Gouvernement libéral: vives inquiétudes dans le milieu de l’éducation

Selon la présidente de la Fédération étudiante collégiale, Éliane Laberge (à droite), il est primordial de donner suite aux travaux entamés lors des chantiers qui ont suivi le Sommet sur l’enseignement supérieur, en février 2013.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Selon la présidente de la Fédération étudiante collégiale, Éliane Laberge (à droite), il est primordial de donner suite aux travaux entamés lors des chantiers qui ont suivi le Sommet sur l’enseignement supérieur, en février 2013.

Exit le cours d’histoire au collégial ? Suspension des rapports des chantiers découlant du sommet sur l’enseignement supérieur ? Fin du moratoire sur l’anglais intensif en 6e année ? L’arrivée des libéraux, après une courte parenthèse péquiste somme toute proactive, promet de bouleverser encore une fois le réseau de l’éducation. Sans vouloir faire nécessairement table rase, le gouvernement de Philippe Couillard souhaitera certainement s’imposer dans certains dossiers, d’ailleurs urgents en cette fin d’année scolaire. Et les attentes du milieu sont nombreuses.

 

Anglais intensif en 6e année. On avait déjà l’anglais en première année du primaire (2003) et l’anglais intensif en 6e année (2011), gracieuseté du gouvernement libéral de Jean Charest. À leur arrivée au pouvoir, les péquistes instaurent un moratoire sur l’implantation de l’anglais intensif en 6e année, préférant faire un état des lieux avant d’aller plus loin. Pour les enseignants, c’est LE dossier inquiétant. « C’est notre grande inquiétude », a lancé d’emblée Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ). « Ça pourrait revenir alors qu’on s’est rendu compte qu’un tel programme, ça allait dans un mur », a-t-elle ajouté. La FSE souhaite que le gouvernement brosse un réel portrait de la situation. Elle s’inquiète des heures de cours de français qui sont enlevées pour permettre ces programmes et s’interroge sur le bien-fondé d’un tel programme dans les milieux défavorisés ou auprès des enfants en difficulté. L’École nationale de l’administration publique devait déposer un rapport à ce sujet. « On n’en a pas encore entendu parler », a dit Mme Scalabrini.

 

Cours d’histoire au cégep et au secondaire. Le cours obligatoire d’histoire au collégial ne sera peut-être pas jeté aux oubliettes, mais il pourrait subir un report, voire une certaine refonte. Oubliez l’adoption rapide du cours, comme le souhaitait l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Déjà, quelques jours après les élections, le plus gros syndicat d’enseignants du réseau collégial et la Fédération des cégeps plaidaient pour un report.

 

Si elle n’est pas contre le fait de poursuivre la réflexion, l’Association des professeurs d’histoire des collèges du Québec (APHCQ) ne peut s’empêcher de trouver « décevantes » les hésitations sur l’avenir du cours. « C’est un projet issu d’une vision du ministre Duchesne. […] Mais le ministre étant parti, sa vision part avec lui. C’est normal que le ou la future ministre ait à réfléchir et que les centrales syndicales envoient un message. Mais on tient à dire que le projet demeure pertinent », a souligné Vincent Duhaime, président de l’APHCQ.

 

Quant aux cours du secondaire, la présidente de la FSE se demande ce qu’il adviendra des projets-pilotes qui devaient en implanter une nouvelle version dès septembre 2014 dans des classes de 3e secondaire. « Comment le programme va être retravaillé ? Et sera-t-il testé en projet-pilote », s’est interrogée Josée Scalabrini.

 

Les chantiers du sommet sur l’enseignement supérieur. Outre l’indexation des droits de scolarité, le sommet de l’éducation de l’ex-ministre Pierre Duchesne avait promis de s’attaquer à certaines questions qui divisaient le milieu. Plusieurs dossiers — réseau collégial, financement universitaire, aide financière, conseil national des universités et loi-cadre — qui n’avaient pas pu être réglés ont fait l’objet de chantiers. « Il faut absolument qu’il donne suite aux travaux entamés pendant les chantiers », somme Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale (FECQ). Dans le chantier sur l’offre de formation collégiale, le gouvernement devra mettre « l’épaule à la roue ». Il en va de la vitalité des régions et du réseau, croit-elle.

