Une autre école de Montréal forcée de déménager

En plus des cas déjà connus de plusieurs écoles de Hochelaga-Maisonneuve, de l’école Saint-Gérard (notre photo) et de l’école Sainte-Lucie, un autre s’ajoute à la liste.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir En plus des cas déjà connus de plusieurs écoles de Hochelaga-Maisonneuve, de l’école Saint-Gérard (notre photo) et de l’école Sainte-Lucie, un autre s’ajoute à la liste.

Une autre école primaire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) sera partiellement fermée pour cause de moisissures. Huitième à subir un tel sort, l’École des Nations de Côte-des-Neiges effectuera d’importants travaux de réfection et seuls les élèves du premier cycle pourront y demeurer. Les élèves du 2e et 3e cycle seront quant à eux relocalisés dès la semaine de relâche, au mois de mars, à l’école Champlain du Centre-Sud, à environ 15 km de là.

 

« La volonté des parents, c’était d’avoir tous les élèves au même endroit. Ce n’était pas évident. On a trouvé un peu de place dans une école du Centre-Sud », a expliqué Alain Perron, porte-parole de la CSDM. L’école comptait trop d’élèves (600) pour qu’ils soient tous relogés au même endroit. « Il y aura un service de transport scolaire assuré », a-t-il ajouté.

 

Les nouveaux travaux de maçonnerie et de réfection de la toiture devraient s’échelonner sur deux ans en quatre phases. D’autres avaient été effectués cet été, notamment pour installer un nouveau système de chauffage et assainir le vide sanitaire.

 

« Ce n’est une situation idéale pour personne », a dit pour sa part Catherine Renaud, la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal. « Les gens préfèrent rester dans leur milieu et leur organisation professionnelle et personnelle, bâtie en fonction de [l’école]. […] Tout ça est regrettable », ajoute-t-elle tout en convenant qu’elle ne peut pas reprocher à la commission scolaire d’avoir pris les choses en mains alors que la situation devenait urgente. Entre le printemps et l’automne 2013, le nombre de personnes avec symptômes de maladie respiratoire a augmenté, passant de 24 à 32.


Écoles problématiques

 

En plus des cas déjà connus de plusieurs écoles de Hochelaga-Maisonneuve, de l’école Saint-Gérard et de l’école Sainte-Lucie, un autre s’ajoute à la liste. L’École des Cinq-Continents, dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, fait également l’objet d’une analyse après que des cas de symptômes de maladies respiratoires pouvant être liés à des problèmes de qualité de l’air eurent été récemment rapportés à la CSDM.

 

À Montréal, les écoles sont surpeuplées et il existe très peu de terrains vagues pour construire des écoles. Le casse-tête est très complexe, reconnaît Alain Perron. Les écoles ayant de l’espace pour loger des élèves en cas d’évacuation ne sont pas toujours adaptées et situées dans le bon quartier. Cela peut occasionner des retards, entraîner des risques, craint pour sa part l’Alliance des professeurs. « L’École Sainte-Lucie devrait déjà être vidée, mais la CSDM avait besoin de temps pour aménager le nouvel espace d’accueil [à l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau]. Ça commence à être risqué », a indiqué Yves Parenteau, responsable des communications.

 

En plus d’une subvention annuelle de 55 millions qu’elle perçoit dans son programme les grands chantiers, la CSDM a reçu 43 millions en 2013 pour faire des travaux majeurs dans 16 de ses écoles. « Mais d’autres écoles ont aussi besoin d’investissements et, avec les prévisions budgétaires, on espère avoir des sous consacrés pour les nouveaux cas qui peuvent s’ajouter », a dit Mme Renaud. La CSDM a indiqué que sa priorité était la réfection et non la démolition des bâtiments dont certains sont patrimoniaux, au risque que cela coûte plus cher.

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