrivent en première année, avec un intérêt, un enthousiasme pour les affaires mondiales. On sent qu’ils veulent apprendre, qu’ils veulent mieux comprendre les sujets. Les étudiants arrivent avec une ouverture d’esprit. Je constate aussi qu’ils veulent que ça bouge. Ils ne veulent pas juste s’asseoir pendant trois heures, lire un livre et écouter un professeur de manière monotone », observe le professeur Massie.