 

Promouvoir la formation continue, plus de souplesse des programmes, décentralisation… La Fédération des cégeps n’abandonnera pas les demandes qu’elle fait depuis vingt ans et qui semblent avoir été entendues dans le rapport du chantier sur le réseau collégial. « Pour nous, peu importe que ce soit le Parti québécois ou les libéraux, ça doit être fait. On ne lâchera pas le morceau », a soutenu le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne.

 

Taxes et commission scolaires. Les commissions scolaires craignent les débats de structures qui pourraient signer leur arrêt de mort. Si la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) semble rassurée sur ce point — contrairement à la CAQ, le chef du Parti libéral a lui-même dit pendant la campagne qu’il ne les ferait pas disparaître —, elle l’est beaucoup moins sur les compressions budgétaires qui pourraient subvenir. Quatre ans de compressions successives totalisant 430 millions, compressions qui avaient commencé sous les libéraux, rappelle Josée Bouchard, la présidente de la FCSQ. Le cheval de bataille des libéraux étant la lutte contre la bureaucratie — Philippe Couillard veut abolir 500 postes de fonctionnaires au ministère, principalement dans les directions régionales —, Mme Bouchard rappelle qu’il n’y a plus rien à couper dans les centres administratifs des commissions scolaires. « Nos coûts de gestion sont à 4,6 %. […] Ceux qui disent qu’il y a du gras se trompent. » Elle dit « oui » à la fusion de certains territoires et administrations, mais « pas à n’importe quel prix ». Certaines commissions scolaires demandent aussi un moratoire sur la fiscalité scolaire. Un rapport d’experts sur le sujet est attendu en mai.

 

Maternelle 4 ans. Sous le gouvernement péquiste sortant, chacune des commissions scolaires devait implanter au moins une classe de maternelle quatre ans. Mais parce que les directives sur le nombre de places à ouvrir, les budgets alloués, etc., ont été acheminées trop tard, le tiers de ces classes n’ont pas pu voir le jour. « Nous sommes très inquiets encore une fois. On est déjà la mi-avril, et on ne connaît toujours pas les balises qui vont encadrer ces maternelles quatre ans », a indiqué la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, qui insiste sur l’urgence du dossier. « On ne sait toujours pas où on s’en va avec ça. »

 

Droits de scolarité. En pleine campagne, les libéraux ont répété qu’ils ne toucheraient pas à l’indexation des droits de scolarité qu’a mise en place le gouvernement Marois. Les étudiants, qui ont livré bataille et tenu tête aux libéraux, sont sur leurs gardes. « Ce ne serait pas à leur avantage [d’augmenter les droits]. Peut-être que tout le monde n’était pas d’accord, mais les Québécois ont envoyé un message clair : ils tiennent à l’accessibilité », croit Éliane Laberge, de la FECQ. Revenir sur l’indexation réveillerait de mauvais souvenirs. « Les étudiants se sont battus, certains d’entre eux ont été en grève pendant plus de dix semaines. Évidemment qu’ils s’attendent à ce qu’on ne revienne pas sur la décision qui a été prise ».

61 commentaires
  • David Boudreau - Inscrit 15 avril 2014 00 h 16

    Fallait y pense avant.

    Yohoo les étudiants jamais content. Vous avez crié contre le P.Q. durant 18 mois, et bien maintenant arrangez-vous avec les libéraux, et ne compter pas sur les casseroles, elles sont bien rangées dans les armoires.

    • Olivier Mauder - Inscrit 15 avril 2014 06 h 40

      Ne comptez pas sur moi non plus pour ressortir mes casseroles. Après coup, on peut d'ailleurs penser qu'il ne s'agissait pas véritablement d'une crise sociale puisque les gens ont réélus le PLQ seulement 18 mois après. D'ailleurs, le PLQ avait fait un très bon score malgré la crise sociale.

