Quand, comment et pourquoi les visiter!

Émilie Corriveau Collaboration spéciale
Plusieurs recommandent aux futurs étudiants de sortir de leur zone de confort, de ne pas limiter leur exploration aux établissements situés à proximité de leur résidence et d’aller visiter des cégeps ou des universités qui offrent des programmes qui les intéressent, même s’ils ne se trouvent pas à courte distance de la maison.
Photo: Université d’Ottawa Plusieurs recommandent aux futurs étudiants de sortir de leur zone de confort, de ne pas limiter leur exploration aux établissements situés à proximité de leur résidence et d’aller visiter des cégeps ou des universités qui offrent des programmes qui les intéressent, même s’ils ne se trouvent pas à courte distance de la maison.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Chaque année au Québec, les 48 cégeps publics et les 18 universités de la province organisent au moins une journée portes ouvertes. Événement majeur pour ces établissements, cette journée constitue une pierre d’assise de leur stratégie de recrutement globale. Alors que de nombreux établissements s’apprêtent à tenir cette activité au cours des prochains jours, Le Devoir propose un bref guide de visite pour mieux s’y retrouver !

Au niveau collégial, comme le calendrier scolaire régulier comporte deux sessions, la majorité des établissements d’enseignement tiennent des portes ouvertes tant à l’automne qu’à l’hiver. Si certains ne le font qu’une fois par année, indique M. Jean Beauchesne, président directeur-général de la Fédération des cégeps, c’est qu’ils n’ont en général pas besoin de le faire à l’hiver, car, dès le premier tour d’admission, ils parviennent à remplir leurs classes pour l’année.

Au niveau universitaire, la réalité est quelque peu différente. À l’automne, les portes ouvertes sont en général très courues. Les gens qui les fréquentent en sont souvent aux premiers balbutiements de leur exploration et les visitent pour découvrir ce qu’ont à offrir les différents établissements.

« À l’hiver, c’est différent, relève Marianne Proulx, conseillère en recrutement étudiant à l’Université du Québec à Montréal. On reçoit surtout des étudiants qui n’ont pas encore fait leur choix définitif et qui hésitent entre deux programmes ou deux universités. Comme la date limite pour déposer une demande d’admission à la session d’automne est le 1er mars, ils viennent voir les lieux et poser leurs dernières questions avant de faire un choix. »

Commencer tôt

Si bon nombre de gens participent pour la première fois à des portes ouvertes quelques mois à peine avant de choisir l’établissement où ils mèneront leurs études, du côté du Service régional d’admission du Montréal métropolitain (SRAM) et de la Fédération des cégeps comme du côté des universités interrogées, on recommande aux futurs étudiants d’entamer leurs démarches de visites tôt dans leur processus de réflexion universitaire.

« C’est important parce qu’il est possible que cela ait un impact sur le reste de leurs études au secondaire. Par exemple, un jeune qui s’aperçoit en 3e secondaire qu’il a envie de devenir ingénieur, à la suite de sa visite dans un cégep, eh bien il va savoir qu’il est important de choisir les mathématiques fortes plutôt que les mathématiques régulières en 4e secondaire ! Ses études vont être stimulées par l’intérêt qu’il s’est découvert ! Quand les jeunes attendent trop tard, ça arrive souvent qu’ils font les mauvais choix de cours et que, une fois venu le temps de s’inscrire au cégep, ils se retrouvent devant des options limitées parce qu’ils n’ont pas tous les prérequis pour faire ce dont ils ont réellement envie », souligne Jean Beauchesne.

« De notre côté, on invite les jeunes à venir aux portes ouvertes dès la fin de leur secondaire, affirme M. Matthew Stiegemeyer, directeur du recrutement des étudiants à l’Université Concordia. C’est une bonne façon de confirmer ou d’infirmer leurs choix. Ça leur laisse le temps nécessaire pour satisfaire leur curiosité ! »

Aller voir ailleurs

Dans le même esprit, plusieurs recommandent aux futurs étudiants de sortir de leur zone de confort, de ne pas limiter leur exploration aux établissements situés à proximité de leur résidence et d’aller visiter des cégeps ou des universités qui offrent des programmes qui les intéressent, même s’ils ne se trouvent pas à courte distance de la maison.

« C’est souvent cet exercice-là qui fait basculer la décision chez nos étudiants, soutient Mme Lucie Laflamme, vice-rectrice aux études à l’Université de Sherbrooke. Outre nos programmes, on offre aussi un cadre d’études vraiment idyllique, parce que notre situation géographique est exceptionnelle et que nos campus sont magnifiques. Quand les gens assistent aux journées portes ouvertes, ils découvrent un univers vraiment particulier. Il y a beaucoup d’étudiants pour qui ça importe énormément et qui sont heureux d’être venus nous visiter, même si on est en région ! »

D’après Geneviève Lapointe, directrice des communications du SRAM, si un étudiant envisage de fréquenter un établissement situé à plus de quelques kilomètres de chez lui, il importe toutefois qu’il se questionne sérieusement quant au temps de transport que cela implique.

