Créativité et convergence des idées

Claude Lafleur Collaboration spéciale
L’Université Concordia accueillera les congressistes de l’ACFAS.
Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir L’Université Concordia accueillera les congressistes de l’ACFAS.

Ce texte fait partie du cahier spécial ACFAS 2014

Le 82e congrès de l’ACFAS, l’Association francophone pour le savoir, se tient cette année du 12 au 16 mai à l’Université Concordia en ayant pour thème La recherche : zones de convergence et de créativité. Graham Carr, responsable à Concordia de l’organisation du congrès, présente.

« Accueillir le congrès de l’ACFAS témoigne de notre implication dans la communauté québécoise,souligne Graham Carr. Nous voulons être de plus en plus présents dans le milieu québécois de la recherche, de la créativité et de la science et, pour nous, le congrès de l’ACFAS est une belle occasion de faire valoir tout cela ! »

 

En cinq jours seulement, près de 3000 exposés scientifiques et 100 panels de discussion auront lieu dans le cadre de 170 colloques scientifiques.

 

Comme le relate Graham Carr, qui est par ailleurs vice-recteur à la recherche et aux études supérieures à l’Université Concordia, « l’une des beautés d’un congrès de l’ACFAS, c’est qu’il y a quelque chose d’intéressant pour tout le monde ». En outre, le congrès offre plus d’une centaine d’activités et de séances de communication destinées au grand public.

 

Il souligne également le fait que, alors que la plupart des congrès scientifiques réunissent des spécialistes d’une même discipline — par exemple, un congrès en médecine ou un autre en génie —, dans le cas de l’ACFAS, ce sont toutes les disciplines qui se retrouvent sous un même toit. « Et ce sera particulièrement le cas ici à Concordia, dit-il,puisque tous les participants se retrouveront sur notre campus [très centralisé] du centre-ville. »

 

En effet, il arrive fréquemment que les congrès de l’ACFAS se tiennent sur de vastes campus universitaires. « Tandis qu’ici, tout le monde sera réuni dans l’un ou l’autre de nos quatre édifices du centre-ville, précise M. Carr. Et comme nous nous trouvons en plein coeur de Montréal, ce sera un rassemblement unique ! »

 

Zones de convergence et de créativité

 

Pour cette raison, l’Université Concordia a choisi comme thème central du 82e congrès La recherche : zones de convergence et de créativité.

 

« On ne parle pas ici de convergence à la manière de Québecor, lance en riant Graham Carr,mais de la convergence des idées qui émanent d’un peu partout à la fois. Et le congrès de l’ACFAS représente pour nous une excellente occasion de promouvoir ce mode de pensée, puisqu’il rassemble des chercheurs de presque tous les champs de la science — santé, sciences naturelles, génie, sciences humaines, etc. —, ainsi que des arts créatifs. »

 

Dans le milieu académique et scientifique, on parle depuis longtemps de multidisciplinarité, rappelle le vice-recteur à la recherche. « Toutefois, il y a plus que cela, insiste-t-il. On parle vraiment de la convergence des idées qui provient du brassage d’un peu tous les domaines de recherche. C’est pourquoi on parle de zones de convergence et de créativité. »

 

« Or, pour nous, enchaîne-t-il, Concordia est une excellente zone de convergence et de créativité, puisque l’une de nos marques d’excellence, c’est justement la notion de créativité grâce à la présence, entre autres, de notre Faculté des beaux-arts, qui est, disons-le, très, très reconnue. »

 

Pour ce vice-recteur à la recherche, l’échange des idées et le partage des connaissances sont très importants, « non seulement entre les scientifiques mais également avec tous ceux qui viennent de l’extérieur du milieu académique et qui ont leur propre expertise, leurs propres connaissances et leurs propres visions ».

 

En cette époque d’un 40e anniversaire, Concordia espère même « redéfinir l’université du XXIe siècle » en cherchant à être l’une des universités les plus dynamiques et novatrices qui soient.

 

« C’est la première fois de notre histoire que nous accueillons l’ACFAS, de rappeler Graham Carr,et c’est pour nous la chance de nous faire connaître comme un joueur dans le monde académique et de la recherche universitaire d’ici. C’est aussi l’occasion de nous présenter au grand public ainsi qu’à la communauté des chercheurs d’un peu partout au Québec, mais également à travers le Canada et même à l’extérieur. »

 

La science pour tous… au métro Guy !

 

Parmi la quinzaine d’activités grand public qu’offre le 82e congrès de l’ACFAS, soulignons la cinquième édition de l’exposition La preuve par l’image, qui montre de façon spectaculaire, grâce à 20 images grand format, notamment un groupe de neurones « en pleine discussion » ainsi que le vaste réseau de rivières s’étalant de l’Himalaya jusqu’au golfe du Bengale. « Un véritable feu d’artifice émanant de la recherche scientifique, toutes disciplines confondues », promet-on.

 

On présente également une conférence-atelier sur les jeux vidéo, une classe de maître en cinéma donnée par Kim Nguyen et une autre par Louise Archambault. On nous propose également le « rimouscrabe » et une balade d’écologie urbaine…

 

Conférences publiques

 

Le congrès nous donne également accès à une foule de conférences publiques touchant toutes les sphères des préoccupations humaines ainsi qu’au Salon de la recherche. (Voir la vaste programmation à acfas.ca/evenements/congres/programme/82.)

 

« Je pense que l’un des grands succès de l’ACFAS, c’est la visibilité des activités scientifiques qui sont présentées au grand public, soutient Graham Carr. Et dans notre cas, ce sera particulièrement facile d’y assister, puisque nous sommes au métro Guy. Nous sommes donc très, très bien placés ! »

 

M. Carr apprécie particulièrement le fait que l’ACFAS met autant l’accent sur le volet public de la science. « C’est important que les congrès académiques fassent l’effort d’être plus accessibles au grand public, dit-il, puisque,après tout, nous sommes des institutions financées par les fonds publics. »

 

Et en tant que vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, il rappelle enfin que, pour bon nombre de jeunes chercheurs, « il arrive souvent que la première communication scientifique que ceux-ci donneront dans le cadre d’un congrès, ce soit à l’ACFAS qu’ils la présentent! »

 

Collaborateur

Ce contenu spécial a été produit par l’équipe des publications spéciales du Devoir, relevant du marketing. La rédaction du Devoir n’y a pas pris part.

À voir en vidéo