    • Mario Leroux - Inscrit 15 avril 2014 07 h 05

      Il faut au moins indexer les frais de scolarité universitaire;on ne peut pas être à l°encontre de ce que ça coûte ailleurs en Amérique du Nord.On veut quoi:des diplômes à rabais obtenus dans des Universités qui vont perdre leurs expertises ou des diplômes reconnus d°Universités réputées sur la scène internationnale?Et l°épisode des casseroles SVP arrêtons les enfantillages!

    • David Boudreau - Inscrit 15 avril 2014 07 h 16

      Désolé pour les coquilles...

    • Damien Tremblay - Inscrit 15 avril 2014 07 h 18

      Réponse lapidaire à laquelle nous souscrivons entièrement. Nous allons malheureusement devoir vivre avec un régime libéral où les dix plaies d'Égypte vont de nouveau frapper notre petite bourgade de colonisés.

      Ce sont là les grands méfaits de la démocratie : une population qui vote les deux yeux fermés beins durs, terrorisée par la perspective d'un référendum.

      1 756 315 Québécois ont voté pour un Parti libéral fortement compromis avec des mécréants. La population va devoir assumer ce choix douteux de 41,5 % de l'électorat.

    • Nicole Bernier - Inscrite 15 avril 2014 07 h 26

      Attention M. Boudreau...

      Cela informe autant sur de que le PQ a mal fait et pas complété et comment il a préféré se lancer dans une élection sans finir son travail et jeter les 8 millions des contribuables aux poubelles...

      Heureusement, la dépense n'aura pas été inutile, car là, on est sûr que l'on ne devra pas retourner aux urnes avant bien des années... Et, ceux au pouvoir auront le temps de compléter ce qu'ils vont commencer

    • Mario Leroux - Inscrit 15 avril 2014 08 h 05

      Quel mépris envers les électeurs québecois vous manifestez là M.Boudreau et certains élus péquistes,Bernard Drainville en tête de liste.Heureusement que nous vivons dans une démocratie;il faut respecter le choix des électeurs et ce choix a procuré une majorité de députés au parti Libéral.Prochain rendez-vous électoral dans,espérons-le,minimum 4 ans!

    • Danielle Houle - Inscrite 15 avril 2014 08 h 22

      Les étudiants ont voté massivement pour QS. J'espère pour eux que le trio de super-héros de QS viendra les protéger des libéraux. Comme dirait le Couillard bilingue: "dream on".

    • David Boudreau - Inscrit 15 avril 2014 08 h 23

      Mme Bernier, vous savez très bien que l'opposition se préparait à nous jeter en élection à tout moment. Le P.Q. n'a pas le monopole de l'opportunisme.

    • David Boudreau - Inscrit 15 avril 2014 08 h 25

      Ce que j'aime M. Leroux, c'est votre vision marchande de l'éducation.

    • Jean Richard - Abonné 15 avril 2014 08 h 45

      @Louis Hone – Êtes-vous sûr que les étudiants aient voté massivement pour Québec Solidaire ? Quelque chose me dit que non, qu'ils ont au contraire voté PLQ dans des proportions assez semblables, sinon supérieures à celles du reste des électeurs.

    • Mario Leroux - Inscrit 15 avril 2014 08 h 51

      @M.Boudreau,
      Tout se paye aujourd°hui et quand existe le mot FRAIS de scolarité,on ne parle pas de la fraîcheur de la météo!

    • Nicole Bernier - Inscrite 15 avril 2014 08 h 51

      M. Boudreau... ce que vous affirmez est faux

      D'abord rappelez-vous combien de fois le Bloc Québécois a soutenu le gouvernement fédéral pour ne pas porter l'odieux du déclenchement des élections... Dans un gouvernement minoritaire, il y a des règles du jeux qu'il faut respecter et ceux qui y survivent le font parce qu'ils sont d'habiles politiciens (les dogmatiques ne sont pas de bons négociateurs)

      On ne peut pas croire une hypothèse du genre, c'est pas ma faute, quand un gouvernement vote une loi et qu'il est le premier à ne pas la respecter... Marois et sa gang ont perdu toute crédibilité pour redresser une situation sociale et politique en débandade...