« C’est un aspect qui est souvent peu pris en compte, dit-elle. Pourtant, un étudiant qui choisit d’aller au cégep situé tout près de chez lui ne vit absolument pas la même réalité qu’un étudiant qui doit traverser l’île de Montréal au grand complet ou même passer un pont pour aller à ses cours. Ça paraît anodin, mais ça peut avoir un impact important sur la motivation du jeune ! Les journées portes ouvertes, c’est une excellente occasion d’expérimenter le transport ! »

Prendre le temps

En ce qui a trait au temps investi dans la démarche, la plupart affirment que les étudiants devraient toujours prévoir quelques heures pour effectuer leur visite et éviter de surcharger leur horaire le jour de l’événement afin de pouvoir en profiter pleinement. Ils devraient également réfléchir aux questions qui les préoccupent et les noter en vue de toutes les poser, le jour de leur visite.

« Ce qu’on suggère, c’est de prendre le temps de bien faire le tour, de poser des questions tant aux enseignants qu’aux administrateurs et aux étudiants et de se renseigner sur les activités para- scolaires, explique M. Beauchesne. Il ne faut pas être pressé, parce que sinon on va tourner les coins rond. Il faut comprendre qu’il n’y a pas que les programmes qui comptent, il y a tout ce qui les entoure, tout ce qui a trait à la vie étudiante aussi ! C’est un facteur de rétention très important pour les jeunes ! »

M. Stiegemeyer abonde dans le sens de M. Beauchesne : « C’est le temps de poser beaucoup de questions ! Et toutes les questions sont bonnes ! Il arrive qu’on me demande si les serviettes de bain sont fournies dans les résidences universitaires, comme il arrive qu’on me questionne sur la possibilité d’étudier le comportement d’une cellule donnée dans le cadre d’un programme donné. Il ne faut pas se gêner. Si on est préoccupé par une question, on la pose ! »

« On n’a jamais trop d’informations, réitère pour sa part Mme Lapointe. Quand on s’apprête à faire un choix aussi important que celui des études qui nous mèneront vers une carrière, ça vaut la peine de prendre tout le temps nécessaire pour bien faire les choses ! »

Cégeps

Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

Campus de Rouyn-Noranda

Samedi 31 janvier 2015, de 10 h à 14 h

Cégep de La Pocatière

Samedi 31 janvier 2015, de 13 h à 16 h

Cégep de Sorel-Tracy

Samedi 31 janvier 2015, de 13 h à 16 h

Centre d’études collégiales de Montmagny

Samedi 31 janvier 2015, de 13 h à 16 h

Cégep Limoilou, Campus de Québec, Campus de Charlesbourg

Lundi 2 février 2015, de 18 h à 21 h


École Ateliers, Campus de Québec, Campus de Charlesbourg

Lundi 2 février 2015

Cégep Garneau

Mardi 3 février 2015, de 18 h 30 à 21 h

Cégep Gérald-Godin

Mardi 3 février 2015, de 17 h 30 à 20 h 30


Cégep régional de Lanaudière à Joliette

Mardi 3 février 2015, de 19 h à 20 h

Cégep de Trois-Rivières

Mardi 3 février 2015, de 18 h à 20 h

Conservatoire Lassalle

Mardi 3 février 2015, de 18 h à 20 h

Vanier College

Mardi 3 février 2015, de 17 h à 20 h


Cégep Édouard-Montpetit

Mercredi 4 février 2015, de 18 h 30 à 20 h 30

Cégep de Granby

Mercredi 4 février 2015, de 18 h à 20 h

Collège Lionel-Groulx

Mercredi 4 février 2015, de 18 h à 21 h

Cégep Marie-Victorin

Mercredi 4 février 2015, de 18 h à 21 h

Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne

Mercredi 4 février 2015, de 18 h à 20 h

Cégep de Sainte-Foy

Mercredi 4 février 2015, de 18 h 30 à 20 h 30


Collège de Valleyfield

Mercredi 4 février 2015, de 18 h 30 à 21 h

Champlain College — Lennoxville

Samedi 7 février 2015, de 10 h à 14 h

Collège de Rosemont

Samedi 7 février 2015, de 13 h à 16 h

École nationale d’aérotechnique

Dimanche 8 février 2015, de 12 h à 15 h 30

Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec

Lundi 9 février 2015, de 16 h à 20 h

Cégep André-Laurendeau

Mardi 10 février 2015, de 18 h à 21 h

Cégep de Saint-Laurent

Mercredi 11 février 2015, de 19 h à 21 h

École de technologie supérieure (ETS)

Dimanche 1er février, de 10 h à 17 h

Université de Montréal

Mardi 3 février 2015, à compter de 16 h

Polytechnique de Montréal

Mardi 3 février, de 16 h à 20 h


HEC Montréal

Mardi 3 février 2015, de 16 h 30 à 20 h 30


École nationale d’administration publique

Montréal Mercredi 4 février, 18 h

Outaouais Mercredi 4 février, 18 h

Saguenay Mercredi 4 février, 17 h 30

Québec Mardi 10 février, 18 h

Trois-Rivières Mercredi 11 février, 18 h

Université Laval

Samedi 7 février 2015, de 10 h à 16 h

Université du Québec à Montréal

Mardi 10 février, de 15 h à 20 h

Université de Sherbrooke

Samedi 14 février 2015, de 9 h 30 à 15 h 30

(Note : l’université offre un service de transport gratuit en partance de Longueuil, Montréal, Bromont et Québec)

Université Concordia

Samedi 14 février 2015, de 10 h à 16 h

Université d’Ottawa

Soirées d’information à Québec, Sherbrooke, Laval et Montréal

Du 2 au 5 février 2015, à compter de 18 h 00