La cause d'une école francophone sera entendue par la Cour suprême

La Cour suprême du Canada entendra la cause des parents des élèves de l'école Rose-des-vents, la seule école primaire francophone à l'ouest de la rue Main à Vancouver.
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld La Cour suprême du Canada entendra la cause des parents des élèves de l'école Rose-des-vents, la seule école primaire francophone à l'ouest de la rue Main à Vancouver.

La Cour suprême du Canada a accepté d'entendre la cause de l'association de parents d'une école francophone de la Colombie-Britannique qui juge que leur droit constitutionnel à l'instruction dans la langue de la minorité n'est pas respecté.

Les parents des élèves de l'école Rose-des-vents, la seule école primaire francophone à l'ouest de la rue Main à Vancouver, réclament depuis de nombreuses années des installations de qualité qui équivaut à celle des écoles anglophones de la même zone scolaire.

Selon les parents, l'école, qui accueille 350 élèves, est « surpeuplée » et « moins facilement accessible » que les écoles de la majorité anglophone de la région. De plus, ils jugent ses installations « de piètre qualité ».

L'école primaire est située à proximité d'une école secondaire, également francophone, avec qui elle partage des installations.

Un mois après que la Cour suprême de Colombie-Britannique eut donné raison aux parents, en octobre 2012, en mentionnant que leur droit garanti par l'article 23 de la Charte des droits et libertés était enfreint, la province a porté la décision en appel, affirmant que la décision du juge était mal fondée, car elle était basée sur des données incomplètes.

La Cour d'appel provinciale avait alors renvoyé la cause en première instance, affirmant que des arguments qui avaient été rejetés par le juge n'auraient pas dû l'être.

L'association de parents a alors décidé de présenter une requête en Cour suprême de la Colombie-Britannique afin de confirmer la décision du juge de première instance.

10 commentaires
  • Éric Alvarez - Inscrit 27 mars 2014 15 h 33

    Si cela se passait au Québec avec la communauté anglophone...

    On aurait le reste du pays sur le dos! : )

  • Pierre Marcotte - Inscrit 27 mars 2014 16 h 17

    Ce n'est pas normal..

    ... de devoir se battre ainsi pendant des années pour faire respecter un droit fondamental, dans ce "plusss beau pays du monde", supposément bilingue !

    Il faut y voir ici un exemple flagrant de discrimination systémique de la minorité francophone au ROC. Si la culture anglophone est forte et -oserais-je dire- militante au Québec, la langue française arrive bien en-dessous du punjabi, du mandarin, même moins que le tagalog !

    Bonne chance aux familles qui combattent pour leur héritage français. Si ça vous chante, plusieurs anglos menacent de partir du Québec (clin d'oeil).

    • André Fournier - Inscrit 27 mars 2014 17 h 49

      Mais Pierre, les francophones hors-Québec ne sont pas des Québécois. Nous, franco-ontariens venus ici pour y habiter, on se le fait dire constamment. Une fois souverain, qui voudrait de nous? Pas les Québécois, ça c'est sur et certain! On n'est pas de souche... immédiate! Nous sommes une "ethnie" qui veut "voler" le vote!

    • Djosef Bouteu - Inscrit 27 mars 2014 22 h 23

      Le taux d'assimilation des franco-ontariens est de 45%. Ne faites pas semblant que l'Ontario veut de vous maintenant ''grâce à la fédération''. Cette réalité incontournable de l'assimilation fulgurante des francophones hors-Québec s'accentue à chaque recensement.

      Les immigrants qui veulent s'intégrer à notre peuple francophone sont les bienvenus. Les Maka Kotto, Djemila Benhabib, Boucar Diouf et les André Fournier inclus.

  • Carole Jean - Inscrite 27 mars 2014 16 h 29

    Le Québec est indument généreux pendant que le ROC écrase nos compatriotes.


    Encore un autre bel exemple de « deux poids, deux mesures » dans le beau Canada ‘Canadian’ des Philippe Couillard et autres rêveurs. Pendant qu’ici, les services accordés à la minorité anglophone et aux allophones qui s’y joignent sont chromés, ceux que les enfants de nos compatriotes reçoivent dans d’autres parties du Canada leur sont accordés du bout du pied.
    Que nous sommes naïfs ! Cela fait vraiment pitié.

  • Marie-M Vallée - Inscrite 27 mars 2014 16 h 39

    C'est bien connu et bien documenté

    J'allais écrire la même chose, M. Alvarez.

    Deux poids, deux mesures.

    Et on s'apprête à fêter le 150e anniversaire de la confédération canadienne.