Rencontre rassurante entre Bolduc et les commissions scolaires

Selon Mme Bouchard, les propos d’Yves Bolduc étaient à la fois « rafraîchissants » et empreints de respect.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Selon Mme Bouchard, les propos d’Yves Bolduc étaient à la fois « rafraîchissants » et empreints de respect.

Québec — Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, a eu une première rencontre avec les dirigeants des commissions scolaires francophones de la province, samedi.

 

L’empressement de M. Bolduc à amorcer le dialogue avec ces élus lui a valu des éloges.

 

Alors qu’elle était interviewée par La Presse canadienne à peine quelques heures après la réunion, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, a dit qu’elle « ne s’attendait pas à une réponse aussi rapide et positive » de la part du nouveau ministre. Elle a ajouté qu’il a manifesté avec beaucoup d’aplomb « son désir de collaboration » avec ceux qui « se dévouent à l’éducation ».

 

Selon Mme Bouchard, les propos d’Yves Bolduc étaient à la fois « rafraîchissants » et empreints de respect.

 

Josée Bouchard a aussi souligné qu’il est clair que, pour ce politicien, l’éducation est « ce qui fait qu’une société va être performante ».

 

Inquiétudes

 

Bien qu’elle ait qualifié ce contact initial avec le ministre de « vraiment rassurant », la présidente de la FCSQ continue tout de même d’entretenir des inquiétudes par rapport au prochain budget provincial.

 

Elle craint que la série des compressions budgétaires ne se poursuive après son dépôt.

 

Mme Bouchard a lancé qu’« on sait que ce qui s’en vient, ce n’est vraiment pas rose ».

 

« Le rendez-vous financier avec le gouvernement pour tout le réseau public […] sera très difficile. On sent qu’on va traverser une période d’austérité », a-t-elle ajouté d’un ton résigné.

 

Elle a, néanmoins, conclu sur une note positive en rappelant que le Parti libéral du Québec, qui forme depuis peu le gouvernement, s’est refusé à ouvrir la porte à l’abolition des commissions scolaires.

 

En parlant du premier ministre Philippe Couillard, Josée Bouchard a indiqué que « pour lui, ces structures sont là pour rester ».