Paris s’inquiète d’une hausse des droits de scolarité

Le chef libéral Philippe Couillard a affirmé en campagne qu’il fallait hausser les droits de l’ensemble des étudiants des pays francophones au niveau de ceux déjà payés par les étudiants des autres provinces canadiennes.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le chef libéral Philippe Couillard a affirmé en campagne qu’il fallait hausser les droits de l’ensemble des étudiants des pays francophones au niveau de ceux déjà payés par les étudiants des autres provinces canadiennes.

Paris — « Si j’avais su que je devrais payer 10 000 $ par année pour faire mon MBA, j’y aurais pensé à deux fois avant de venir au Québec », dit Aurélien Binet qui étudie à l’Université Laval. Comme lui, une partie des 12 000 étudiants français inscrits dans les universités québécoises se demandent s’ils ne devront pas bientôt plier bagage faute de pouvoir faire face à une hausse annoncée de 180 % de leurs droits de scolarité. Une pétition a déjà recueilli 600 signatures. Selon M. Binet, ceux qui souffriront le plus de cette hausse sont les étudiants qui ne sont pas assurés de trouver un emploi payant à la fin de leurs études. « Ceux-là repartiront rapidement pour la France », dit-il.

 

Ce branle-bas de combat a été déclenché par le projet de budget du précédent gouvernement qui soulevait l’hypothèse de ne plus exempter les étudiants français des droits supplémentaires que paient les étudiants étrangers dans les universités québécoises. Une hypothèse que le chef libéral Philippe Couillard n’a pas hésité à trancher en affirmant en campagne qu’il fallait carrément hausser les droits de l’ensemble des étudiants des pays francophones au niveau de ceux déjà payés par les étudiants des autres provinces canadiennes. Cela porterait de 2300 $ à 6300 $ le coût moyen d’une année de premier cycle.

 

Rupture d’entente

 

À Paris, la nouvelle a créé un choc et l’on s’agite dans les ministères. Une telle hausse, annoncée sans la moindre consultation préalable, est perçue comme une rupture de contrat remettant en question ce qui a jusqu’ici représenté le coeur de la coopération France-Québec. La révision d’une telle entente porte une « symbolique forte », estime le consul général de France à Québec, Nicolas Chibaeff, qui rejette toute « approche strictement comptable ». Au Conseil du Trésor, on évoque un manque à gagner de 75 millions de dollars par année pour les universités québécoises, où près de la moitié des étudiants étrangers sont français. Ce nombre a augmenté de 90 % depuis 2006.

 

Si les étudiants français sont exemptés des droits supplémentaires normalement payés par les étudiants étrangers, c’est en vertu d’une lettre d’entente signée en 1978 par le ministre de l’Éducation Jacques-Yvan Morin, au moment où le Québec a instauré ces droits. Mais cette lettre ne faisait que confirmer l’esprit des ententes précédentes selon lequel les étudiants québécois devaient être considérés comme des Français en France et les étudiants français comme des Québécois au Québec. Pour l’ancien ministre Marcel Masse, il ne fait pas de doute qu’une hausse des droits des étudiants français serait « contraire à tout le moins à l’esprit des accords de coopération France-Québec » signés en 1967 par Alain Peyrefitte et Daniel Johnson et dont Marcel Masse avait cosigné le procès-verbal.

 

Le Québec est gagnant

 

« La situation est urgente », dit Frédéric Lefebvre de passage la semaine dernière au Québec. Selon ce député qui représente les Français d’Amérique du Nord à l’Assemblée nationale française, cette hausse irait à l’encontre non seulement des accords historiques qui lient la France et le Québec, mais aussi des accords de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Sans oublier l’entente signée avec la France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. « Nous avons pris de l’avance sur le reste de l’Europe et du Canada. Il ne faut absolument pas casser cet élan, dit Frédéric Lefebvre. M. Couillard veut renforcer l’attractivité du Québec pour les étudiants francophones, il ne faudrait pas qu’une décision administrative fasse le contraire. »

 

Si les étudiants français sont si nombreux au Québec, c’est en bonne partie parce que les universités québécoises font du recrutement intensif en France. « Ces étudiants ne sont pas un problème, c’est plutôt un investissement », dit l’historien Denis Vaugeois, qui fut le premier directeur général des relations internationales du Québec entre 1970 et 1974. « Ce sont des candidats extraordinaires à l’immigration. Ils sont bien formés et s’intègrent parfaitement. Au fond, c’est le Québec qui est gagnant ! »

 

À Paris, on ne cache pas que cette remise en question unilatérale, sans consultation préalable, soulève un problème diplomatique. Signe que la question est prise au sérieux par les plus hautes autorités, la directrice Amérique du ministère des Affaires étrangères, Maryse Bossière, s’est exceptionnellement déplacée le 26 mars dernier pour présider la réunion de la Commission permanente de coopération franco-québécoise, nous confirme le Quai d’Orsay. Son porte-parole précise que la France tient absolument à « maintenir la mobilité étudiante au coeur de la dynamique des relations franco-québécoises ».

