Les chargés de cours envisagent la grève

La Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke
Photo: Samuel Freli La Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke

La situation risque de s’envenimer à l’Université de Sherbrooke. Les chargés de cours s’impatientent, car les négociations entourant le renouvellement de leur convention collective tardent à aboutir.

Ils ont déjà commencé à recourir à de l’affichage afin de faire connaître leurs revendications, mais ils n’excluent pas de durcir le ton et, à terme, de déclencher une grève.

Lundi, le président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Sherbrooke, André Poulin, a indiqué qu’il n’était pas en mesure de préciser à quel moment ses membres pourraient débrayer, car pour l’instant, aucun échéancier précis n’a été fixé. Il a cependant souligné que les pourparlers avec la partie patronale ont commencé en décembre 2013 et que l’insatisfaction des membres a crû au fil du temps.

M. Poulin a ajouté qu’il « doute de la bonne volonté de l’employeur » puisque, selon lui, depuis le début des négociations, « le dialogue n’a presque pas évolué ».

Il a précisé que, malgré ce piétinement, ses quelque 2500 membres continuent de demander « une plus grande reconnaissance professionnelle » en ayant davantage la possibilité de siéger dans les divers comités décisionnels de l’Université de Sherbrooke. Sur le plan de la rémunération, il a entre autres soutenu que les chargés de cours « embauchés à forfait » exigent un rattrapage salarial. M. Poulin a mentionné qu’une pareille amélioration de leurs conditions s’impose.