    • Christian Fleitz - Inscrit 15 avril 2014 09 h 06

      @Mario Leroux- En Europe, les études supérieures sont en général gratuite, étant perçue comme un investissement sur l'avenir. Pouvez-vous avancer sans rire que celles-ci sont de qualité inférieure à celles du reste du monde ? De plus, des formations de qualité permettent des salaires plus importants, générant davantage d'impôts. Inutile d'évoquer les pseudos évaluations de qualité diverses et variées, organisées par les universités mercantiles anglo-saxonnes qui ne visent qu'à éliminer la concurrence et à satisfaire des australopithèques de l'intellectuel. Ces prétendues expertises ressemblent à s'y méprendre à l'aberration des publicités automobiles qui prétendent que leurs produits sont tellement meilleurs que la concurrence quand on ne livre pas le scoop de qualité de ''véhicules fabriquées avec de l'acier laminé'', comme si un produit différent pouvait être utilisé. Ce ne sont là des procédés qui ne relèvent que du miroir à alouettes pour gogos.
      L'avantage d'études supérieures gratuites est d'offrir à toutes les mêmes possibilités d'accès au savoir et de faire profiter la communauté de toutes les intelligences et de tous les talents. C'est une démarche réellement démocratique qui respecte l'égalité entre tous, c.-à-d., une autre approche que celle d'une vision dépassée d'une soit disant démocratie héritée d'un système politique whigs du XVIIème siècle imposé par le pouvoir colonial britannique. Relisez. ou plutôt lisez, Nicolas de Condorcet, ce Marquis visionnaire devenu républicain par intelligence et par moralité, dont les recommandations pour une ''vraie'' société égalitaire et démocratique sont encore à accomplir.
      Libérer l'intelligence et la savoir de l'argent, voilà un vrai progrès.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 avril 2014 09 h 24

      @M. Fleitz. Simple question de fait. Si les études sont gratuites, n'est-il pas vrai que les conditions d'admission sont beaucoup plus exigeantes qu'ici?

    • Étienne Lessard - Inscrit 15 avril 2014 09 h 37

      @Jean Richard - Les étudiants qui se sont impliqués dans le conflit de 2012 ont majoritairement voté pour QS, ON et PQ. Bien évidemment, ceux qui étaient pour la hausse du PLQ ont fort probablement continué d'encourager leur parti. Les étudiants ne sont pas un groupe isolé à part de la société, ils ont aussi des opinions diversifiées.

    • Mario Leroux - Inscrit 15 avril 2014 09 h 53

      Désolé M.Fleit moi je possède un diplôme de 2ième en chimie et les profs qui m°ont enseigné étaient d°origine diverse:Italie,Grèce,Tchéchoslovaquie à l°époque,Autriche....mon directeur de thèse venait du pays de Galles et avait fait son post-doc dans la jungle vénézuélieenne,à extraire des produits naturels de plantes diverses.Tout ces profs de chimie sont malheureusement décédés.Voyez-vous,de cette même Université québecoise dont je tairai le nom eh bien au Département de Chimie ils ont peine à recruter des profs d°origines diverses faute de ne pas être capable de bien les payer.Vous me sortirez tous les mots du dictionnaire mais désolé pour vous mais la recherche scientifique sérieuse se fait dans des Universités de renom!

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 15 avril 2014 12 h 24

      M. Boudreau,

      Sont-ce les étudiants qui ont fait élire le PLQ? Croyez-vous que les 400 000 étudiants aux études post-secondaires au Québec représentent un genre de cyborg unifié qui agit d'une seule volonté et fait et défait les gouvernements à sa guise?

      J'ai entendu plusieurs analyses de la défaite cuisante du PQ aux desrnières élections. Mais c'est la première fois que j'entends dire que c'est les étudiants qui en sont la cause.

    • Christian Fleitz - Inscrit 15 avril 2014 12 h 38

      @Richard Maltais Desjardins- Cela dépend des formations, celles qui concerne l'obtention d'une culture générale étant de très loin moins exigeantes que celles qui débouchent sur des formations ''pointues'', l'important n'étant pas une sélection par la capacité de financement, mais par les compétences, les capacités de concentration et par la qualité de l'intelligence. Somme toute, favoriser les intelligences et les capacités de travail est beaucoup plus moral, juste et utile.