 

La relation France-Québec peut-elle s’accommoder du geste unilatéral annoncé par Philippe Couillard en campagne ? Dès 2011, des économistes du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) n’hésitaient pas à poser la question : « Il reste à savoir s’il est possible de maintenir une relation privilégiée avec la France tout en augmentant » les droits de scolarité des étudiants français.


***

La solution : aller étudier en France
 

Si l’exemption de droits de scolarité dont jouissent les étudiants français au Québec apparaît comme un « manque à gagner », c’est aussi parce qu’en retour peu d’étudiants québécois vont étudier en France. Le Québec accueille 12 000 étudiants français, alors que moins de 1000 Québécois s’inscrivent dans les universités françaises, souvent pour de très courts séjours, même s’ils jouissent des mêmes droits de scolarité que les Français.

 

L’époque est bien révolue où, dans les années 1960 et 1970, les élites québécoises envoyaient leur progéniture étudier dans l’Hexagone. Comment expliquer ce déséquilibre ? D’abord, parce que la France compte 65 millions d’habitants et le Québec 8 millions. Mais cela n’explique pas tout. Depuis la mise en place du programme européen Erasmus et l’uniformisation des diplômes en Europe, la mobilité est devenue la norme en France. Tous les étudiants d’une institution comme l’Institut de sciences politiques de Paris, par exemple, doivent faire un séjour d’études à l’étranger. Avec l’Allemagne, la France est le pays européen où les étudiants sont les plus « mobiles ».

 

Si cela représente une partie de la solution, « nous serions prêts à accueillir beaucoup plus d’étudiants québécois », affirme le consul général de France à Québec, Nicolas Chibaeff. Selon lui, il faudrait élargir cet accueil à l’enseignement professionnel et technique. La France demeure le troisième pays attirant le plus d’étudiants étrangers, après les États-Unis et le Royaume-Uni. Une récente étude TNS Sofres révélait que 91 % des étudiants étrangers qui poursuivent des études supérieures en France ont une image positive de la France.

 

Du côté québécois, on mentionne souvent les amphithéâtres bondés, les difficultés à trouver du travail et les tracasseries administratives. La Délégation générale du Québec reçoit chaque année des appels d’étudiants qui se cherchent une caution pour louer un appartement.

 

La difficulté d’accéder aux grandes écoles a aussi été soulevée par les fonctionnaires québécois. Si certaines, comme HEC, Polytechnique et les écoles de commerce, coûtent cher, la majorité impose des droits inférieurs ou équivalents aux universités québécoises et demeurent accessibles aux Québécois sur dossier ou au prix d’un concours qui peut cependant exiger deux ans de préparation intensive.

 

Il faut « sortir par le haut » de ce débat, estime Nicolas Chibaeff. « Et il faut surtout en profiter pour donner un nouvel élan à la mobilité des étudiants québécois en France. »

62 commentaires
  • Jihad Nasr - Inscrit 14 avril 2014 04 h 22

    Même débat des deux côtés

    La réalité c'est qu'en général l'image des universités québécoises (au Canada) est plus positive que celle des universités françaises. Le prestige de ces dernières ne représente plus ce qu'il représentait dans le passé. Mis à part les universités qui coûtent cher et qui font de la sélection. De plus, les étudiants français qui recherchent une formation nord-américaine ont le loisir de s'inscrire à Concordia et à McGill, où ils étudient en anglais.
    Par ailleurs, le même débat sur le traitement à réserver aux étudans étrangers est en cours actuellement en France pour des "raisons comptables", entre autres:

    http://www.latribune.fr/blogs/la-tribune-des-expat

    • Christian Fleitz - Inscrit 14 avril 2014 09 h 45

      Soyons sérieux : quelle est la Sorbonne québécoise ? Québec, combien de prix Nobel ? Où sont les équivalences des quatre-vingt-treize universités françaises ? Ne parlons pas des instituts supérieurs et écoles supérieures d'ingénieurs, reconnus internationalement. Certes, en France, les étudiants doivent faire preuve de davantage d'autonomie et démontrer leur qualité pour leurs inscriptions dans les formations les plus pointues. En revanche, les étudiants québécois qui ''intègrent'' ces formations françaises n'ont manifestement qu'à s'en féliciter.
      Par ailleurs, le gouvernement québecois doit apprécier que rompre unilatéralement un accord bi-latéral est un acte condamné diplomatiquement qui, surtout, met en danger tous les autres accords passés qui peuvent alors de plein droit être dénoncés. Cela concerne, bien sur, les relations économiques, mais aussi financières, politiques, de défense et de sécurité.

