Les étudiants accusent Bolduc de leur refiler la facture

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Yves Bolduc, a non seulement agi en catimini pour les coupes dans le réseau universitaire, mais il est en train de refiler la facture aux étudiants, l’accuse la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

« La hausse des frais institutionnels obligatoires, c’est une de nos craintes. Déjà, on sait qu’il y a certaines de nos associations membres qui se sont fait demander par leurs universités d’augmenter les frais afférents », a déploré Jonathan Bouchard, président de la FEUQ.

Depuis le début de la semaine, le réseau réagit difficilement à l’effort qui lui est demandé par Québec de dégager des économies de plus de 300 millions de dollars, selon l’interprétation faite par les dirigeants d’université. Ceux-ci calculent qu’en plus des compressions imposées de 172 millions pour 2014-2015, ils devront absorber un manque à gagner de plus de 100 millions, qui s’explique notamment par les budgets octroyés qui ne suivent pas l’augmentation des coûts de système.

Anguille sous roche ?

Aucun moyen de pression n’est pour le moment exclu, a averti pour sa part la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM). Son président, Vincent Fournier Gosselin, dit vouloir d’abord mieux connaître l’impact de ces compressions sur les étudiants de son université. Mais cette « contradiction » du gouvernement le rend perplexe. « Il y a deux ans, il manquait d’argent dans les universités et on avait choisi d’aller piger dans la poche des étudiants. Aujourd’hui, on veut couper. »

À l’instar de la FAECUM et de la FEUQ, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) déplore que le gouvernement Couillard n’attende pas de rendre public le rapport du chantier sur la politique de financement des universités. « On trouve ça scandaleux que le gouvernement n’attende pas les travaux et qu’il va profiter de la situation pour s’attaquer aux conditions de travail et au régime de retraite des employés universitaires », s’est inquiétée Camille Godbout, l’une des porte-parole de l’ASSÉ. Le président de la FEUQ est tout aussi inquiet. « On sait que le ministère a le rapport entre les mains depuis au moins trois mois et il ne veut pas le rendre public. Parallèlement, il fait des coupes en catimini. Il y a anguille sous roche. Ça nous fait croire qu’il a quelque chose à cacher », a soutenu M. Bouchard.

12 commentaires
  • Guy Vanier - Inscrit 17 septembre 2014 05 h 58

    Surpris? Ça ne fait que commencer!

    <<<Le président de la FEUQ est tout aussi inquiet. « On sait que le ministère a le rapport entre les mains depuis au moins trois mois et il ne veut pas le rendre public. Parallèlement, il fait des coupes en catimini. Il y a anguille sous roche. Ça nous fait croire qu’il a quelque chose à cacher », a soutenu M. Bouchard.>>>

  • Robert Henri - Inscrit 17 septembre 2014 06 h 59

    Un front commun

    Il faut un front commun contre le gouvernement Conserveteur de Couillard. Ce gars là et son gang font tout ce pour quoi on ne les a pas élu.

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 17 septembre 2014 07 h 01

    Catimini ...Bolduc et cie

    J'ai encore mon carré rouge....:-)

    • Guy Vanier - Inscrit 17 septembre 2014 12 h 46

      moi aussi et le noir en plus.
      jeune retraité de 74 ans.

  • Georges Léonard - Inscrit 17 septembre 2014 08 h 40

    Les fédérations étudiantes ont facilité la prise du pouvoir par les Libéraux aux dernières élections, et aujourd'hui ils se disent indignés, pfff. Fallait y penser avant. Ils l'ont projeté au pouvoir, qu'ils assument le désastre maintenant.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 septembre 2014 12 h 01

      Vous avez raison, sauf qu'ils ne sont pas ls seuls à subir le désastre...

    • Benoît Gagnon - Inscrit 17 septembre 2014 15 h 22

      "Les fédérations étudiantes ont facilité la prise du pouvoir par les Libéraux aux dernières élections"

      Pourriez-vous élaborer, s'il vous plait? À vos yeux, j'imagine que la misère dans le monde, les guerres, les changements climatiques et les éruptions volcaniques sont dû aux activités des fédérations étudiantes.

  • Jacques Morissette - Abonné 17 septembre 2014 08 h 42

    On est prédateur ou on l'est pas.

    Pour être un bon soldat politicien, met ta culture de côté ou le peu que t'as, et agit en bon prédateur du système, au bénéfice du 1%. À ceux qui se disent, c'est ainsi que la socité est: une jungle et il faut faire avec. Je réponds, cette société date de l'homme des cavernes et, un tant soit peu de culture t'apprenne qu'une souris peut bien vivre avec un chat en autant qu'on leur a appris à tous les deux qu'ils vont avoir à manger sans problème.