    • Christian Fleitz - Inscrit 15 avril 2014 13 h 00

      @Mario Leroux- Il est clair que parmi les universitaires, une différenciation existe entre les fonctionnaires de l'enseignement et les véritables chercheurs pour qui l'important est avant tout d'avoir les capacités matérielles pour conduire leur recherches et faire partager les résultats de celles-ci avec leurs équipes de disciples. Les plus grande découvertes scientifiques comportent avant toute chose leurs propres justifications.
      Par ailleurs, si la recherche de pointe se fait sans doute plus normalement dans des universités de renom, ne croyez-vous pas que le monde scientifique européen ne comporte-t-il pas pléthore de celles-ci ?
      Pourtant, les enseignements y sont gratuits parce que les coûts de fonctionnement et de recherche sont collectivement considérés comme des investissements et non comme des valeurs destinées à générer des profits. Quand à la fumisterie des évaluations ''nombrilaires'' des universités anglo-saxonnes par elles-mêmes, elle relève d'un système ridicule, contraire à l'esprit même de la recherche.
      Par ailleurs, la diversité des origines d'une équipe d'enseignement ne permet pas de présumer de sa qualité.
      Enfin, je ne peux que vous conseiller une fois encore à lire Condorcet, cela vous éclairera sans doute sur une autre approche de l'enseignement et de son utilité sur Justice et Démocratie dans une communauté.

  • Claude Champagne - Inscrit 15 avril 2014 06 h 46

    Le mal est fait...

    Moi aussi je suis inquiet, ce n'est pas les libéraux qui ont mis fin au chaos social. Je ne crois pas qu'ils ont changé leurs façons de gouverner, une hausse de 88% est prévisible.

    • Michel Savard - Inscrit 15 avril 2014 14 h 18

      M. Champagne, vous dites : ''...une hausse de 88% est prévisible. ''
      Est-ce la théorie de la peur ou votre partisanerie effrénée qui vous fait dire de telles énormités ?

      Permettez que je remette les pendules à l'heure. Quand vous parlez d'une hausse de 885, vous faites sûrement référence à 2012. En fait, il faut vous corriger et apporter plusieurs précisions à cette hausse.

      D'abord, la hausse qui , après modification, a été proposée par le gouvernement Charest était de 82% mais étalée sur 7 ans , ce qui donnait, comme dernière offre, une hausse totale de 1533$ sur 7 ans soit une hausse moyenne de 219$ par année.

      Le ministre Pierre Duchesne se péta les bretelles en disant qu'il n'y aurait qu'une indexation de 3% en 2013, soit une hausse d'environ 72$. Mais, en même temps et de façon bien hypocrite, le PQ a diminué le crédit d'impôt de 20% à 8%, ce qui pour des frais d'au moins 2000$ donne une augmentation déguisée d'au moins 240$.
      Donc, 72$ plus 240$ donne au minimumm une hausse de 312$ pour l'année 2013 alors que Charest proposait 219$

      M.Champagne, qui du PQ ou du PLQ a agi de façcon plus favorable pour les étudiants ?

    • Claude Champagne - Inscrit 15 avril 2014 15 h 53

      c'est vrai qu'il y avait une hausse oui ou non, si cela s'avère vraie tout ce que vous dites, pourquoi 200,000 personnes à la rue durant l'été 2012? Il y a quelque chose qui sonne faux avec la façon de mettre sur le dos du PQ, la loi 78, l'humiliation subie par les étudiants ainsi que le mépris de JJ Charest et de ces ministres. Son seul but était d'écraser le mouvement de protestation des étudiants pour ensuite se faire du capital politique et que l'élection 2012 était dans sa poche. Mais j'oubliais au Québec "je me souviens de rien"

    • Michel Savard - Inscrit 15 avril 2014 16 h 41

      M. Champagne, vous n'avez pas lu mon commentaire correctement !

      J'ai bien écrit et détaillé que la hausse proposée en 2012 était bien de 219$ par année. A ce moment, les étudiants ne voulaient rien savoir d'une hausse.
      Le PQ a promis d'abolir la hausse leur a proposé seulement une indexation et les étudiants ont mordu à l'hameçon. Sauf que par en arrière, le PQ a baissé le crédit d'impôt de 20% à 8% ce qui fait que pour 2013, les étudiants paient plus que ce qu'ils auraient payé avec le plan Charest.