    • Jihad Nasr - Inscrit 14 avril 2014 10 h 40

      La Sorbonne c'est de l'ancienne histoire! L'éducation dans les grandes écoles françaises coûte beaucoup d'argent, même pour les étudiants français. Au cours des dernières années, on a voulu introduire des mesures pour permettre aux étudiants défavorisés d'y étudier.
      C'est un fait indéniable que les étudiants français recherchent de plus en plus une éducation nord-américaine et qu'ils profitent de l'"entente" pour étudier en masse à McGill et Concordia. Parmi les universités nord-américaines, les universités québécoises jouissent d'une excellente réputation pour la qualité de l'enseignement.

    • Yvan Dutil - Inscrit 14 avril 2014 10 h 43

      La grande majorité des universités françaises sont médiocres, bien de deçà de la moyenne des universités québécoises. N'importe qui connais le milieu académique français et au courant de cet état de fait. La première chose que l'on fait quand on évalue un dossier de candidat français, c'est de regardé où il a étudié, parce que d'une institution à l'autre les diplômes sont loin d'être équivalents.

      Seules les grandes institutions françaises sont comparable aux grandes universités québécoises. Elles benificient d'un budget et d'un prestige collosal. Et encore, le prestige est largement construit sur l'histoire, plutôt que sur la situation présente. Cependant, pour y mettre les pieds, c'est la croix et la bannière. Le meilleur moyen, c'est par des codirections aux études supérieures, mais encore-là, ce n'est pas un processus trivial.

    • Marc-André Dumoulin - Inscrit 14 avril 2014 12 h 14

      Soyons sérieux! McGill et ses 9 prix Nobel est la Sorbonne québécoise. Sa réputation internationale n'est plus à faire et, surtout, cette réputation représente son présent et non son passé. En effet, contrairement aux université britanniques(Oxford, LSE, Cambridge), les universités françaises ont perdu de leur lustre malgré un passé glorieux. Cette réalité se reflète dans la chute des universités françaises dans la plupart des classements internationaux. À titre d'exemple, les seules universités françaises se retrouvant dans le QS World University Rankings de 2013/2014 sont l'Ecole Normale Supérieure(28e rang) et l'Ecole Polytechnique(41e rang). MIT, Harvard et Cambridge trônent au sommet alors que McGill obtient le 21e rang.

  • Robert Beauchamp - Abonné 14 avril 2014 06 h 13

    La cage

    Est-ce que Couillard veut nous enfermer dans une cage anglo-saxonne, en préviligiant une orientation pro-canadian? Pourquoi rompre des liens préviligiés avec la francophonie qui nous offre tant d'opportunités en terme d'ouverture sur l'Europe et l'Afrique?
    Robert Beauchamp

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 avril 2014 09 h 27

      L'élection était référendaire, rappelez-vous, et les Québécois ont choisi le Canada.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 14 avril 2014 12 h 06

      Allons, l'élection a du être réfrendaire pour quoi, 20% de la population maximum, et tient dont, avec un fort appui de francophobe (lire peur et non haine), gagné à 41%. Votre interprétation est fort loin de des conocepts de la loi sur la Clareté réfédaire...

    • Marc-André Dumoulin - Inscrit 14 avril 2014 12 h 42

      Regardez votre carte. Nos voisins sont canadiens et américains. Aussi, réalistiquement, les opportunités africaines sont plutôt minimes... Entre développer le marché américain ou le marché africain, je choisis le marché américain.

    • Ginette Joannette - Inscrite 14 avril 2014 12 h 52

      C'est de la démagogie que de prétendre que l'élection était référendaire. Lors des référendums il fallait une majorité 50 + 1 alors que seulement 42% des électeurs et 30% des francophones ont voté pour le gouvernement libéral!

