Problèmes de moisissures: des investissements réclamés pour des écoles

À Montréal, l'école Saint-Gérard est une des écoles qui a obtenu une garantie de financement pour les travaux.
Photo: Jacques Nadeau -Le Devoir À Montréal, l'école Saint-Gérard est une des écoles qui a obtenu une garantie de financement pour les travaux.
La Coalition pour des écoles saines de la Commission scolaire de Montréal souhaite attirer l’attention des candidats aux élections provinciales sur l’état des infrastructures scolaires. Selon eux, si Montréal a connu plusieurs problèmes de moisissures, d’autres régions du Québec pourraient être touchées dans les années à venir.

Richard Gagnon, un des porte-paroles de la coalition, précise que les risques associés à la contamination sont importants. Il cite notamment le cas de l’école Baril, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, où certains enfants ont été exposés aux contaminants avant d’être déménagés.

Il ajoute qu’on ne s’immunise pas contre ce type de contamination. L’organisme devient même plus sensible.

Pour enrayer les problèmes qui minent la qualité de l’air, la coalition de la CSDM estime que les investissements devraient s’élever à 100 millions $ par année, pour les 10 prochaines années, uniquement pour Montréal.

Les écoles qui ont déjà été identifiées comme problématiques nécessiteront des travaux de reconstruction et, dans certains cas, des rénovations majeures. Certains édifices sont fermés depuis trois ans.

À Montréal, les écoles Saint-Gérard, dans Villeray, et Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve, ont obtenu une garantie de financement pour les travaux. Six autres écoles, fermées, attendent toujours ces confirmations.

«Il est urgent d’agir pour que les communautés de ces écoles puissent compter sur des conditions d’apprentissage, d’enseignement et de travail facilitant la réussite éducative. Celles et ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement ont le devoir de s’engager», a indiqué Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Cette coalition considère qu’en plus des investissements urgents, il faut s’assurer de prévenir ce genre de situation. À l’instar des infrastructures routières ou les canalisations, le patrimoine bâti doit aussi être entretenu.

«Chaque semaine perdue à la résolution de ces problèmes ne fait qu’aggraver la situation», mentionne Richard Gagnon, de l’Association professionnelle du personnel administratif à la CSDM. Il ajoute que la situation n’est sans doute pas unique à Montréal.

«Peut-être que des commissions scolaires jouent à l’autruche en disant que tout est beau, mais on sait qu’il pourrait y avoir des surprises éventuellement», a prédit M. Gagnon.

La Coalition pour des écoles saines regroupe 75 organismes, dont des comités de parents et des syndicats.
4 commentaires
  • Daniel Allard - Inscrit 27 mars 2014 15 h 34

    Négligence d'un gouvernement à l'autre

    Le gouvernement actuel n'a pas fait mieux que les autres au chapitre de l'entretien du parc immobilier scolaire et ce n'est pas faute d'être au courant des problèmes touchant les bâtiments. Dommage, surtout pour les élèves, nos enfants.

  • Léonce Naud - Abonné 27 mars 2014 16 h 47

    Moisissures et collèges Classiques

    Y aurait-il quelque lecteur du Devoir qui aurait fréquenté les collèges Classiques et qui aurait entendu parler d'un problème de moisissures dans ce type de bâtiments ?

  • Robert Desroches - Inscrit 27 mars 2014 18 h 46

    Des excuses..

    Super C et Loblaws sont capables de bâtir un supermarché en moins de 4 mois. Batisse, chauffage, climatisation, chambres froide, système d'alarme. Des fours, une boucherie, patisserie, caisses enregistreuses, système informatique. Saprement plus complexe qu'une école.

    Combien d'années encore pour démolir l'école Baril? A moins qu’il n’y ait de l’amiante ce n’est pas très compliqué!