La CREPUQ devient le BCI

Les cotisations versées par une université ne pourront dorénavant représenter plus de 12 % du budget du BCI. Ci-dessus, des étudiants fréquentent le campus de l’Université de Montréal.
Photo: François Pesant Le Devoir Les cotisations versées par une université ne pourront dorénavant représenter plus de 12 % du budget du BCI. Ci-dessus, des étudiants fréquentent le campus de l’Université de Montréal.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) change officiellement de nom, modifie son mandat et ajuste son modèle de financement. Malgré les débats qui ont animé les derniers mois, le nouveau Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) est là pour de bon, avance sa présidente Luce Samoisette.

 

Les membres de la CREPUQ ont entériné le changement de nom de l’organisme le 3 janvier. Lors de la dernière réunion du conseil d’administration avant la période des Fêtes, ils sont également parvenus à s’entendre « unanimement » sur la délicate question des cotisations.

 

« Ceux qui payaient moins vont payer un petit peu plus, et ceux qui payaient plus vont payer moins, pour que ce soit équitable », indique Mme Samoisette en entrevue au Devoir. Concrètement, la cotisation d’une université ne pourra représenter plus de 12 % du budget du BCI, alors qu’elle pouvait dans certains cas frôler les 20 % par le passé. Les cotisations demeureront proportionnelles au nombre d’étudiants et au budget de chaque établissement.

 

On ne saura qu’en mars à quel montant s’élève le budget de l’organisme, mais sa présidente confirme qu’il « va diminuer ». La CREPUQ pouvait annuellement compter sur une enveloppe de près de 5 millions de dollars.

 

Il n’a pas été possible d’obtenir vendredi les commentaires des nombreux recteurs contactés par Le Devoir.

 

Services importants

 

Depuis le mois de juin, la CREPUQ n’exerce plus le rôle de porte-parole des universités auprès du gouvernement. Mais sous son nouveau nom, le BCI continuera d’offrir différents services aux universités, comme la négociation d’assurances ou l’achat de matériel. La plupart des tables de concertation déjà existantes sont conservées, mais celles des relations internationales et des secrétaires généraux sont éliminées. « C’est essentiel que les universités puissent se rencontrer », insiste Mme Samoisette.

 

Claude Bédard occupe le poste de directeur général à titre intérimaire depuis le départ de Daniel Zizian à la fin du mois de décembre. Un successeur devrait être désigné d’ici trois mois.

 

Le professeur et chercheur de l’Université du Québec à Rimouski en administration et politiques scolaires, Jean Bernatchez, est heureux de constater que les recteurs ont trouvé un terrain d’entente au sujet des cotisations. « C’était vraiment la pierre d’achoppement, explique celui qui a siégé pendant 15 ans à plusieurs comités de la défunte CREPUQ. Je pense que c’est un gain pour les grandes universités qui permet de conserver des services communs très importants. »

2 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 11 janvier 2014 11 h 10

    Programme des 60 ans et plus

    Chaque universite devvra avoir son Programme pour les 60 ans et plus. Sous l"autorite du recteur; pour un certain temps, du moins.

    Pour une formation tout au long de la vie !

    Et que naisse une Federation des Programmes 60 et +.
    BCI-P60+

  • Jean Lengellé - Inscrit 11 janvier 2014 13 h 24

    Pourquoi pas, mais qui paiera?

    Dans le passé, la CRÉPUQ dont la disparition et son hypocrisie sont largement bienvenues, la CRÉPUQ, donc était subventionnée par l'État, via les subventions du Québec aux universités mais sans que cela ne paraisse, puisque l'organisme se prétendait "privé" et ne dévoilait jamais ses budgets.
    Le dilemme demeure: qui paiera pour ce lobby aussi inutile que partial et inefficace?