Oui mais, dit Yves Bolduc

Yves Bolduc ne veut pas que les enseignants fassent la « promotion » de la diversité sexuelle.
Photo: Thinkstock Yves Bolduc ne veut pas que les enseignants fassent la « promotion » de la diversité sexuelle.

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, ne voit pas d’objection à ce que la littérature jeunesse traitant de diversité sexuelle soit enseignée dans les classes. Mais pour autant que celle-ci ne fasse pas la « promotion » de ce modèle.

 

« On a des familles reconstituées, monoparentales, des parents mariés depuis longtemps et des familles où il y a deux papas ou deux mamans, tous les modèles qu’on a dans la société… On peut en parler sans faire la promotion d’un modèle par rapport à un autre, a dit le ministre. Les gens ont peur qu’on fasse la promotion de ce modèle. On ne le fait pas, on dit juste que ce sont des modèles tout à fait normaux. »

 

La semaine dernière, Le Devoir révélait l’existence d’une liste de livres élaborée par la Centrale de syndicat du Québec qui vise à donner des outils pédagogiques aux enseignants pour aborder les thèmes de l’homosexualité, de la transsexualité et d’autres. « Je ne pense pas que l’idée est d’arriver devant les enfants, de faire leur éducation sexuelle et de tout leur expliquer. C’est d’avoir des modèles et de dire aux enfants que oui, ça existe des enfants qui ont deux papas », a poursuivi M. Bolduc. « Ce qu’on ne veut pas, a-t-il ajouté, c’est mettre la politique là-dedans.»

3 commentaires
  • Céline A. Massicotte - Inscrite 13 août 2014 11 h 39

    Plaire à tout le monde? Pourtant...

    Au Québec comme ailleurs le racisme, la discrimination existent, sinon ça viendra. Je me demande bien pourquoi ce soudain besoin d'expliquer aux jeunes enfants l'homosexualité, les familles hors normes, etc. On aurait, tant qu'à y être, plus intérêt à expliquer aux enfants les abus sexuels intra et extra familiaux qui sont beaucoup plus fréquents et dommageables.

    Aussi, M. Bolduc aurait intérêt, lui, à se brancher plutôt qu'à louvoyer avec un concept totalement absurde, qu'il n'est pas le premier à évoquer, pas nécessairement sur ce sujet, mais qu'importe, la promotion de... Qui va faire dans nos écoles la promotion de l'homosexualité, de l'islam, et pourquoi pas de l'alcool au volant?

    Lors du débat .... sur la charte de nos prétendues valeurs québécoises, personne n'a proposé d'expliquer l'islam modéré, comme le disent certains. Pourtant, avec le désintérêt des jeunes envers le métier d'infirmier, au féminin ou au masculin, on aurait peut-être eu intérêt à le faire plutôt que de brandir des menaces... Pourtant, le Québec est une terre d'accueil, et gageons que les immigrants sont beaucoup plus nombreux à Montréal que les ceci et cela sexuellement (10% des humains hommes ou femmes seraient homosexuels), d'autant que des homos et des bis, etc., il y en a aussi parmi ces nouveaux venus.

    Je me répète, l'intérêt soudain de Bolduc est motivé par quoi, sinon la nécessité d'embobiner les électeurs pour la prochaind fois? Pour l'humanisme, l'intérêt des enfants, ben... on repassera peut-être. Il pourrait arguer l'intimidation dans les écoles, mais la sexualité n'est pas la seule source d'intimidation, une prétendue laideur, une apparance hors normes, etc, le sont autant sinon plus, et qui s'en préocupe? Et l'intimidation ne se vit pas qu'à l'école et chez les enfants. Au Québec comme ailleurs, les vraies valeurs sont la beauté, la jeunesse et la troisième essentielle aux premières, l'argent.

  • Jean Lapointe - Abonné 13 août 2014 15 h 24

    Au sujet de la promotion de l'homosexualité

    Est-ce que ce n'est pas Vladimir Poutine qui a fait passer une loi interdisant la «promotion» de l'homosexualité?

    Est-ce que ce serait aussi dans les plans du gouvernement Couillard de faire adopter une loi semblable?

    C'est comme si, pour eux, un individu pourrait devenir homosexuel parce qu' on l'aurait encouragé à le devenir en en vantant les avantages ou les bons côtés, comme on peut faire la promotion de la chasteté.

    C'est ne pas savoir ce qu' on sait aujourd'hui de l'homosexualité.

    • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 13 août 2014 22 h 39

      Néanmoins, les enfants en bas-âge sont trop fragiles pour être confrontés à des réalités qui leur sont étrangères.

      Ce serait brouiller leur esprit.

      Ils sont trop sensibles.

      Avec le temps et les crises de l'adolescence, cette hypersensibilité pourrait se retourner contre ceux qui l'ont introduite.