Les 25 ans du collège Stanislas de Québec

Bahador Zabihiyan Collaboration spéciale
Les élèves du collège Stanislas ont relevé le défi d’une course à relais entre Montréal et Québec. Ce grand moment de camaraderie a lancé les festivités du 25e anniversaire du campus à Québec.
Photo: Collège Stanislas Les élèves du collège Stanislas ont relevé le défi d’une course à relais entre Montréal et Québec. Ce grand moment de camaraderie a lancé les festivités du 25e anniversaire du campus à Québec.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le collège Stanislas de Montréal fêtait son75e anniversaire en 2014 ; c’est désormaisau tour du collège Stanislas de Québec de célébrer sa 25e année d’existence. La différence d’âge est de 50 ans, certes, mais les traditions des deux établissements restent les mêmes.

« On est une école avec un principe de rigueur dans l’apprentissage, on y intègre de nouvelles méthodes pédagogiques », explique le directeur des deux établissements, Philippe Warin, en cette semaine de rentrée scolaire. Et ce souci de rigueur est le même, que ce soit à Québec ou à Montréal.

 

M. Warin fait l’aller-retour entre les deux villes une quinzaine de fois par an dans le cadre de ses fonctions. Un de ces voyages s’est d’ailleurs fait dans un contexte plutôt particulier : il a participé à une course de relais, entre Québec et Montréal, organisée par le collège.

 

L’année dernière, des élèves et des employés sont partis de Montréal pour rejoindre Québec, une activité entourant le 75e anniversaire de l’aile montréalaise du collège. « Des membres du personnel, des élèves, des parents même, des anciens sont venus courir,raconte M. Warin. Ils ont couru de Montréal à Québec sur le chemin du Roy, entre autres, qui conduisait vers Québec. Ils vont probablement revenir me voir bientôt pour essayer de remettre ce projet en selle. J’avoue que ce serait intéressant si ça pouvait devenir une tradition qui unirait les deux villes. »

 

Ouvert en 1989 avec une cinquantaine d’élèves en tout, le collège Stanislas de Québec a réussi à s’intégrer dans la région de la Capitale nationale, assure son directeur. Le collège, situé sur le chemin Sainte-Foy, regroupe présentement 420 élèves. En 25 ans, le nombre d’élèves a certes augmenté, mais il a connu une légère baisse ces deux dernières années. Le contexte économique explique peut-être la légère baisse d’inscriptions dans plusieurs collèges privés, avance le directeur.

 

Ce qui n’empêche pas Stanislas d’avoir des élèves issus de milieux bien différents, autant à Québec qu’à Montréal. « Parmi ceux qui envoient leurs enfants à Stan, il y a des présidents de compagnies et il y a des gens qui se serrent la ceinture pour le faire, parce qu’ils croient en Stan », affirme M. Warin.

 

Cette diversité se reflète aussi dans le parcours de certains des anciens élèves de Stanislas, devenus des personnalités publiques. Parmi eux, l’homme d’affaires devenu député Pierre Karl Péladeau, l’ancien premier ministre péquiste Jacques Parizeau, l’ancien ministre libéral Raymond Bachand ou encore les membres du groupe funk montréalais Chromeo, Patrick Gemayel et David Macklovitch.

 

Zéro décrochage scolaire

 

C’est qu’il y a une réelle demande pour un enseignement basé sur le système français, qui intègre aussi des éléments du programme québécois, soutient M. Warin. Un des grands avantages de l’enseignement à la française, c’est que les élèves en ressortent avec une grande « culture générale », qui pourra servir quel que soit le domaine dans lequel ils étudieront ensuite, soutient M. Warin.

 

« Sur les deux campus, on a une tradition de qualité qui est du même niveau, avec le principe du programme français, auquel on ajoute des compléments », renchérit le directeur. À titre d’exemple, les élèves peuvent apprendre le latin, le grec, l’histoire et la géographie de manière approfondie.

 

Et la formule semble fonctionner. L’enjeu du décrochage scolaire est souvent d’actualité un peu partout au Québec, sauf peut-être au collège Stanislas, assure M. Warin. « Chez nous, il y a zéro décrochage scolaire ! », assure-t-il. L’encadrement des élèves y est serré, et même parfois au cas par cas, lors des réunions trimestrielles de l’équipe pédagogique, appelées « conseils de classe ». Enseignants, membres de la direction et représentants des élèves passent ainsi en revue les dossiers de chaque étudiant.

 

En plus de l’encadrement, il y a l’aspect international de l’institution d’enseignement. Le collège Stanislas offre ainsi aux élèves dont les parents voyagent beaucoup, dans le cadre de leur travail par exemple, de pouvoir continuer leur cursus sans prendre de retard. En effet, Stanislas fait partie de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui compte 490 établissements implantés dans 130 pays. « C’est un principe d’ouverture sur le monde. Il y a quand même beaucoup de gens qui voyagent et qui peuvent être mutés dans un autre pays par la société pour laquelle ils travaillent », commente M. Warin.

 

Moins connu que le grand frère montréalais

 

Le collège Stanislas de Québec est un peu moins connu que celui de Montréal. « La réputation de Stan Québec n’est pas tout à fait au niveau de celle de Stan Montréal. 75 ans et 25 ans, ça ne marque pas de la même façon l’environnement et la société. À Québec, c’est encore assez récent dans l’esprit des gens », explique M. Warin.

 

Mais le collège Stanislas de Québec, avec plus de 400 élèves, a un aspect qui le distingue de son pendant montréalais, qui compte environ 2500 élèves : il y a plus d’espace. « Ça reste assez familial et très convivial. Il y a vraiment un espace de vie », souligne le directeur.

 

Le collège Stanislas de Québec n’a pas attendu son 25e anniversaire pour s’agrandir. En 2012, l’institution a annoncé l’acquisition d’une partie de l’ancien collège Bellevue qu’elle occupait depuis 2003. La transaction, d’une valeur de 7,2 millions de dollars, a permis d’élargir l’espace disponible et d’accueillir plus d’élèves. Avec 160 600 pieds carrés disponibles, le collège compte notamment des salles de sports, une salle de spectacle de 400 places et une cafétéria.