Il est temps de profiter des portes ouvertes

Marie-Ève Cloutier Collaboration spéciale
Parmi tous les élèves admis au cégep lors de la rentrée cette année, 89 % d’entre eux l’ont été dans le programme et le collège de leur premier choix.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Parmi tous les élèves admis au cégep lors de la rentrée cette année, 89 % d’entre eux l’ont été dans le programme et le collège de leur premier choix.

Ce texte fait partie du cahier spécial Éducation - Portes ouvertes

Selon les statistiques du Service régional d’admission du Montréal métropolitain (SRAM), 94 % des candidats qui ont poursuivi une démarche complète pour l’automne 2014 ont été admis dans un cégep. « Pour s’assurer d’avoir une place, les futurs étudiants ont intérêt à songer à leur demande d’admission le plus tôt possible. Ils doivent aussi tirer profit des journées portes ouvertes cet automne pour bien faire leur choix », fait valoir Geneviève Lapointe, directrice des communications au SRAM.

Nul besoin d’attendre d’être en 5e secondaire pour visiter les différents cégeps. « Les jeunes devraient même y penser dès la 4e secondaire. Parfois, cela peut les aider à se défaire de certaines idées reçues en rencontrant les enseignants et en visitant les laboratoires et les salles de classe. Les visites guidées peuvent leur permettre de cristalliser un choix ou de prendre un peu plus de temps pour y réfléchir. Vaut mieux le faire maintenant qu’une fois arrivé au 15 février ! », conseille Mme Lapointe, qui rappelle en même temps que la date limite pour faire une demande d’admission au cégep est le 1er mars pour la session d’automne qui suit.

Parmi tous les élèves admis au cégep lors de la rentrée cette année, 89 % d’entre eux l’ont été dans le programme et le collège de leur premier choix, 91 % l’ont été dans le programme de leur premier choix et 94 % des admis l’ont été dans le collège de leur premier choix, quel qu’ait été le moment de la demande d’admission, d’après les données du SRAM.

Gérer le système des tours

 

Il est important de comprendre que le SRAM est un service qui sert à gérer les demandes d’admission dans les cégeps, et non les inscriptions. Une fois accepté dans un établissement d’enseignement, l’étudiant doit compléter son inscription en payant ses droits de scolarité et en ajoutant des cours à son horaire.

Le Service régional d’admission du Montréal métropolitain est né en 1973 de la volonté de 14 cégeps montréalais de trouver une solution au problème des demandes d’admission multiples. « Auparavant, lorsque les demandes d’admission devaient être faites dans chaque cégep, la gestion des places était complexe, car les élèves pouvaient faire une demande à plusieurs endroits à la fois et faire leur choix parmi les réponses positives qu’ils avaient reçues. Cette façon de faire ne permettait pas à un maximum de gens d’entrer au collège, puisque plusieurs places pouvaient être prises par un même étudiant admis à plus d’un endroit. Aujourd’hui, chaque candidat doit se limiter à une seule demande, avec la possibilité de participer à trois tours », explique Geneviève Lapointe.

Le SRAM regroupe maintenant 32 des 48 cégeps au Québec, ce qui représente plus de 120programmes d’étude. Son territoire est maintenant plus étendu que celui du grand Montréal, allant de Shawinigan à Drummondville, en passant par Sherbrooke, Gatineau et jusqu’à Rouyn-Noranda. Deux autres groupes se partagent les autres établissements, soit le Service régional d’admission au collégial de Québec (SRACQ) et le Service régional d’admission des cégeps du Saguenay–Lac-Saint-Jean (SRASL). Le Collège Dawson, à Montréal, et le Cégep Champlain, à Québec, sont les deux seuls à se charger de leurs propres admissions.

Bien préparer son dossier

 

Lorsqu’on envoie une demande d’admission au SRAM, il n’est pas nécessaire de fournir des résultats scolaires lorsqu’on est un élève québécois, car le SRAM a accès aux relevés de notes du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« Puisque les demandes d’admission doivent être transmises au plus tard le 1er mars, les élèves doivent être conscients que ce sont les résultats scolaires accumulés au moment de la demande qui comptent, et non les notes finales en juin ! Il est non seulement important que chacun choisisse un établissement qui lui plaît, mais il faut aussi s’assurer de pouvoir satisfaire aux exigences prérequises du programme choisi. Raison de plus pour s’y prendre tôt, car, s’il faut fournir un maximum d’efforts pour avoir de meilleures notes, il ne sera pas trop tard pour le faire », souligne Geneviève Lapointe.

Certaines situations peuvent imposer de fournir d’autres documents au moment de la demande d’admission. C’est le cas notamment pour les candidats qui ont fait leurs études secondaires à l’extérieur du Canada. Il faudra évidemment fournir les relevés de notes et les diplômes obtenus dans les autres pays.

« Afin de prévoir ce genre d’imprévus, nous recommandons aux futurs étudiants de faire une simulation de demande d’admission afin de voir s’il y a d’autres documents à fournir et de se laisser du temps pour les obtenir », mentionne Mme Lapointe. D’autant plus que, si ces documents ne sont pas en français ni en anglais, ils devront faire l’objet d’une traduction officielle par un traducteur agréé.

Demeurer optimiste

 

D’après les observations de Geneviève Lapointe, les jeunes du secondaire craignent parfois de ne pas pouvoir être admis dans le cégep ou le programme de leur choix : « Notre rôle est d’aider tout ce monde à se trouver une place. Ces jeunes doivent rester optimistes, car, bien préparés, ils arriveront à avoir du succès dans leur demande d’admission. »

Parmi tous les établissements membres du SRAM, 44 % des demandes d’admission sont dirigées vers un programme préuniversitaire et 48 % vers un programme technique. Les 8 % restants passent par le cheminement « tremplin DEC », qui était connu sous le nom de « session d’accueil et intégration » avant l’automne 2013.

« Un étudiant peut choisir le “ tremplin DEC ” pour plusieurs raisons. S’il ne satisfait pas à tous les préalables nécessaires pour accéder au programme de son choix ou qu’il ne sait pas encore dans quel domaine il souhaite poursuivre ses études, le “ tremplin DEC ” peut être une bonne option. Quelques cégeps, comme le Collège Montmorency, permettent aussi aux nouveaux arrivants de suivre un cours de francisation nommé “ Intégration à la société québécoise ” en passant par le “ tremplin DEC ” », conclut Mme Lapointe.

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