Les commissions scolaires se préparent à solliciter les contribuables

Les plus récentes compressions budgétaires et la tenue d’élections scolaires le 2 novembre prochain ont été au centre des discussions de l’assemblée générale de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) ce week-end.

 

L’événement a réuni quelque 250 délégués des commissions scolaires membres de la FCSQ, vendredi et samedi, au Centre des congrès de Québec.

 

En entrevue à La Presse canadienne à la fin de l’événement, la présidente de la Fédération, Josée Bouchard, a affirmé que ce serait un grand tour de force que de préserver les services aux élèves devant tant de compressions. Elle a reconnu que les contribuables seraient probablement sollicités de nouveau, par exemple par des hausses de tarifs pour le transport scolaire du midi ou la surveillance des élèves pendant le dîner.

 

150 millions en moins

 

Le budget Leitao, déposé il y a dix jours, prévoit en effet de nouvelles compressions de 150 millions chez les commissions scolaires, mais cela ouvre la porte également à de nouvelles augmentations de taxes scolaires. Si Josée Bouchard martèle que la priorité est de préserver les services aux élèves, force est de constater que ceux-ci ont un prix de plus en plus élevé dans le système public d’éducation.

 

La Presse canadienne rapportait qu’avant même que ne soit déposé le budget Leitao, 21 des 72 commissions scolaires de la province avaient décidé d’imposer de nouveaux frais aux parents ou d’augmenter substantiellement ceux déjà en place, notamment pour le transport scolaire. Par exemple, la Commission scolaire des Patriotes, en Montérégie, exigera dorénavant 150 $ pour le transport scolaire de chaque enfant qui suit un projet particulier dans une autre école que celle de son secteur.

 

Dans un communiqué diffusé à la fin de l’assemblée générale, samedi, la présidente de la FCSQ a souligné la nécessité de revoir la fiscalité scolaire afin d’assurer la pérennité du financement du système public d’éducation.

 

Mme Bouchard a toutefois salué le climat de collaboration qui règne entre sa fédération et le nouveau ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Elle soutient que le ministre l’a assurée de son soutien pour certaines transitions qui pourraient être exigées dans le cadre du resserrement des finances publiques au Québec. Il a été question notamment de la possibilité de faire des regroupements de services ou de territoires, selon ce qu’a expliqué Josée Bouchard en entrevue.

 

La présidente de la FCSQ a conclu les travaux de l’Assemblée générale en saluant la persévérance des élus scolaires dont le mandat a été prolongé, par le gouvernement, à sept ans. Josée Bouchard se réjouit également que le rapport du comité d’experts sur le financement, l’administration, la gestion et la gouvernance scolaire, rendu public jeudi dernier par le ministre Bolduc, souligne la pertinence d’évaluer la tenue d’un scrutin simultané avec le municipal en 2017.