  • Jean Nicolas - Inscrit 14 avril 2014 06 h 41

    Étudiants français: des retombées très concrètes

    Étonnante cette exception française chez les tenants du multiculralisme!
    Outre une comptabilité d'amateur et démagogique - les dépenses sans les gains-,outre le fait que ce micro charcutage passe à côté des vrais enjeux pour nos universités - la qualité de la formation et de la recherche-, outre le fait qu'on n'arrête pas de nous dire que le Québec cherche à attirer le plus possible d'immigrants vue sa population vieillissante, cette propostion fait totalement fi des impatcs concrets et très positifs pour le Québec d'accueillir ces étudiants français.
    Je voudrais faire remarquer d'abord qu'une bonne majorité des étudiants français s'inscrive aux études supérieures ( maîtrise et doctorat) et que leur conctribution aux progrès des connaissances pour le Québec est significative: enlever cette contribution dans les labos de recherche ne serait pas sans conséquences. Outre la contribution propre,il y a aussi l'interfécondation entre les étudiants québécois et français: la formation n'est pas la même, les approches ne sont pas les mêmes, les compétences non plus: quand vous les mettez en contact , celà donne une puissance croisée remarquable.
    Accueillir des immigrants qui ont fait leur études ici est un plus incommensurable: ils sont déja bien intégrés à la société québécoise. Depuis des décénies, bon nombre de ces étudiants décident de rester au Québec; avant de couper cet apport, les proposeurs devraient se donner un tantinet la peine de faire le tour des retombées concrètes :professeurs à tous les niveaux de notre système d'éducation, chercheurs de réputation internationale - faite le tour et vous serez étonnés- fondateur de laboratoires de recherche, créateur d'entreprises, d'organisations et de consortium d'innovation,professionnels et techniciens de haut niveau et j'en passe notamment au niveau artistique, gastronomique et culturel.
    J'invite d'ailleurs la communauté française à mettre en valeur sa contribution et tant pis pour le risque d'être traité de " maud

  • Martin Pelletier - Inscrit 14 avril 2014 06 h 57

    L'entente de colonisés

    12,000 étudiants francais au Québec qui paient 2k plutot que 12k
    Cout de 120 millions par année pour les contribuables québécois

    Si on enlève ce qu'on épargne avec les étudiants québécois en France, la perte est de 108 millions, au moment ou l'on augmente les garderies et les tarifs d'électricité.

    Pour ajouter à l'insulte
    1) Les Québécois en France n'ont pas droit aux Grandes écoles,, les seules universités de qualité, alors que les étudiants français peuvent étudier partout au Québec dont McGill en anglais, top 20 des universités dans le monde
    2) Les étudiants français peuvent travailler au Québec alors que les Québécois ne peuvent pas travailler en France
    3) Les Français peuvent étudier au Québec pour 2k par année alors qu'on demande 6k aux Acadiens et Francos-Ontariens.

    Tout ca est absurde et il est temps de faire le ménage dans cette entente de colonisés.

    • André Michaud - Inscrit 14 avril 2014 09 h 47

      En effet cette entente est bourrée d'incohérences..comment peut-on avoir signé une telle entente?

    • Christian Fleitz - Inscrit 14 avril 2014 10 h 19

      Comptabilité de ménagère quelque peu décalée. Aucune université française ne négligerait le recrutement d'étudiants de qualité. Il est vrai que parmi les formations universitaires les plus ''pointues'' la sélection est sévère, mais jamais ''ségrégationniste''. En ce qui concerne les ''Grandes Écoles'', certaines sont effectivement et logiquement réservées aux citoyens français et à des contingents étrangers ''officiellement'' désignés par leurs pays : c'est le cas des écoles militaires, policières et administratives dont la vocation est de fournir aux administrations de souveraineté des cadres de qualité. Pour les autres écoles supérieures, le recrutement se fait en général par concours ouvert à tous, mais en général très sélectif. Donc il est faux de dire que les québécois sont interdits de ''grandes écoles'' françaises.
      Les accords bilatéraux ne sont pas à saucissoner et rompre unilatéralement l'un d'entre eux est un acte diplomatiquement condamnable et peut mettre en péril les autres accords passés. À ce jeu, avec la France, il est loin d'être certain que le Québec sort gagnant.
      Par ailleurs, dans un pays qui a besoin d'immigration pour continuer à prospérer, accueillir des intelligences qui peuvent demeurer sur place est un atout considérable. Enfin, ce n'est pas un acte de colonisé que de respecter des accords librement établis, mais respecter ces derniers est par contre un acte responsable.
      Enfin, il y a bien d'autres théâtres sur lesquels les québécois peuvent sortir de leur état de colonisés, en particulier en réformant
      un système politique hérité du XVIIeme siècle britannique.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 14 avril 2014 10 h 34

      Aïe, ça suffit la chicane M. Pelletier, parlons des vraies affaires, ensemble. N'oubliez pas, la division est terminée, l'union renaît. On n'en veut plus de l'instabilité dans les relations internationales, comme de renier unilatéralement un contrat. Pas le climat de peur des Anglos qui se sentent terrorisés par l'arrivée massive de Français dans leurs Universités.