      Le fait que vous détestiez les libéraux ne devrait pas vous enlever la capacité de voir les chiffres réels !

    • Claude Champagne - Inscrit 16 avril 2014 20 h 59

      Bien M. Savard, suite à mes recherches intensives, vous vous embourbez. D'un lors du sommet de l'éducation en janvier 2013, dans les documents remis c'était inscrit la baisse de 20% à 8%. Les étudiants le savaient. De deux, voici un extrait de l'article «Publié le 12 avril 2013 de Stéphanie Grammond, "Si les étudiants n'ont pas dit un mot, après la mise à jour économique, c'est que la réduction du crédit n'était pas une surprise pour eux. Et si les étudiants n'ont pas fait grand cas de la baisse du crédit lors du Sommet, c'est qu'eux-mêmes sont plutôt favorables à son abolition".» Je vous cite M. Savard »Le fait que vous détestiez les libéraux ne devrait pas vous enlever la capacité de voir les chiffres réels !» Je vous retourne lecomplment. Sans rancune.

  • François Ricard - Inscrit 15 avril 2014 06 h 46

    Notre plus grande richesse

    La matière grise, nos cerveaux, pour tout pays, est une richesse naturelle renouvelable.
    Comme pour toutes nos autres richesses naturelles, nous nous devons de la bien exploiter.
    La gratuité scolaire, en plus de donner une chance égale à tous ceux qui ont le talent et la volonté, nous permettrait de mieux baliser le parcours universitaire de nos étudiants depuis l'admission jusqu'à l'obtention du diplôme.
    Le décrochage au niveau universitaire se situe actuellement à près de 30% des inscrits à divers programmes. On lâche après un, deux , trois ans d'études. Dans la majorité des cas, c'est faute d'avoir les argents nécessaires. Nous investissons des sommes énormes dans une formation jamais complétée, une formation sans diplôme, nous privant ainsi d'une main d'oeuvre qualifiée toujours plus en demande. À tel point qu'il nous faut recourir à l'immigration pour aller chercher les travailleurs dont nous avons besoin. C'est un processus bien plus coûteux que les droits de scolarité.

  • Suzanne Richard - Abonné 15 avril 2014 07 h 54

    Inquiétudes partagées

    Comme plusieurs acteurs du milieu de l'éducation, l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF) est inquiète du retour des libéraux au pouvoir, entre autres en ce qui concerne l'anglais intensif au dernier cycle du primaire. Les coupures annoncées au ministère n'augure rien de bon non plus. Nous restons donc aux aguets.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 15 avril 2014 08 h 02

    La méthode Assymil 101

    Afin d'accélérer le processus d'assimilation des francophones québécois dans la grande famille anglo-canado-américaine, je propose :

    En préliminaire, l'abolition de la loi 101 sur la protection de la langue française;

    1. L'anglais intensif en 4ème, 5ème et 6ème année dans toutes les écoles publiques et privées;

    2. Le libre accès aux écoles anglaises pour tous les immigrants et des subventions généreuses pour permettre aux commissions scolaires anglaises de faire face à l'accroissement de sa population étudiante;

    3. L'abandon des cours d'histoire sur le Québec et leur remplacement par des cours sur la civilisation anglo-saxonne sur laquelle «le soleil ne se couche jamais».

    4. L'adoption d'une politique générale inspirée du Rouenda qui, il y a quelques années, a décidé de passer de la langue française à la langue anglaise comme langue de communication gouvernementale;

    5. L'interdiction totale d'interdire quelque forme de vêtements jugés jadis comme étant ostentatoires et l'obligation totale d'afficher sa foi religieuse, ses convictions politiques et philosophiques;

    6. L'affichage obligatoire de tous les symboles religieux de la planète autour du crucifix à l'Assemblée nationale;

    7. Le retour obligatoire de la prière avant toute réunion de quelque gouvernement que ce soit : municipal, régional, national.

