Un vérificateur analyse les finances de la CSDM

La firme Raymond Chabot Grant Thornton a reçu le mandat de vérification de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et serait déjà à l’oeuvre. Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, tient ainsi son engagement de dresser un état des lieux de la façon dont est gérée la plus grosse commission scolaire du Québec. « Ça fait suite à ce qu’on avait annoncé. Ce n’est pas une tutelle officiellement, mais c’est la première étape. La loi nous oblige à donner un mandat de vérification d’abord », a expliqué l’attachée de presse du ministre Bolduc, Yasmine Abdelfadel. Au début du mois de septembre, sous prétexte qu’elle voulait préserver les services aux élèves, la CSDM avait refusé de procéder à certaines compressions demandées par le ministre. Celui-ci avait rétorqué en indiquant qu’il allait mandater un vérificateur. Ce n’est pas la première fois que la CSDM reçoit la visite d’un vérificateur. Il y a quelques années, en raison d’un déficit chronique de 20 millions — qui avait failli atteindre près de 50 millions pour l’exercice 2012-2013 —, la firme PricewaterhouseCoopers avait alors tenté de trouver des pistes pour redresser les finances de la commission scolaire. Depuis, un rapport effectué à l’interne par la CSDM doit être envoyé tous les trois mois à Québec.

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 10 décembre 2014 10 h 11

    Un écran de fumée

    Le contrôle des dépenses des commissions scolaires et leur redécoupage-morcellement-fusion ne sont des dossiers ni de même nature ni de même enjeu.

    La mise en oeuvre d'un mandat de vérification, aussi légitime qu'il puisse être, sert à Bolduc à éviter le débat de fond sur le bienfondé du morcellement de la CSDM.

    Nous ne sommes pas dupes!