      On veut la stabilité. L'économie, pas la ruelle.

    • Julie Savoie - Inscrite 14 avril 2014 10 h 35

      Que de désinformation.
      Votre commentaire est plein d'erreurs de lecture ou d'informations non fondées. Je n'en signale que 3 :
      - McGill n'a jamais été dans le top 20 des "universités dans le monde". Il existe plusieurs classements de ce genre. L'un des plus influents d'entre eux, le Academic Ranking of World Universities, classe McGill en 58e position, et 3e au Canada. Elle n'est même pas première au pays!
      - Vous dites "12,000 étudiants francais au Québec qui paient 2k plutot que 12k". Où prenez-vous votre 12k? Il est question de faire payer 6,3k au lieu de 2,3. Ceci dit, votre "Cout de 120 millions par année pour les contribuables québécois " devient faux.
      - Il n'est jamais dit que les Québécois ne peuvent pas travailler en France! Il est question des "difficultés à trouver du travail". Mais même les étudiants français ont de la difficulté à trouver du travail en France, parce que l'économie n'est vraiment pas à son mieux.
      Je m'arrête ici.

    • Yvan Dutil - Inscrit 14 avril 2014 10 h 45

      Le problème est que les critères d'admission sont construits autour du système d'éducation français. La possibilité que les étrangers passent dans ce filtres est quasiment homéopathique.

    • Dydier Defaye - Inscrit 14 avril 2014 10 h 59

      Vous avez raison supprimons cette entente et de ce fait supprimons aussi la gratuité pour les étudiants québécois qui étudient en France au frais du contribuable français. car l'un des points de l'entente est qu'en échange que les étudiants français au Québec payent le même prix que les québécois, les étudiants québécois en France ont la gratuité comme les étudiants français... Alors effectivement cette entente est bourrée d'incohérences.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 14 avril 2014 12 h 18

      Je suggère d'ajouter quelques éléments au calcul initial, en tenant compte des universitaires qui restent. Combien sauvé en éducation primaire et secondaire, en frais médicaux de naissance et en autres frais que coûte d'apporter un citoyen à sa majorité. Ajoutons à ça les liens qui se créent, et par conséquent des opportunités d'affaire et autres qui vont aller ici et là des frais de missions économiques sauvées par une entente billatérale, une immigration dont à n'a pas à offrir des cours de français... ceux qui repartent pariticpent à l'exportation de nos produits culturels outremer...

      Plutôt que couper, nous devrions au contraire chercher à profiter davantage des opportunité pour nous étudiants d'y aller.

    • Marc-André Dumoulin - Inscrit 14 avril 2014 12 h 32

      En effet! Beaucoup de désinformation.
      McGill se classent généralement mieux que les universités françaises dans les classement internationaux. Par exemple, voici le résultats des 3 classement les plus reconnus:
      QS World University Rankings de 2013/2014: McGill(21e) vs Ecole Normale Supérieure(28e rang) et Ecole Polytechnique(41e rang).
      Academic Ranking of World Universities: McGill(58e) mais les meilleures universités françaises sont au 37e(Pierre-et-Marie-Curie) et 39e(Paris-Sud 11) rangs.
      Times Higher Education World Reputation Rankings: McGill(25e) alors que les universités françaises ne sont même pas dans le top 50.

      Tout cela sans compter que les universités québécoises moyennes(Université de Montréal, Concordia, Laval, etc.) sont généralement supérieures aux universités françaises moyennes. Après tout, ce n'est pas pour rien que tant d'étudiants français décident de venir étudier au Québec alors que peu d'étudiants québécois font le trajet inverse...

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 14 avril 2014 07 h 01

    Langue d'usage

    La majorité des publications universitaires de pointe, en France, sont rédigés en langue anglaise. Question de rayonnement international. À ce compte, mieux vaut étudier dans les pays anglophones - surtout les USA, beaucoup plus avancés au plan scientifique.

    Quant aux étudiants français, je serais curieux de connaître le pourcentage de ceux qui s'inscrivent à McGill afin d'apprendre l'anglais.

    Desrosiers
    Val David