Écrits offensants: suspension de 13 étudiants de l’Université Dalhousie

La direction de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, a annoncé lundi la suspension de 13 étudiants de 4e année en médecine dentaire en raison de propos sexistes et d’incitation à la violence sexuelle sur un compte Facebook, a annoncé le président cet établissement lundi.

Sur le compte d’un groupe Facebook, fermé depuis, ces jeunes hommes avaient demandé de voter pour les étudiantes avec lesquelles ils souhaiteraient avoir une relation sado-masochiste. Ils avaient aussi publié des propos sexistes.

Ces propos étaient «offensants et dégradants», comme les a qualifiés lundi lors d’une conférence de presse Richard Florizone, président de l’Université de Dalhousie à Halifax.

Ces 13 étudiants en quatrième année de Faculté dentaire ont été suspendus de toute activité clinique, a-t-il indiqué.

 

«Cette suspension est nécessaire pour assurer un environnement sain et favorable» pour les personnes en soins et pour les autres étudiants du programme, selon le président de l’université.

Le comportement de ces 13 étudiants «n’est pas tolérable», a estimé Thomas Boran, recteur de la Faculté dentaire.

Si pour l’instant ces étudiants ne sont pas suspendus de cours, ils pourraient faire l’objet d’une exclusion de l’université et d’une radiation de la profession de dentiste à l’issue d’un examen complet de cette affaire.

Plainte et manifestations

 

Cette décision a été prise après la plainte déposée par des étudiantes pour un comportement contraire à la politique sur le harcèlement sexuel de l’université.

La découverte de ce compte Facebook avait provoqué en décembre des manifestations devant la Faculté dentaire. Quatre professeurs avaient publiquement demandé la suspension de ces étudiants.

 

Selon M. Florizone, ce cas n’est pas unique à l’université Dalhousie mais relève «d’une question de société compliquée».

Le comité chargé de l’enquête interne à l’université devra prendre sa décision en fonction de la déontologie et des attentes vis-à-vis des professionnels de la santé, a indiqué le président.

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