    Pour le reste, on laissera à la société civile le soin de continuer dans la direction qu'elle semble prendre vers une insertion salutaire dans la langue et la culture dominante.

    • Jean Richard - Abonné 15 avril 2014 09 h 05

      Le problème n'est pas l'anglais en lui-même, mais la béate survalorisation qu'on en fait. L'anglais nous rendra plus intelligents, plus riches, plus beaux, nous ouvrira toutes les portes du monde – du monde anglo-américain, mais c'est ça le monde.

      Avec l'anglais, le taux de chômage tombera sous les 1 %, l'équilibre budgétaire sera atteint dans les finances publiques, il n'y aura plus d'attente à l'urgence ou dans les cliniques privées, plus de nids de poule sur nos chaussées... Bref, ce sera le bonheur total. Et puisqu'on parlait d'éducation, avec l'anglais, fini le décrochage scolaire, le ritalin et les champignons dans les écoles.

      Non mais, il faudrait être bête pour se priver de tout ça par notre obstination à vouloir parler cette langue folklorique qu'est le français...

      Exagération ? À peine !

      Attention pourtant : une majorité d'élèves, même au primaire, n'aiment pas l'école. Or, dans cette école des libéraux où on n'enseignera plus rien sauf l'anglais, ces élèves pourraient se mettre à détester... l'anglais.

    • Raymond Chalifoux - Abonné 15 avril 2014 09 h 08

      Les Québécois, en masse et depuis des années, allaient en France pour les vacances.

      Or je prédis qu'avant la fin de la présente décennie, certains envisageront sérieusement la possibilité d'y immigrer...

      Parce que voyez-vous, l'anglais, pour la business, c'est full allright, mais partout et tout le temps, non merci!

      Allez, ouvrons les paris: combien de temps faudra-t-il pour que le Chiac devienne la langue la plus entendue dans la Belle Province?

      Moi je dis 15 ans, soit la moitié du temps écoulé entre le Rapatriement de 1982 et la dernière fois que le PQ aura été au pouvoir (en 2012).

    • Claude Champagne - Inscrit 15 avril 2014 09 h 23

      Vous avez oublié un élément, oui l'anglais seulement pensez aux finances publiques, l'abolition du ministère de l'environnement, car ce serait la fin du réchauffement planétaire.

    • André Le Belge - Inscrit 15 avril 2014 10 h 36

      Je serai plus radical que vous monsieur Richard. Je propose 1. dès la rentre de 2015, la suppression du français en maternelle et première année. D'ici 12 ans tous enfants seront de parfaits anglophones et sans french accent
      2. Suppression du français dans les communications gouvernementales avec les individus et les corporations (Seulement "for english, press one")
      3. Interdiction de faire son doctorat et post-doc dans une autre langue que l'english
      4. Immigration des seuls immigrants amants de l'anglophilie
      Pour le reste on verra...

    • Jacques Moreau - Inscrit 15 avril 2014 10 h 38

      La loi 101 et les "campagnes" pour engendrer la peur de la disparition de la langue française; me disent que la langue française est sur la voie du déclin. Il appartient à tous les francophones d'utiliser leur langue autant que possible. Montrer qu'elle se porte bien! La masse des gens ne se précipite pas pour acheter une auto, dont le manufacturier est en passe de faire banqueroute. Seul les collectionneurs, s'en procureront quelques une, à bon prix. Le reste sera écoulé pour réduire les pertes. Une langue comme la musique, appartient à toute une population, pas juste l'élite.

    • Nicole Bernier - Inscrite 15 avril 2014 17 h 50

      Une chance que le ridicule des argumentaires ne tue pas...

      On voit qui sont les peureux en écoutant ces oiseaux de malheur qui prédisent la mort de la culture québécoise...

      Il me semble que les Français sont bien moins frileux que les Québécois pour emprunter des mots aux langues étrangères...

      En tout cas, si les prédictions de M. Chalifoux se concrétise:
      "Or je prédis qu'avant la fin de la présente décennie, certains envisageront sérieusement la possibilité d'y immigrer..."

      Peut-être que si tous les peureux immigrent, enfin nous pourrons redonner un souffle neuf à la politique québécoise...